Accueillir; recevoir; accepter.
δέχομαι signifie recevoir, accueillir, accepter, et le verbe implique une posture : on ouvre la main, on laisse entrer. Dans Mc 9,37, “recevoir” un enfant au nom de Jésus structure une logique de médiation : accueillir le petit = accueillir Jésus = accueillir Celui qui a envoyé Jésus. Le mot est donc un pivot d’identité : la manière de recevoir révèle la relation au Christ et au Père. Dans Mc 10,15, recevoir le royaume comme un enfant est une comparaison : le royaume n’est pas conquis, il est accueilli; le verbe met l’accent sur la réception, non sur la performance. Logiquement, δέχομαι relie action concrète (accueillir) et théologie (reconnaître l’envoyé). Il rend l’argument clair : on ne peut pas prétendre aimer Dieu et mépriser le petit. Le verbe oblige à lire le texte en termes de posture et de relation.
L’arrière-plan biblique associe accueil et hospitalité à la justice de l’alliance : accueillir l’étranger, protéger le faible, recevoir le messager. La pensée sémitique voit l’accueil comme reconnaissance : recevoir un envoyé, c’est honorer celui qui l’envoie. Ainsi, l’enseignement de Jésus rejoint une logique d’alliance : Dieu s’identifie au petit, et la fidélité se mesure à la manière dont on reçoit. Recevoir le royaume comme un enfant évoque aussi la dépendance : l’enfant reçoit la vie comme don, non comme salaire. Le mot s’inscrit donc dans une vision biblique de la grâce : Dieu donne, le peuple reçoit, puis il vit en fidélité. L’accueil devient un signe de cœur : humble, ouvert, non dominateur.
On peut entendre “accueillir” comme un sentiment de sympathie. Exégétiquement, δέχομαι est un acte : recevoir, ouvrir l’espace, intégrer, reconnaître. Dans Mc 9, l’accueil est lié à l’identité de Jésus et à l’envoi; c’est une logique de représentation. Dans Mc 10, recevoir le royaume comme un enfant corrige une mentalité de mérite : le royaume se reçoit. Pour la préparation de prédication, ce mot enrichit la compréhension du passage : suivre les enchaînements “recevoir → recevoir → recevoir”, et montrer comment Jésus relie l’accueil du petit à l’accueil de Dieu, sans basculer vers l’application. Le verbe devient un outil exégétique : il révèle la théologie de l’envoi et la posture requise devant le royaume.
Recevoir/accueillir : recevoir favorablement (accueillir une personne, une parole).
Dans Marc, δέχομαι exprime l’accueil/réception; dans Mc 9–10, il lie l’accueil des petits à l’accueil de Jésus et au fait de recevoir le Royaume.
Rester abstrait : dans Marc, l’accueil est concret (enfant) et révèle une disposition du cœur.
Accueillir une personne (enfant, messager) ou recevoir le Royaume; lié à l’humilité.
rejeter
accueillir; recevoir; accepter
lambanō (prendre/recevoir) : plus large ; dechomai = accueil
accueillir
Mc 9,37; Mc 10,15
G1209
δέχομαι
DÉ-kho-maï
dechomai
Repérer ce qui est reçu : enfant, Royaume, parole, messager. Dans Marc 9,37 : recevoir un enfant = recevoir Jésus/le Père. Règle : lier l’accueil concret à sa signification relationnelle dans le passage.
Recevoir un ‘petit’ = recevoir Jésus; recevoir le Royaume = attitude de dépendance. - Lc 12,50 : nuance = recevoir au sens de « subir / traverser » une étape nécessaire (baptême d’épreuve).
Registre hospitalité/relation : recevoir quelqu’un, l’accueillir (ou recevoir un don/une parole). Dans Marc, devient un test de grandeur : accueillir le petit et recevoir le Royaume avec simplicité.