Jésus appelle Matthieu, publicain, qui le suit. Jésus mange ensuite avec des publicains et des pécheurs, ce qui scandalise les pharisiens. Jésus répond qu’il est venu appeler non les justes, mais les pécheurs, et cite : « Je veux la miséricorde, et non le sacrifice ».
- Jésus voit Matthieu assis au bureau des péages et lui dit : « Suis-moi ». - Matthieu se lève et le suit. - Jésus est à table dans la maison; beaucoup de publicains et de pécheurs viennent et mangent avec lui et ses disciples. - Les pharisiens questionnent les disciples : pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? - Jésus répond par une comparaison médicale : les bien-portants n’ont pas besoin de médecin, mais les malades. - Jésus cite : « Je veux la miséricorde et non le sacrifice ». - Jésus conclut : il n’est pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.
Montrer la grâce du royaume : Jésus appelle des pécheurs et redéfinit la piété comme miséricorde et repentance.
- Pourquoi Jésus mange-t-il avec des pécheurs ? Clé : il explique par l’image du médecin et par sa mission d’appeler des pécheurs. - Que signifie « miséricorde, non sacrifice » ici ? Clé : priorité donnée à un cœur aligné avec Dieu plutôt qu’à un ritualisme sans compassion. - Qui sont les « justes » ? Clé : dans le contexte, ceux qui se considèrent comme justes et n’admettent pas leur besoin.
La situation est celle d’un homme identifié comme publicain, puis d’un repas avec des personnes moralement rejetées. Le problème est la question : peut-on être du côté de Dieu en fréquentant des pécheurs ? Les pharisiens accusent implicitement Jésus d’impureté. Jésus répond en révélant que sa venue vise précisément ceux qui ont besoin d’être restaurés, et que la miséricorde est au centre.
Le Messie cherche et sauve les pécheurs; il accomplit la volonté de Dieu en appelant à la repentance et à la miséricorde.
Os 6,6; Mc 2,13–17; Lu 5,27–32; 1 Ti 1,15; Lu 19,10
- Les pharisiens expriment une critique par leur question (« pourquoi… ? »). - Matthieu répond par une action immédiate (« se leva »), signe de décision sans émotion nommée. - Le passage présente un cadre de table et d’accueil (manger ensemble), sans émotion explicitement nommée.
Ce passage suit la guérison du paralytique et la démonstration d’autorité (Mt 9,1–8). Il montre ensuite l’appel d’un disciple et un repas qui suscite une controverse. Après cela, Matthieu rapporte une question sur le jeûne et des images (époux, vin nouveau) qui prolongent la réflexion sur l’arrivée du royaume (Mt 9,14–17).
- Répétition de l’appel « suis-moi » (appel direct). - Contraste : « publicain » / « pharisiens » (groupes). - Répétition du vocabulaire « pécheurs » (catégorie sociale). - Répétition de « manger » (repas, table). - Citation scripturaire : « Je veux la miséricorde et non le sacrifice ». - Contraste : justes / pécheurs (but de la venue de Jésus).
- « suis-moi » : appel direct de Jésus à devenir disciple. - « publicain » : collecteur d’impôts, socialement méprisé dans le récit. - « pécheurs » : catégorie de personnes reconnues comme moralement fautives/rejetées. - « médecin » : image utilisée par Jésus pour expliquer sa présence auprès des pécheurs. - « miséricorde » : ce que Dieu veut prioritairement selon la citation. - « appeler » : mission de Jésus formulée en terme d’appel, pas d’exclusion.
Risque 1 : conclure que le péché n’a pas d’importance; Jésus parle de malades/pécheurs qui ont besoin de lui. Risque 2 : opposer miséricorde et obéissance; la citation vise un sacrifice sans cœur, pas la sainteté biblique. Risque 3 : lire « je ne suis pas venu appeler des justes » comme mépris de la justice; c’est une critique de l’auto-justice. Risque 4 : réduire l’épisode à un détail social; il révèle la mission du Messie.
La tension est entre la sainteté comprise comme séparation et la mission de Jésus qui va vers les pécheurs. La visée est de révéler le cœur de l’œuvre du Messie : il appelle, restaure et montre la miséricorde de Dieu, comme un médecin envers des malades. La citation souligne que Dieu désire la miséricorde plutôt qu’un sacrifice sans cœur. Ainsi, le passage manifeste la grâce et l’appel à la repentance par la présence de Jésus au milieu des pécheurs.
Le récit commence par l’appel de Matthieu et sa réponse immédiate. Il enchaîne sur un repas où Jésus partage la table avec des personnes identifiées comme publicains et pécheurs. L’objection des pharisiens crée un conflit d’interprétation sur la sainteté. Jésus répond par une image (médecin/malades), puis par une citation qui clarifie la priorité (miséricorde), et conclut par l’énoncé de sa mission : appeler des pécheurs.
bureau de péage; maison (repas)
Mt 9,9–13