demander; interroger; solliciter
Le verbe marque la transition entre le commandement d’amour et le dialogue avec Pierre. Il fait apparaître l’objection : “où vas-tu ?” qui ouvre la suite (impossibilité de suivre maintenant, puis annonce du reniement). Ainsi, la demande de Pierre sert de déclencheur narratif. Elle montre aussi la tension du passage : amour commandé, mais fragilité des disciples. La logique est : Jésus annonce séparation → Pierre demande → Jésus clarifie → Pierre affirme → Jésus prédit le reniement. Le verbe “demander” est donc une charnière qui expose l’incompréhension. Il sert la préparation des disciples à l’épreuve.
Dans l’arrière-plan biblique, les disciples/serviteurs interrogent souvent le Seigneur au moment d’une transition (départ, mission). La question “où vas-tu ?” rappelle les scènes où l’homme veut saisir le plan de Dieu, mais doit apprendre la confiance. L’alliance forme un peuple qui écoute et apprend, même quand il ne comprend pas. Ici, Pierre questionne par attachement, mais Jésus le conduit à la vérité sur sa faiblesse. Cela donne une tonalité de formation : Dieu prépare par la parole. La demande devient un lieu de dévoilement du cœur. Ainsi, le verbe s’inscrit dans une pédagogie d’alliance, pas simplement dans la curiosité.
Lecture occidentale spontanée : demander = bien. Ici, la question de Pierre est sincère mais révèle une incompréhension du chemin de Jésus. Clarification : le texte ne condamne pas la question, mais montre que la compréhension doit venir de Jésus. Le verbe sert à ouvrir un dialogue qui expose la fragilité et prépare au scandale de la croix. On garde donc : interroger en contexte d’attachement et de séparation. Cela évite de moraliser la question en “bonne” ou “mauvaise”.
Verbe : poser une question/demande, parfois insister; ici, question de Pierre à Jésus.
Dans Jn 13,36–38, Pierre demande : « Seigneur, où vas-tu ? » Le verbe exprime une question insistante qui révèle l’incompréhension et l’attachement de Pierre au moment du départ annoncé.
Ne pas confondre avec erōtaō (intercéder) : ici c’est une question de Pierre. Éviter d’en faire une vertu automatique : la demande conduit à une correction.
Peut décrire des demandes ou des questions; le contexte décide si c’est une intercession ou une interrogation.
se taire; ne pas demander
demander; interroger; questionner
aiteō (demander) : nuance ; deomai (supplier)
demander
Jn 13,36
G2065
ἐρωτάω
erōtaō (é-rô-ta-ô)
erōtaō
Le verbe peut signifier diverses formes de demande. Ici, l’indice est le contenu : Pierre interroge sur la destination de Jésus (“où vas-tu ?”), puis réagit (“je donnerai ma vie”). Donc il s’agit d’une question relationnelle et d’incompréhension, pas d’une simple requête d’objet. Le co-texte est le départ annoncé et la correction de Jésus (reniement). On évite d’y lire une “prière” formelle : c’est une interpellation de disciple à maître. Le sens retenu : interroger/demander en contexte de départ et d’attachement.
Registre relationnel : question d’un disciple inquiet face à la séparation. Dans ce passage, la demande met en lumière la distance entre ce que Jésus annonce et ce que Pierre comprend.