Voix
Dans Ac 2,6, φωνή (phōnē) sert à désigner la voix ou le son entendu qui provoque le rassemblement de la multitude. Le grec met en place un enchaînement simple : un son se fait entendre, la foule se rassemble, puis chacun entend dans sa propre langue. Le mot fonctionne donc comme déclencheur narratif, en reliant le phénomène à une réaction publique. Dans la péricope Ac 2,5–13, phōnē n’est pas encore l’explication du sens, mais l’élément audible qui fait sortir l’événement de la maison et le place devant un auditoire international. Le sens dans la péricope est donc une voix/son perceptible qui déclenche une scène publique menant à la proclamation.
Dans l’arrière-plan biblique, une voix ou un son peut signaler une visitation et appeler le peuple à écouter. La Bible associe souvent la voix à l’autorité : celui qui parle ou qui se fait entendre place l’auditeur devant une réponse. Dans Ac 2, la voix ou le son entendu provoque le rassemblement, puis la parole proclamée annoncera les œuvres de Dieu et appellera à comprendre. L’arrière-plan hébraïque aide à entendre que le signe audible n’est pas une fin, mais qu’il prépare une parole qui engage. Dans la péricope, la voix sert donc à ouvrir l’écoute et à conduire vers l’explication biblique.
On peut réduire la voix à un détail de décor sonore. Dans Ac 2,5–13, elle sert plutôt à rendre l’événement public : la foule est attirée, rassemblée, puis confrontée à une parole qu’elle comprend. Clarification : le signe audible n’est pas le message; il ouvre l’écoute. Le passage met ensuite en avant le contenu entendu, les merveilles de Dieu, et la nécessité d’une interprétation au lieu de la moquerie.
Voix : son, voix. Peut désigner la voix de Dieu, d’un ange, ou une proclamation.
Voix/son : voix humaine ou céleste, bruit ; parfois proclamation.
Confondre voix (phōnē) et parole (logos) ; l’une est le son, l’autre le contenu.
Voix/son : voix humaine ou céleste, proclamation, cri. Dans Ac 2,6, la voix/le bruit attire la foule et déclenche le rassemblement; la parole de Pierre (Ac 2,14) est aussi une voix publique.
silence
voix, son
logos (parole/contenu) : ici voix/son ; rhēma (parole)
voix
Ac 2,6; Ac 2,14; Mt 3,17
G5456
φωνή
fô-NÈ
phōnē
Option A : métaphore de « l’opinion » ; Option B : voix audible/énoncé dans la scène. Le co-texte (ciel, cri, entendre, dire) indique généralement une voix effectivement entendue. Ne pas sur-interpréter : préciser qui parle, à qui, et l’effet immédiat dans le passage (attester, appeler, avertir, commander).
- Mt 17,1–13 — “voix” (G5456) : la voix vient de la nuée et authentifie Jésus comme Fils bien-aimé, donnant un ordre d’écoute. L’indice est “Celui-ci est mon Fils… écoutez-le”. - Mt 17,1–13 — Option A (voix = bruit) / Option B (voix = témoignage divin) : le co-texte tranche vers B : la voix est une révélation, pas un phénomène neutre.
Registre communicationnel : voix = son/parole audible qui signale, appelle, ordonne, ou atteste (voix du ciel, voix qui crie, voix d’une personne). Dans Matthieu, la voix peut marquer une révélation (Dieu) ou un appel public (Jean), donc un repère auditif décisif dans la scène.