Pécher; manquer (s’écarter de la volonté de Dieu).
Le verbe ἁμαρτάνω porte l’idée de « manquer » une cible, d’être en défaut, et, dans l’usage biblique, d’agir en dehors de ce qui est juste devant Dieu. Dans le NT, le mot sert souvent une logique d’argumentation : il permet de diagnostiquer une situation (culpabilité réelle) et, par conséquent, de faire ressortir le besoin de grâce. Chez Paul, l’enchaînement est fréquemment : pécher → être sous le verdict → avoir besoin d’une intervention salvatrice. Dans les récits évangéliques, le verbe peut être lié à un appel à changer (« ne pèche plus »), ce qui met en évidence une dynamique : le péché n’est pas seulement une catégorie abstraite, mais un comportement et une direction de vie. Le mot peut donc fonctionner à deux niveaux selon le co-texte : (1) un acte ponctuel, (2) une condition ou un état caractérisé. La logique grecque du verbe met l’accent sur l’action : « pécher » se voit à ses fruits. Ainsi, ἁμαρτάνω n’est pas un simple synonyme d’« erreur »; il structure un raisonnement moral et théologique où la responsabilité, la vérité et la restauration sont liées. Le passage décide si l’accent est sur l’universalité (« tous ont péché »), sur la persistance (« continuer à pécher ») ou sur la rupture (« quitter le péché »).
L’arrière-plan de l’Ancien Testament décrit le péché comme une réalité d’alliance : ce n’est pas seulement manquer une norme impersonnelle, c’est se détourner du Dieu vivant et briser une relation. Le vocabulaire de l’AT distingue plusieurs facettes (faute, transgression, iniquité), et montre que le péché touche à la fois l’acte et le cœur. Cette perspective éclaire ἁμαρτάνω : « pécher » signifie se placer en contradiction avec la volonté de Dieu, et donc se rendre coupable devant lui. L’AT associe aussi le péché à des conséquences concrètes : impureté, besoin de purification, restitution, sacrifice, et appel à revenir. La grâce n’efface pas la réalité; elle ouvre un chemin de pardon et de restauration. Cet univers biblique rend la lecture plus nette : on ne réduit pas le péché à une simple « faiblesse humaine »; on reconnaît une rupture réelle, tout en voyant que Dieu prévoit un moyen de pardon. Dans cette perspective, le péché n’est pas une fatalité à excuser, mais une réalité à confesser et à abandonner. Ainsi, la pensée hébraïque met en avant le mouvement de retour : Dieu appelle à revenir à lui, et il donne les moyens de la restauration par sa miséricorde.
Dans un cadre occidental, « pécher » peut sembler un mot religieux trop lourd, ou au contraire une notion moralisante. Le NT utilise ἁμαρτάνω pour nommer une réalité objective : manquer la visée de Dieu, vivre en décalage avec sa sainteté, et faire ce qui détruit la communion avec lui et avec autrui. Clarification essentielle : le terme n’est pas d’abord un jugement social (« je suis meilleur »), mais un diagnostic spirituel qui concerne tout humain, et qui prépare l’annonce d’une solution. Il faut aussi éviter de réduire le péché à une « simple erreur » : certaines erreurs sont neutres, mais ἁμαρτάνω implique responsabilité et rupture morale. À l’inverse, il ne faut pas tomber dans le désespoir : le NT associe le péché à la possibilité réelle du pardon et d’une vie nouvelle. Lire le mot bibliquement, c’est tenir ensemble deux vérités : le péché est sérieux (il a un poids devant Dieu), et la grâce est sérieuse (elle restaure réellement). Selon le passage, l’enjeu peut être la confession, la repentance, ou la transformation du comportement; le co-texte décide la nuance.
Dans ce passage, le verbe grec ἁμαρτάνω (hamartanō, Strong G0264) exprime l’idée de pécher, c’est‑à‑dire de s’écarter du plan divin.
Dans le passage, ἁμαρτάνω signifie “pécher” : manquer la cible / s’écarter de la volonté de Dieu. Le co-texte précise si l’accent est sur l’acte (commettre une faute), l’état (être sous le péché) ou l’appel à changer de conduite.
Ne pas réduire à une “petite erreur” : bibliquement, c’est une offense réelle devant Dieu. Mais ne pas non plus forcer chaque occurrence à une définition technique : le passage précise l’enjeu (culpabilité, domination du péché, appel à la repentance).
Vocabulaire central : tous ont péché; appel à ne plus pécher; confession et pardon en Christ.
obéir; marcher dans la justice; faire le bien (selon contexte)
pécher; commettre une faute; transgresser (selon contexte)
pécher
Rm 3,23; Jn 8,11; 1 Jn 1,8-10
G0264
ἁμαρτάνω
hamartanō
Peut viser acte ponctuel (commettre un péché) ou condition/habitude selon contexte (ne pas pécher, continuer à pécher). Le co-texte tranche. Ne pas réduire à simple “erreur”; dans le NT c’est rupture morale devant Dieu.
- Sens de base : ‘manquer la cible’ (écart) → pécher. - Le co-texte précise si l’accent est sur acte ponctuel, état sous le péché, ou appel à ne plus pécher. - Peut aussi apparaître comme reconnaissance universelle (‘tous ont péché’).
Registre alliance/justice : transgression, manquement, culpabilité devant Dieu. Peut aussi activer un registre relationnel : briser la confiance et la communion.