choisir; élire; sélectionner (choisir pour soi, mettre à part)
ἐκλέγομαι signifie “choisir”, avec une nuance de sélection délibérée. Le verbe est moyen : il suggère un choix impliquant la personne qui choisit, une préférence assumée. La logique est relationnelle : on choisit quelqu’un ou quelque chose parmi d’autres possibilités. Le grec met en avant l’idée de tri : sélectionner en vue d’un but. ἐκλέγομαι se distingue d’un simple “prendre” : il implique discernement, décision, et parfois mise à part. Pour enrichir la compréhension, il faut entendre la tension : choisir suppose des alternatives, des critères, et une finalité. Le mot met aussi en relief l’initiative : le choix vient de celui qui décide, pas du choisi. Linguistiquement, ἐκλέγομαι peut porter la nuance de “choisir pour soi”, c’est‑à‑dire en vue d’une relation ou d’une mission. Le sens profond est donc la sélection orientée : un choix qui établit une relation et engage le futur. Comprendre ἐκλέγομαι aide à lire les textes où l’identité ou la mission découle d’un choix : ce n’est pas accidentel, c’est intentionnel. Le verbe invite à poser les questions implicites : qui choisit, selon quels critères, et pour quel but ? Ainsi, ἐκλέγομαι devient un vocabulaire de vocation et de responsabilité : ce qui est choisi est mis à part pour une direction précise, et le choix appelle une réponse fidèle.
L’Ancien Testament est traversé par l’idée d’élection : Dieu choisit Abraham, puis Israël, et il choisit aussi des serviteurs pour des missions particulières. Ce choix n’est pas d’abord un concours de mérite; il vient de la promesse et du dessein de Dieu. La pensée hébraïque associe choisir à mettre à part : être choisi, c’est être pris pour appartenir au Seigneur et pour servir. Cela implique privilège et responsabilité : la vocation n’est pas une gloire vide, mais un appel à écouter et à marcher dans l’alliance. L’AT montre aussi la tension : Dieu choisit des personnes faibles, et sa fidélité porte le choix malgré les chutes. Ainsi, le choix de Dieu révèle son caractère : souverain, fidèle, patient. Un autre repère est la finalité missionnelle : “en toi seront bénies toutes les familles de la terre”. Le choix vise une bénédiction qui déborde. Sans expliquer un passage précis, comprendre ἐκλέγομαι dans cet arrière‑plan, c’est entendre une logique de vocation : Dieu prend l’initiative, met à part, donne une mission, et appelle à une réponse de foi. Le terme “choisir” devient alors une clé pour lire l’histoire biblique : elle avance par des choix divins qui établissent une relation et qui orientent l’avenir, non par hasard ou simple préférence humaine.
Un lecteur moderne entend “choisir” surtout comme acte autonome (“je choisis selon mes goûts”). Le contresens est de projeter ce modèle individualiste sur ἐκλέγομαι. Le verbe biblique exprime une sélection délibérée, orientée vers un but, qui établit une relation et une responsabilité. La clarification : choisir implique alternatives, discernement et finalité; ce n’est pas un caprice, c’est une décision qui met à part. Un autre contresens moderne est de lire l’élection comme injustice (“pourquoi lui ?”) sans voir la logique biblique : le choix vise un dessein et un service, pas un privilège vide. Pour un prédicateur, comprendre ἐκλέγομαι enrichit le sens profond parce qu’il permet de parler du choix comme vocation : initiative du donneur, mise à part, mission. Le terme aide aussi à distinguer “être choisi” (initiative de l’autre) et “se choisir” (autodétermination). Enfin, ἐκλέγομαι rappelle que la Bible pense l’histoire en termes de dessein : des personnes sont choisies pour porter une parole et servir une œuvre, souvent au milieu de faiblesses. Comprendre ce mot, c’est donc lire la sélection comme acte intentionnel qui crée une relation, appelle une réponse fidèle, et oriente l’avenir selon la volonté de Dieu, non selon la seule préférence humaine.
Choisir/élire : désigner et mettre à part en vue d’un but (souvent : appel/mission) ; souligne l’initiative de Jésus/Dieu dans Actes.
En Ac 1,2, le mot précise que les apôtres sont ceux que Jésus a choisis : ils sont désignés comme envoyés et témoins, ce qui fonde leur rôle dans la suite des Actes.
Ne pas confondre avec αἱρέομαι (choisir, parfois préférer). Et ne pas sur-théologiser si le passage est simplement organisationnel.
Le verbe sert à dire un choix qui n’est pas neutre : choisir quelqu’un, le désigner, l’attacher à une mission. Dans Jean et Actes, il souligne souvent que l’initiative vient de Jésus/Dieu (appel), et qu’elle conduit à une vocation (porter du fruit, être témoin).
rejeter; laisser au hasard; indifférence
choisir; sélectionner; désigner
αἱρέομαι (choisir/prendre pour soi, parfois préférence) ; προαιρέομαι (préférer, choix délibéré) : ἐκλέγομαι souligne souvent un choix qui met à part en vue d’une mission.
choisir
Ac 1,2; Jn 15,16; Ép 1,4
G1586
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è-kle-guo (approx.)
eklegomai
Toujours identifier : 1) Qui choisit ? (Dieu / Jésus / humains) 2) Qui/quoi est choisi ? (personnes, disciples, voie) 3) Dans quel but immédiat ? (mission, fruit, témoignage) Option A : choix “préférence” (humain). Option B : choix “désignation” (appel/mandat). Le co‑texte tranche : dans Ac 1,2 (apôtres + ordres), c’est Option B. Ne pas transformer automatiquement en débat systématique sur la prédestination : rester d’abord dans la logique du passage.
- Jn 15,16 — “je vous ai choisis” : choix de Jésus qui précède et fonde la mission; indice : ‘afin que vous alliez et portiez du fruit’. - Ac 6,5 — ‘ils choisirent’ des hommes : sélection communautaire pour un service; indice : organisation de l’Église.
Registre décision/mission : sélectionner, désigner. Dans le NT, souvent registre d’alliance : Dieu choisit un peuple, Jésus choisit des disciples, choix qui implique mission et appartenance.