fendre, déchirer
G4977 σχίζω signifie « fendre, déchirer, séparer ». Dans Lc 23,45, « le voile du temple se déchira par le milieu ». Le grec utilise ce verbe pour une rupture violente et soudaine, comme la fente des rochers (Mt 27,51) ou le déchirement des cieux au baptême de Jésus (Mc 1,10). La logique narrative montre que la mort de Jésus provoque une fracture cosmique : ce qui était fermé depuis des siècles s’ouvre d’un seul coup. Luc utilise σχίζω pour marquer la fin de l’ère ancienne et l’inauguration de la nouvelle création.
L’hébreu קָרַע (déchirer) est le geste rituel de deuil extrême (Gn 37,29 ; Jb 1,20). Il désigne aussi la rupture de l’alliance (Jr 11,10). Ici, le voile se déchire non pas par la main humaine, mais par l’action divine, signifiant que Dieu lui-même brise la séparation. L’image du « ciel déchiré » (Is 64,1) attendait l’ouverture des étoiles et l’accès à la présence divine.
Occidentalement, « se déchirer » évoque la destruction. Bibliquement, σχίζω est l’ouverture salvifique : le voile qui cachait la présence de Dieu est fendu pour que tous entrent. Luc montre que la croix est l’événement qui brise les barrières entre le sacré et le profane. La clarification : le paradis n’est plus derrière le voile, il est ouvert « aujourd’hui » par le sang de Jésus.
Rendre une séparation par déchirure/fente (souvent un événement soudain, visible).
Dans Lc 23,45, il décrit le voile du Temple qui se déchire : rupture visible au moment de la mort de Jésus.
déchirer
G4977
schizō