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craindre — φοβέω — phobeo

Sens (principal)

Craindre; avoir peur; être saisi de crainte.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

φοβέω signifie « craindre » : éprouver une peur ou une crainte qui met le cœur en alerte face à un danger ou à une autorité. Le verbe décrit souvent plus qu’un frisson : il montre ce qui pèse sur une personne au point d’orienter ses choix (parler, se taire, fuir, se protéger). Ainsi, φοβέω révèle un axe : ce que je crains devient un maître intérieur. Le mot peut aussi exprimer une crainte respectueuse selon l’objet : la nuance dépend de qui est craint. Le garde‑fou est de ne pas réduire φοβέω à un “stress” vague. Il faut identifier l’objet de la crainte et son effet. Le verbe aide donc à lire les passages où la crainte est déplacée : d’une peur qui paralyse à une crainte qui remet de l’ordre. En somme, φοβέω est un mot de poids : il révèle ce qui domine le cœur.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’arrière‑plan biblique, la crainte peut être une panique, mais la “crainte du Seigneur” est surtout le fait de prendre Dieu au sérieux : reconnaître sa sainteté, son autorité, sa justice. Cet horizon éclaire φοβέω : la crainte révèle devant qui l’on vit. Une peur mal orientée peut devenir une obéissance cachée (on vit sous la pression des hommes, de la menace, de l’opinion). Une crainte orientée vers Dieu, au contraire, stabilise : elle replace les autres puissances à leur place. Le garde‑fou est de ne pas opposer crainte et confiance comme si la crainte biblique était forcément anxieuse. Le mot de vie auprès de Dieu est une hiérarchie : craindre Dieu, c’est reconnaître l’ultime, et cela libère des peurs secondaires. Ainsi, φοβέω sert une sagesse simple : identifier ce qui gouverne le cœur, et le remettre sous Dieu.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Nous traitons souvent la peur comme un problème à supprimer. φοβέω permet une clarification plus profonde : craindre, c’est laisser quelque chose commander l’intérieur. Le contresens moderne est de croire que la Bible exigerait une absence totale d’émotions. Le verbe décrit plutôt une orientation : qui gouverne mes décisions ? Un autre contresens est d’opposer crainte et amour, comme si le respect profond était incompatible avec la confiance. Dans la Bible, craindre Dieu peut signifier le prendre au sérieux, non trembler sans cesse. Le garde‑fou est donc de distinguer peur paralysante et crainte ordonnée. φοβέω aide à parler de l’objet : peur des hommes, peur de manquer, peur de perdre l’image, ou crainte de Dieu. Ainsi, le mot devient un outil de lucidité : la peur révèle un maître; la crainte de Dieu remet le maître à sa place.

Courte description — (aide remplissage)

Verbe de la crainte. En Mt 1,20: « ne crains pas » (ordre de Dieu à Joseph).

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

En Lc 12,4–7, “craindre” est cadré par l’objet : ne pas laisser la peur des hommes gouverner, mais prendre Dieu au sérieux comme juge, tout en se reposant sur sa providence.

Pièges lexicaux

Ne pas aplatir en “avoir peur” sans objet : le passage oppose deux objets de crainte (hommes vs Dieu). Ne pas transformer “crains Dieu” en panique : le contexte (providence, valeur) montre une crainte lucide qui libère.

Usage biblique (mini)

Peur humaine; parfois crainte de Dieu (selon contexte).

Antonymes / contrastes (FR)

assurance; confiance (selon contexte)

Synonymes / proches (FR)

craindre, redouter, être effrayé

À ne pas confondre avec…

phobos (G5401) : la crainte (nom).

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Sagesse / cœur
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

craindre

Versets clés (liste)

Lc 12,4–7 (surtout 12,4–5)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G5399

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Lemme / racine (optionnel)

Prononciation — (aide remplissage)

fob-eh'-o

Translit. — NOYAU

phobeo

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
Foi
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : peur humaine (danger, persécution) ; Option B : crainte révérencielle (devant Dieu). Le co-texte (persécutions, jugement, autorité de Dieu) indique l’objet de la crainte. Ne pas en faire un principe abstrait : préciser ce qui est craint dans la péricope et la raison donnée par Jésus (valeur, providence, jugement).

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 14,26–27 — “craindre” : peur paniquée (réaction immédiate). Indice : ils crient en voyant Jésus sur l’eau. - Mt 10,28 / Lc 12,4–5 — “craindre” : crainte centrée sur Dieu (réorienter la peur). Indice : contraste hommes (pouvoir limité) / Dieu (autorité ultime, jugement). - Nuance concrète en Lc 12 : Jésus ne nie pas le danger humain, mais replace la peur dans une hiérarchie : qui est à craindre vraiment. - Garde-fou : distinguer peur réflexe et crainte révérencielle selon le contraste du passage.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre du danger et du jugement : peur face à la persécution (hommes) et crainte devant l’autorité ultime de Dieu. Dans Lc 12, la crainte est liée à la comparution/pression et à la providence (Dieu voit, compte, nourrit).

⚙︎ Péricopes (miroir technique)
🧩Mt 1,18–25 — Naissance de Jésus : Joseph reçoit l’annonce🧩Lc 5,1–11 — Pêche miraculeuse et appel de Pierre🧩Mc 12,1–12 — Parabole des vignerons homicides🧩Mt 10,24–33 — Ne craignez pas : l’élève et son maître🧩Mt 14,22–36 — Jésus sur la mer; guérisons à Génésareth🧩Mt 21,23–27 — Autorité de Jésus contestée🧩Mt 25,14–30 — Parabole des talents🧩Mt 17,1–13 — Transfiguration : Jésus révélé en gloire🧩Mc 5,21–43 — Jaïrus et la femme à la perte de sang🧩Mc 5,1–20 — Le démoniaque de Gérasa🧩Mc 6,45–52 — Jésus marche sur la mer🧩Mc 9,30–32 — Deuxième annonce de la passion🧩Mc 10,32–34 — Troisième annonce de la passion🧩Mc 11,20–33 — Figuier desséché : foi, prière et pardon; autorité de Jésus contestée🧩Mc 11,12–19 — Figuier stérile; purification du temple🧩Mc 16,1–8 — Résurrection : le tombeau vide🧩Lc 1,26–38 — Annonce à Marie : naissance de Jésus🧩Lc 2,8–20 — Annonce aux bergers : « un Sauveur est né »🧩Lc 8,22–25 — Jésus apaise la tempête🧩Lc 8,49–56 — Résurrection de la fille de Jaïrus🧩Lc 8,26–39 — Le démoniaque des Géraséniens🧩Lc 9,28–36 — Transfiguration : Jésus révélé en gloire🧩Lc 18,1–8 — Parabole de la veuve et du juge injuste🧩Lc 19,11–27 — Parabole des mines🧩Lc 22,1–6 — Complot pour faire mourir Jésus🧩Lc 23,39–43 — Le bon larron : « Aujourd’hui… avec moi »🧩Mt 2,13–23 — Fuite en Égypte, massacre, retour à Nazareth🧩Jn 6,16–21 — Jésus marche sur la mer🧩Jn 9,18–23 — Les parents : peur et témoignage limité🧩Jn 12,12–19 — Entrée triomphale (Jn)🧩Jn 19,8–16 — « Voici votre roi »🧩Ac 10,17–23a — L’Esprit dit : « va sans hésiter »🧩Ac 10,34–43 — Pierre prêche chez Corneille🧩Ac 13,13–16a — Arrivée en Pisidie : synagogue🧩Ac 13,26–31 — Discours : mort et résurrection de Jésus🧩Ac 13,16b–25 — Discours de Paul : promesse et Jean-Baptiste🧩Ac 16,35–40 — Libération officielle et départ🧩Ac 18,5–11 — Opposition à Corinthe ; Paul vers les nations🧩Ac 27,13–20 — Tempête : l’Euroclydon🧩Ac 27,27–32 — Tentative de fuite des marins🧩Ac 27,21–26 — Parole de l’ange : aucun ne périra🧩Ac 22,25–29 — Citoyenneté romaine de Paul🧩Lc 12,1–12 — Hypocrisie (levain) et ne pas craindre; confesser le Fils de l’homme🧩2 Co 11,1–6 — Jalousie selon Dieu : un seul époux, le Messie🧩Ga 2,11–14 — Antioche : hypocrisie, vérité de l’Évangile🧩Col 3,18–25 — Maison : familles et service comme au Seigneur🧩1 Pi 3,13–17 — Souffrir pour le bien : espérance, douceur et bonne conscience🧩Ap 2,8–11 — Smyrne : tribulation, fidélité jusqu’à la mort
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