Écrire; inscrire; rédiger.
γράφω signifie écrire, tracer, inscrire. Le verbe peut désigner l’acte matériel d’écrire (mettre des lettres sur un support) ou, par extension, la communication écrite (lettre, récit, instruction). Logiquement, γράφω implique une fixation : ce qui est écrit demeure, se transmet, devient référence. Dans le NT, γράφω apparaît dans les lettres (“je vous écris”) et dans le registre scripturaire (“il est écrit”). Le verbe sert donc à relier autorité et permanence : ce qui est écrit peut être cité, rappelé, opposé à l’oubli. Le terme peut aussi indiquer l’intention pastorale : écrire pour exhorter, corriger, consoler. Ainsi, γράφω met en relief la médiation de la parole : Dieu parle aussi par l’écrit; l’Église s’édifie par des écrits. Le verbe sert enfin à marquer la continuité : écrire, c’est transmettre la mémoire et la doctrine. En somme, γράφω décrit l’acte de fixer par l’écriture : inscrire une parole pour qu’elle soit conservée, transmise et serve de référence, soit dans la vie communautaire, soit dans l’autorité des Écritures.
L’AT insiste sur l’écriture comme moyen de mémoire d’alliance : la loi est écrite, le livre est lu, et le peuple se souvient. Moïse écrit, les rois doivent écrire et lire, et les prophètes consignent la parole. La pensée sémitique comprend que l’écrit n’est pas seulement technique : il est signe de fidélité, car ce qui est écrit garde la parole contre l’oubli. Les tables, les rouleaux, les inscriptions sont des supports de témoignage. Le thème “il est écrit” exprime l’autorité : l’alliance a une forme écrite. Dans le NT, γράφω s’inscrit dans cette continuité : les apôtres écrivent pour transmettre l’Évangile et pour garder la communauté. La promesse d’un cœur où la loi est “écrite” montre aussi un usage figuré : Dieu inscrit sa parole dans le cœur. Ainsi, γράφω résonne avec un imaginaire de mémoire et d’autorité : écrire, c’est préserver la parole de Dieu et la rendre accessible au peuple, génération après génération.
Aujourd’hui, écrire peut sembler banal (un message, un document). γράφω, dans le NT, souligne souvent la fixation et l’autorité : ce qui est écrit devient référence et mémoire. Clarification : la foi chrétienne n’est pas seulement orale ou intérieure; elle se transmet aussi par l’écrit, et l’écrit protège la vérité contre la distorsion. En prédication exégétique, γράφω permet de montrer la dimension pastorale des épîtres : écrire pour exhorter, consoler, corriger, et établir. Le terme aide aussi à comprendre l’autorité des Écritures : “il est écrit” signifie que la parole de Dieu est fixée et normative. Cela corrige un contresens moderne : réduire la Bible à des impressions. Le NT présente une parole écrite, stable, qui forme la communauté. Ainsi, γράφω met en avant la transmission durable : écrire pour garder, pour éclairer, et pour bâtir.
Ce qui est écrit éclaire et affermit la foi. (Jn 20,31; Rm 15,4)
Dans Marc 15, γράφω décrit l’inscription écrite au-dessus de Jésus sur la croix, indiquant le motif de condamnation.
N/A : terme concret; la nuance (inscription officielle vs citation) vient du contexte.
Désigne l’action d’écrire/inscrire; dans la passion, l’inscription du motif de condamnation.
effacer, oublier
écrire; inscrire; rédiger
logos/rhema : la parole; graphō = acte d’écrire la parole.
écrire
Mc 15,26
G1125
graphē (Écriture)
gra-phō
graphō
Repérer ce qui est écrit : inscription au-dessus de la croix, écrits des Écritures, lettre, etc. Dans Marc 15,26 : inscription. Règle : lier au support concret (écrit/inscription).
L’inscription rend publique l’accusation (‘Roi des Juifs’) et porte une ironie narrative.
Registre écriture/attestation : action de consigner par écrit (inscription, document). Dans Marc, peut marquer la publicité officielle d’un motif (titre au-dessus de la croix).