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se réjouir — χαίρω — chairō

Sens (principal)

Se réjouir / être dans la joie.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans le passage, le mot exprime une attitude intérieure visible (se réjouir / être dans la joie) et il est cadré par la situation : la joie a une raison et un objet. La logique grecque met en relief que ce n’est pas une émotion flottante : le contexte dit ce qui provoque la joie et ce qu’elle produit (louange, gratitude, confiance). La nuance utile est donc de relier le verbe à son motif : joie fondée (en Dieu, en son œuvre) ou joie superficielle, selon le co-texte. Le grec aide à lire la joie comme une réponse significative. Ainsi, le passage devient plus cohérent : la joie n’est pas décorative, elle exprime une orientation du cœur.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’AT, la joie est souvent liée à la délivrance, à l’alliance et au culte : se réjouir devant l’Éternel, célébrer ses œuvres, chanter. L’arrière-plan hébraïque rappelle que la joie biblique est fréquemment une joie “devant Dieu” (relationnelle), pas seulement un bien-être. Elle peut aussi se situer dans l’espérance au milieu de l’épreuve (Psaumes). Cette perspective aide à discerner une joie enracinée dans la fidélité de Dieu. Le co-texte décide du registre (culte, salut, espérance).

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

On peut réduire “se réjouir” à une simple humeur (“je suis content”). Le texte biblique emploie souvent ce verbe comme une réponse : joie fondée sur quelque chose (ce que Dieu fait, ce qu’il promet, une délivrance, une vérité reconnue). La clarification est donc : identifier le motif de la joie dans le passage. Un contresens courant est d’en faire une “joie obligatoire” déconnectée : parfois le texte décrit une joie circonstancielle, parfois il appelle à une joie en Dieu. Le co-texte décide. Lire ainsi évite soit le moralisme (“force-toi à être joyeux”), soit le psychologisme (“c’est juste une émotion”). Enfin, la joie biblique s’exprime souvent en louange ou en gratitude. Sans faire d’application, on peut noter que le verbe marque une orientation du cœur (vers Dieu ou vers un événement) qui éclaire la scène.

Courte description — (aide remplissage)

Verbe : se réjouir / être dans la joie; nuance déterminée par l’objet de la joie (événement, œuvre de Dieu) indiqué dans le co-texte.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Se réjouir : manifester une joie fondée (réponse du cœur) en lien avec l’œuvre/la bonté de Dieu dans le contexte.

Pièges lexicaux

Réduire la joie biblique à une humeur. Toujours identifier l’objet/motif de la joie dans le passage. Ne pas forcer une “joie obligatoire” si le texte décrit une joie circonstancielle.

Usage biblique (mini)

Exprime la joie (souvent comme réponse à l’œuvre/la bonté de Dieu). Peut être liée au culte, à la délivrance, ou à l’espérance selon le passage.

Antonymes / contrastes (FR)

s’attrister, se lamenter, désespérer

Synonymes / proches (FR)

se réjouir; se réjouissance; être dans la joie (selon contexte)

À ne pas confondre avec…

Joie (réponse fondée) ≠ simple divertissement : le texte peut distinguer joie en Dieu et joie superficielle.

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Prière / culte
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

se réjouir

Versets clés (liste)

Rm 12,12; Ph 4,4; 1 Th 5,16

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G5463

Lemme / racine (optionnel)

χαίρω (chairō)

Prononciation — (aide remplissage)

kha'-ee-ro (approx.)

Translit. — NOYAU

chairō

Vérifiable
Champs sémantiques
Grâce
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le co-texte fixe le type de joie : se réjouir à cause de quoi (événement, œuvre de Dieu, délivrance, reconnaissance). Option A : joie circonstancielle (réaction à un fait) ; Option B : joie orientée vers Dieu (louange) si le passage le précise. L’indice décisif est l’objet de la joie (introduit par “à cause de”, “en”) et l’expression associée (louange, gratitude). Ne pas réduire le mot à une humeur ni en faire un impératif moral sans indice : il décrit une réponse dans le passage.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- (Selon péricope) — Option A (joie circonstancielle) / Option B (joie en Dieu). Indice : l’objet explicite (ce qui provoque la joie) et les mots voisins (louange, gloire).

⚙︎ Péricopes (miroir technique)
🧩Lc 13,10–17 — Guérison de la femme courbée (sabbat)🧩Lc 19,28–40 — Entrée triomphale à Jérusalem🧩Lc 15,1–10 — Brebis perdue + drachme perdue : joie pour un pécheur qui se repent🧩Lc 10,17–20 — Retour des soixante-douze : joie et victoire🧩Lc 19,1–10 — Zachée : salut dans la maison🧩Lc 23,6–12 — Jésus devant Hérode🧩Mt 18,10–14 — La brebis perdue : le Père ne veut pas qu’un petit périsse🧩Mt 27,27–31 — Jésus tourné en dérision par les soldats🧩Jn 14,28–31 — Je m’en vais… afin que le monde sache🧩Jn 16,16–22 — Deuil changé en joie🧩Ac 8,36–40 — Baptême de l’eunuque🧩Ac 15,30–35 — Lettre reçue à Antioche🧩Rm 12,9–13 — Amour sans hypocrisie : zèle, hospitalité, bénir🧩Rm 12,14–21 — Ne rendez point le mal : vaincre le mal par le bien🧩1 Co 13,1–7 — Sans amour, rien ne vaut : portrait de l’amour🧩1 Co 16,13–18 — Exhortations finales : veillez, soyez fermes, tout avec amour🧩2 Co 6,1–10 — Temps favorable : ne pas recevoir la grâce en vain🧩2 Co 13,5–10 — Examinez-vous : puissance pour édifier, non pour détruire🧩Ph 1,12–18 — Chaînes et progrès : Christ annoncé malgré les motifs🧩Ph 2,12–18 — Travailler son salut : Dieu opère, briller comme des flambeaux🧩Ph 2,25–30 — Épaphrodite : frère, compagnon, livré à la mort🧩Ph 4,1–9 — Tenez ferme et réjouissez-vous : prière, paix, pensées vraies🧩Ph 4,10–13 — Contentement : tout par celui qui fortifie🧩Jc 1,1–11 — Foi éprouvée, sagesse demandée, et humilité face aux richesses🧩1 Pi 4,12–19 — Souffrances : ne pas s’étonner, glorifier Dieu comme chrétien