🇬🇷

pécheur — ἁμαρτωλός — hamartōlos

Sens (principal)

Pécheur; pécheresse (consacré au péché)

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

ἁμαρτωλός signifie pécheur : celui qui est marqué par le péché, qui manque la cible (ἁμαρτία). Le terme peut désigner une personne moralement compromise, mais surtout, dans les Évangiles, une catégorie sociale/religieuse : ceux qui sont considérés comme impurs, non observants, “hors norme”. Logiquement, ἁμαρτωλός fonctionne comme étiquette : elle sépare “justes” et “pécheurs” dans le regard de certains. Jésus renverse cette logique : il vient appeler les pécheurs à la repentance; il mange avec eux. Ainsi, ἁμαρτωλός met en relief la grâce : l’Évangile s’adresse précisément à ceux qui sont désignés comme perdus. En somme, ἁμαρτωλός désigne le pécheur : personne en faute et/ou cataloguée comme pécheresse, et le NT l’utilise pour montrer que la mission du Messie est de chercher et sauver les pécheurs, en les conduisant à la repentance et à la restauration.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’AT parle du pécheur comme celui qui transgresse la Torah et qui s’écarte de la voie. La pensée sémitique comprend que le péché est rupture d’alliance, et que le pécheur a besoin de pardon et de retour (shuv). Mais l’AT connaît aussi la miséricorde : Dieu cherche le pécheur et appelle à revenir. Dans le contexte du judaïsme du Second Temple, la catégorie “pécheurs” pouvait aussi désigner des gens marginalisés. Ainsi, ἁμαρτωλός résonne avec l’appel des prophètes : Dieu veut la repentance, non la destruction. Dans le NT, Jésus accomplit ce cœur de Dieu : il accueille les pécheurs pour les transformer. La pensée sémitique aide donc à entendre “pécheur” comme état réel (culpabilité) et comme appel à la grâce : revenir à Dieu parce que Dieu ouvre un chemin.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Aujourd’hui, “pécheur” peut être entendu comme insulte morale ou comme jargon. ἁμαρτωλός, dans le NT, met surtout en avant la mission de Jésus : il vient pour ceux qui sont perdus. Clarification : le mot ne sert pas d’abord à écraser, mais à nommer le besoin de grâce. En prédication exégétique, ἁμαρτωλός aide à corriger deux contresens : (1) se croire “pas concerné” par le péché, (2) réduire l’Évangile à une morale pour “bons”. Le NT annonce un salut pour les pécheurs. Ainsi, ἁμαρτωλός met en avant une invitation : reconnaître sa condition, recevoir le pardon, et entrer dans une vie transformée.

Courte description — (aide remplissage)

Pécheur / pécheresse : consacré au péché; souvent désigne les “gens de mauvaise vie” (publicains, etc.). (Lc 15,7)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Lc 15, la mention du “pécheur” qui se repent vise ceux exclus socialement : Dieu se réjouit du retour, plus que de l’autosatisfaction religieuse.

Pièges lexicaux

Ne pas adopter le mépris social du terme : Jésus le renverse par la grâce. Distinguer usage sociologique (catégorie) et usage théologique (tous pécheurs).

Usage biblique (mini)

Jésus mange avec les pécheurs (Mt 9). Paraboles : joie pour un pécheur qui se repent (Lc 15). Paul : Christ mort pour nous quand nous étions pécheurs (Rm 5).

Antonymes / contrastes (FR)

juste (dans le langage des pharisiens); saint (par grâce)

Synonymes / proches (FR)

pécheur; pécheresse; gens de mauvaise vie (selon contexte)

À ne pas confondre avec…

hamartia (péché) : nom; anomos (sans loi) : autre catégorie.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Péché / repentance
Nature
Adjectif
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

pécheur

Versets clés (liste)

Mt 9,13; Lc 15,7; Rm 5,8

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G0268

Lemme / racine (optionnel)

lié à hamartanō (pécher)

Prononciation — (aide remplissage)

ham-ar-to-los'

Translit. — NOYAU

hamartōlos

Vérifiable
Champs sémantiques
PéchéGrâce
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Dans les Évangiles, « pécheur » peut désigner (Option A) un état réel devant Dieu (en contraste avec la sainteté de Dieu) et/ou (Option B) une catégorie sociale méprisée (publicains, « gens de mauvaise vie »). Pour trancher, relever l’indice de co-texte : présence de pharisiens/scribes qui murmurent → usage social (Lc 5,30; 15,2); appel à la repentance/au pardon → usage théologique (Lc 5,32; 18,13). Ne pas adopter la définition méprisante du groupe religieux : le passage montre souvent que Jésus renverse cette catégorie par la miséricorde. Si les deux sens sont présents, le noter (social + théologique) plutôt que de choisir un seul. Rester explicatif, sans application.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre relationnel et d’alliance : être en faute devant Dieu, et, dans les Évangiles, être classé socialement parmi les « gens de mauvaise vie ». Le co-texte indique si l’accent est sur la culpabilité réelle (devant Dieu) ou sur l’exclusion/rejet (devant les hommes).