🇬🇷

tuer — ἀποκτείνω — apokteinō

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
🧩Mt 17,22–27 — Deuxième annonce de la passion; le didrachme : liberté et amour🧩Mt 20,17–28 — Troisième annonce de la passion; le plus grand est serviteur; rançon🧩Ac 9,23–30 — Complot, fuite, et Saul accueilli à Jérusalem🧩Jn 7,32–39 — Tentative d’arrestation; promesse de l’eau vive (Esprit)🧩Jn 7,25–31 — On cherche à l’arrêter : opinions partagées🧩Jn 8,48–59 — « Avant qu’Abraham fût, Je suis »🧩Jn 10,31–42 — Accusation de blasphème; retraite au-delà du Jourdain🧩Mt 10,24–33 — Ne craignez pas : l’élève et son maître🧩Lc 18,31–34 — Troisième annonce de la passion🧩Lc 20,9–19 — Parabole des vignerons homicides🧩Mt 21,33–46 — Les vignerons meurtriers🧩Mt 22,1–14 — Parabole du festin des noces🧩Mt 23,29–39 — Malheurs : prophètes; lamentation sur Jérusalem🧩Mt 26,1–5 — Complot pour faire mourir Jésus🧩Mc 9,30–32 — Deuxième annonce de la passion🧩Mc 8,31–33 — Annonce de la passion ; « arrière de moi, Satan »🧩Mc 10,32–34 — Troisième annonce de la passion🧩Mc 12,1–12 — Parabole des vignerons homicides🧩Lc 13,1–5 — Appel à la repentance : tour de Siloé🧩Jn 8,39–47 — Enfants d’Abraham ou du diable ?🧩Jn 8,21–30 — « Vous mourrez dans votre péché »🧩Jn 8,31–38 — La vérité rend libre🧩Jn 11,45–57 — Complot du conseil : « il faut qu’un homme meure »🧩Jn 16,1–4 — Ils vous excluront🧩Lc 11,45–54 — Malheurs aux docteurs de la loi; hostilité et pièges🧩Lc 12,1–12 — Hypocrisie (levain) et ne pas craindre; confesser le Fils de l’homme🧩Lc 13,31–35 — Jésus déplore Jérusalem🧩Jn 7,1–9 — Jésus reste en Galilée : les frères incrédules🧩Ac 23,11–15 — Le Seigneur encourage Paul et complot de mort🧩Ac 21,31–36 — Intervention romaine
Sens (principal)

Tuer, faire mourir.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

ἀποκτείνω signifie “tuer / mettre à mort”. Le verbe est causatif et met l’accent sur l’agent : quelqu’un fait mourir quelqu’un. Il se distingue d’ἀποθνῄσκω (“mourir”), qui décrit l’événement du côté de celui qui meurt. ἀποκτείνω rend la responsabilité visible : l’acte de retirer la vie est attribué. Le préfixe ἀπο- renforce souvent l’idée d’achèvement : mener jusqu’au bout, supprimer la vie. Le grec, en choisissant ce verbe, ne décrit pas seulement une tragédie; il nomme un acte. Le mot a donc un poids moral et juridique : tuer n’est pas un simple résultat, c’est une action imputable. Pour enrichir la compréhension, il faut entendre la sobriété : le verbe n’explique pas les motivations, il dit le fait. Mais il oblige à poser les questions implicites : qui tue ? pourquoi ? par quelle autorité ? Le mot sert aussi à clarifier des récits : il n’y a pas seulement “mort”, mais “mise à mort”. Cette précision aide à éviter des lectures floues ou euphémisées. Comprendre ἀποκτείνω, c’est comprendre la structure éthique implicite du récit : la vie est ôtée par un acte humain, et cet acte se place devant la justice, la vérité, et le jugement.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’arrière‑plan majeur est le commandement : “Tu ne tueras point” (interdit du meurtre). Dans l’Ancien Testament, la vie est un don de Dieu, et l’acte de tuer engage la justice. La Torah distingue soigneusement meurtre, homicide involontaire et autres cadres, montrant que la Bible ne traite pas la violence de façon simpliste. Ce repère éclaire ἀποκτείνω : “tuer” n’est pas seulement un fait, c’est une transgression potentielle, une injustice possible, ou un acte placé sous un cadre de jugement. Les prophètes dénoncent les “mains pleines de sang” : la mise à mort injuste révèle une société corrompue. En même temps, l’AT affirme que Dieu est juge : il voit ce que les hommes cachent et il rend justice. Ainsi, le mot “tuer” porte une gravité : il touche l’image de Dieu en l’homme et renverse l’ordre voulu. Sans développer un passage, l’univers biblique offre une compréhension profonde : la violence n’est pas banale, et le langage biblique ose la nommer. ἀποκτείνω, lu avec cet arrière‑plan, fait entendre la valeur de la vie et l’exigence de justice qui traverse l’Écriture. Il rappelle aussi que la justice biblique n’est pas indifférence : elle protège le faible, elle accuse le sang versé, et elle place l’acte devant la vérité du Dieu vivant.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Notre culture utilise souvent des euphémismes (“neutraliser”, “éliminer”) qui atténuent la réalité. ἀποκτείνω est direct : tuer, mettre à mort. Le contresens moderne est d’adoucir le verbe et de perdre la force du texte, comme si l’acte n’était qu’un “accident”. À l’inverse, on peut le traiter comme un simple fait divers, sans percevoir l’enjeu moral. La clarification est dans la structure : le verbe met l’accent sur l’agent. Il ne dit pas seulement “il est mort”, mais “on l’a mis à mort”, ce qui réintroduit responsabilité et justice. Pour un prédicateur, comprendre ἀποκτείνω enrichit le sens profond : la Bible nomme la violence sans détour et la place devant Dieu. Un autre contresens est de tout confondre (meurtre, mort, jugement) ; le mot est général, et le contexte précisera la nature de l’acte. Le noyau demeure : ôter la vie. Comprendre ce verbe aide donc à lire avec lucidité les récits où l’hostilité devient acte, et à reconnaître que le texte parle de la vie humaine comme d’un bien sérieux. Il rappelle aussi que les mots peuvent masquer la violence : le grec la rend visible, imputable, et donc exposée à la vérité.

Courte description — (aide remplissage)

Mettre à mort: tuer (souvent dans un cadre de persécution ou de jugement).

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

La violence humaine n’a pas le dernier mot: Dieu juge justement et promet la résurrection.

Pièges lexicaux

Vérifier si c’est tuer au sens général ou mettre à mort (juridique).

Usage biblique (mini)

Persécutions; jugement; avertissements éthiques.

Antonymes / contrastes (FR)

faire vivre; sauver

Synonymes / proches (FR)

tuer; mettre à mort; faire mourir

À ne pas confondre avec…

phoneuō (assassiner) qui peut viser meurtre plus “criminel”

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

tuer

Versets clés (liste)

Mt 10,28; Ac 7,52; Rm 8,36

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G0615

Lemme / racine (optionnel)

kteinō (tuer)

Prononciation — (aide remplissage)

a-po-ktei-nō

Translit. — NOYAU

apokteinō

Vérifiable
Champs sémantiques
Justice
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

En Mt 10,28, le co-texte oppose “tuer le corps” vs “détruire âme et corps” : rester sur la distinction et ne pas moraliser hors passage. Règle : préciser qui tue (hommes) et le cadre (persécution), sans gommer la nuance théologique du contraste.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 10,28 — “tuer” (G615) : ôter la vie du corps seulement; limite du pouvoir humain. L’indice est “ne peuvent tuer l’âme”. - Mt 21,35–39 — Option A (tuer = violence isolée) / Option B (tuer = rejet du fils) : le co-texte tranche vers B : les vignerons tuent l’héritier.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre mise à mort/persécution : le verbe signifie tuer, faire périr. Il active l’univers de la violence et souvent de la persécution des justes (prophètes, disciples). Dans Mt 10, il sert à cadrer la crainte : les hommes peuvent tuer le corps, pas l’âme.