bénir ; dire du bien ; invoquer la bénédiction
Le verbe eulogeō signifie bénir, dire du bien, prononcer une bénédiction. Dans Mt 26,26, Jésus “bénit” le pain avant de le rompre et de le donner. Le grec montre un geste qui n’est pas magique : c’est un acte de reconnaissance et de consécration, qui met le repas sous le signe de Dieu. Eulogeō structure le moment : bénédiction → fraction → don → signification (corps donné). Le mot clarifie que la bénédiction accompagne l’action salvatrice : Jésus prépare ses disciples à comprendre son sacrifice. Ainsi, eulogeō relie gratitude et don : recevoir de Dieu, puis donner. Dans ce contexte, bénir devient un langage de l’alliance nouvelle.
L’arrière-plan biblique comprend les bénédictions de table : on bénit Dieu pour le pain, on reconnaît qu’il est le Donneur. La bénédiction est aussi un acte d’alliance : Dieu bénit son peuple, et le peuple bénit Dieu en retour (louange). Cela éclaire la Cène : Jésus agit comme le chef de maison, mais aussi comme celui qui inaugure la nouvelle alliance. L’arrière-plan de la Pâque renforce : un repas de mémoire et de délivrance. Ainsi, eulogeō résonne avec une liturgie ancienne : gratitude, sanctification, mémoire. Le geste montre que la délivrance vient de Dieu. Et il annonce une bénédiction plus profonde : la grâce donnée par le sacrifice du Messie.
On peut entendre “bénir le pain” comme une formule religieuse. Dans Mt 26, c’est un acte de reconnaissance et de consécration au moment où Jésus donne un sens nouveau au repas. La clarification utile : la bénédiction n’est pas d’abord “bénir l’objet”, mais bénir Dieu pour son don et placer ce repas sous son autorité. Eulogeō aide à comprendre la sobriété de la Cène : gratitude, mémoire, alliance. Il faut éviter de réduire le geste à du symbolisme vide : Jésus le relie à son corps donné. Le mot rend simple la scène : Jésus remercie, consacre, puis donne.
Jésus bénit le pain : gratitude, consécration, et don qui nourrit. (Mt 26,26)
Dans Mt 26,26, Jésus bénit avant de rompre et donner : il rend grâce au Père et consacre ce repas comme signe de la nouvelle alliance. La bénédiction ici est liée à la reconnaissance et à l’acte salvateur que le pain représente dans ce contexte.
Ne pas réduire à une formule magique. La bénédiction est relationnelle : reconnaissance devant Dieu et parole de faveur. Dans la Cène, ne pas détacher du contexte d’alliance et de sacrifice (Mt 26).
Peut s’appliquer à Dieu (le bénir = le louer) ou aux humains/dons (bénir = demander/proclamer la faveur de Dieu, remercier). Dans les repas, souvent lié à l’action de grâce.
maudire, médire
bénir, louer (selon contexte), rendre grâce (proche)
εὐχαριστέω — remercier (accent sur gratitude) ; μακάριος — bienheureux (adjectif)
bénir
Mt 26,26 ; Lc 24,30 ; 1 Co 10,16
G2127
Origine : voir la section “Origine” sur lueur.org (eulogeō).
eu-lo-gué-o
eulogeō
Option A : bénir Dieu (louange/reconnaissance) ; Option B : bénir des personnes/objets (prononcer une bénédiction) ; Option C : bénir au repas (action de grâce). Le co-texte (qui est sujet/objet, repas, prière, doxologie) fixe le sens. Ne pas remplir par une définition unique : préciser qui bénit qui/quoi, et dans quel cadre (prière, repas, parole de Jésus).
- Mt 26,26–30 — “bénir” (G2127) : le verbe décrit l’action de rendre grâce/ bénir Dieu avant de partager le pain et la coupe. L’indice est la séquence bénir → rompre → donner. - Mt 15,21–39 — La nuance est liée à la reconnaissance : Jésus bénit et le partage conduit à la multiplication; le co-texte montre une bénédiction qui précède une provision concrète.
Registre cultuel et relationnel : bénir = prononcer du bien, invoquer la faveur de Dieu, ou reconnaître publiquement la bonté de Dieu (louange) selon le contexte. Dans Matthieu, ce verbe apparaît dans des prières, des repas (bénir le pain), ou des paroles de Jésus qui communiquent une faveur (bénédiction).