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être suspendu — ἐκκρεμάννυμι — ekkremannymi

Sens (principal)

Être suspendu; être accroché; être pendu à.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le grec utilise une forme descriptive (“le malfaiteur étant suspendu…”) pour ancrer l’action (outrager) dans une situation : l’insulte vient d’un homme déjà condamné. La logique narrative est le contraste : deux hommes dans la même condition physique réagissent différemment à Jésus (moquerie vs crainte de Dieu). Le mot “suspendu” sert donc de cadre : il rappelle la gravité et l’infamie de la scène, sans ajouter une interprétation en soi. Il contribue à faire sentir l’ironie : même dans l’humiliation, quelqu’un peut encore mépriser, ou au contraire se tourner vers Jésus.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’arrière-plan biblique associe l’idée d’être “pendu/suspendu” à la malédiction et à la honte publique. Sans forcer des détails, la pensée sémitique entend que le condamné est exposé comme objet de rejet. Cela éclaire le contraste du passage : Jésus, juste, est placé dans la position du maudit, au milieu des transgresseurs. L’image sert à percevoir le poids théologique de la scène (humiliation, jugement), sans prétendre que le mot seul explique toute la doctrine.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

On peut lire “suspendu” comme une simple description technique. Le texte l’utilise pour rappeler que l’insulte se produit au cœur de la honte et de la souffrance : c’est une scène extrême. La clarification utile : ce mot décrit l’état physique d’exécution (exposition), pas une métaphore. Cela aide à garder la lecture concrète : les paroles prononcées ici sont dites depuis le gibet, dans un contexte de jugement et de peur, ce qui rend le contraste entre les deux malfaiteurs encore plus frappant.

Courte description — (aide remplissage)

Décrit l’état de quelqu’un suspendu (pendu, accroché), souvent dans un contexte d’exécution ou d’exposition.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Marc 11, ἐκκρεμάννυμι est figuratif : la foule est ‘suspendue’ aux paroles de Jésus, captivée par son enseignement.

Pièges lexicaux

Prendre au pied de la lettre si le contexte est une image d’écoute.

Usage biblique (mini)

Peut décrire une attention intense (‘suspendu’ aux paroles) ou un fait physique selon contexte.

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

être accroché à; être suspendu à

À ne pas confondre avec…

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

suspendu

Versets clés (liste)

Mc 11,18

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G3690

Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

ekkremannymi

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Repérer l’objet auquel on est suspendu (Jésus au Temple? foules suspendues à ses paroles?). Dans Marc 11,18 : le peuple ‘était suspendu’ à son enseignement (image). Règle : distinguer littéral vs figuré.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

Mc 11 : la foule est captivée; cela nourrit la peur des chefs religieux.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre attachement/attention : littéralement suspendu; figurativement, être ‘accroché’ aux paroles (écoute intense). Dans Marc, sert à décrire l’emprise de l’enseignement de Jésus sur la foule.