voler; dérober; subtiliser (en secret)
κλέπτω signifie voler, dérober, prendre furtivement ce qui appartient à un autre. Le verbe décrit une appropriation illégitime, souvent par ruse ou en secret. Logiquement, κλέπτω suppose une propriété et une violation : prendre sans droit. Dans le NT, il apparaît dans des enseignements éthiques (ne pas voler) et dans des images (le voleur vient pour dérober), soulignant que le vol détruit la confiance et la communion. Le terme peut aussi être utilisé métaphoriquement : voler la parole (l’ennemi enlève), voler la gloire, etc., selon le contexte. En somme, κλέπτω désigne le vol comme acte de privation : prendre sans droit, en secret ou par ruse, ce qui viole la justice et appelle une transformation vers l’intégrité et la générosité.
La Torah interdit le vol et encadre la restitution : rendre et réparer. La pensée sémitique comprend que voler n’est pas seulement une faute économique, mais une violence relationnelle : cela brise la confiance et opprime souvent le faible. Les prophètes dénoncent aussi les vols “institutionnels” (extorsion, fraude). Ainsi, κλέπτω résonne avec l’appel à la justice concrète : intégrité, honnêteté, réparation. Dans le NT, l’Évangile transforme : celui qui volait doit travailler et partager. La pensée sémitique aide donc à entendre le vol comme infidélité d’alliance : prendre au lieu de donner, et la repentance comme restitution et générosité.
Aujourd’hui, le vol est parfois minimisé (“petites fraudes”). κλέπτω, bibliquement, nomme une transgression de justice : prendre ce qui appartient à un autre. Clarification : la repentance biblique vise plus que l’arrêt; elle vise la réparation et un changement de cœur. En prédication exégétique, κλέπτω permet de relier éthique et grâce : la grâce libère de la convoitise et produit une vie d’intégrité et de partage. Le mot corrige un contresens moderne : réduire le péché à du privé. Le vol touche la communauté. κλέπτω met donc en avant l’appel à l’honnêteté, à la restitution, et à la générosité.
Verbe : voler / dérober (souvent discrètement), prendre injustement ce qui ne nous appartient pas.
Dans le passage, κλέπτω décrit l’acte de dérober (vol), au sens concret ou figuré selon le contexte. Le texte précise l’objet du vol et l’enjeu (injustice, destruction, tromperie).
Distinguer κλέπτω (dérober, souvent discret) de ἁρπάζω (arracher violemment). En Jn 10, l’image sert à décrire ce qui détruit, pas un simple larcin.
Employé pour le vol (dérober/subtiliser) dans un cadre éthique (interdit, injustice) et dans des images (ce qui “vole”/détruit) selon le contexte.
donner; partager; restituer; honnêteté
voler; dérober; subtiliser; prendre en cachette
ἁρπάζω (ravir/arracher) : violence; διορύσσω (forcer en creusant) : effraction; κλέπτω = dérober.
dérober
Mt 6,19-20; Jn 10,10; Ep 4,28
G2813
κλέπτω
kleptō
Le verbe vise le vol discret (dérober). Option A : vol matériel (biens). Option B : usage figuré (le voleur ‘vient pour dérober’ : destruction spirituelle; ou ‘dérober la parole’). L’indice est ce qui est pris (biens/parole/vie) et la scène (maison, trésor, bergerie, parabole).
- Mt 6,19 — “les voleurs percent et dérobent” : fragilité des trésors terrestres; indice : voleurs + trésors. - Jn 10,10 — “le voleur ne vient que pour dérober…” : image d’un destructeur en contraste avec le bon berger; indice : parallèle dérober/tuer/détruire.
Registre juridique et éthique : vol, atteinte au prochain, injustice. Dans les images de Jésus, peut devenir registre spirituel : ce qui détruit et prive (voleur vs berger).