Relâcher; libérer; renvoyer; laisser aller (ἀπολύω — apolyō).
ἀπολύω signifie relâcher, libérer, laisser partir, renvoyer. Le verbe décrit l’acte de desserrer une contrainte : on libère un prisonnier, on renvoie une foule, on “relâche” quelqu’un. Logiquement, ἀπολύω implique une autorité qui peut retenir ou libérer. Dans le NT, il est fréquent dans les récits judiciaires (relâcher un détenu) et dans le langage du pardon/délivrance (laisser partir la dette). Ainsi, ἀπολύω met en relief une grâce effective : libérer réellement. En somme, ἀπολύω désigne la libération/renvoi : laisser partir, relâcher, et il sert à parler de délivrance, parfois même d’un pardon qui “relâche” la dette.
L’arrière-plan est celui du “renvoi / relâchement” et de la libération : l’année de relâche (shemitta), la libération d’esclaves, et l’idée que Dieu libère son peuple. Quand le mot décrit une libération (prisonnier), il résonne avec l’Exode. Quand il décrit un renvoi (foule), il reste un geste d’autorité. Quand il touche au divorce, il se relie aux débats sur la Torah (Dt 24) : la fidélité d’alliance et la protection des personnes vulnérables sont en jeu.
Un seul mot peut couvrir plusieurs actions (libérer, renvoyer, divorcer). Lire le contexte évite les contresens : ce n’est pas toujours “délivrance spirituelle”.
Dans ce passage, relâcher (ἀπολύω, apolyō) exprime la libération intentionnelle d’une contrainte ou d’une oppression, l’action décisive d’un libérateur qui met fin à l’emprisonnement pour instaurer la justice.
relâcher
G5355
apolyō
Très fréquent : selon contexte peut vouloir dire (A) libérer un prisonnier, (B) renvoyer une foule, (C) répudier/divorcer. Le co-texte tranche. Ne pas réduire à “libérer” uniquement.