Le lendemain, les principaux sacrificateurs et les pharisiens demandent à Pilate de sécuriser le tombeau, se rappelant que Jésus a parlé de ressusciter. Pilate leur donne une garde; ils scellent la pierre et placent des soldats. Le tombeau est gardé pour empêcher toute fraude.
- Le lendemain du jour de la préparation, les principaux sacrificateurs et les pharisiens vont vers Pilate (selon texte). - Ils appellent Jésus « cet imposteur » et rappellent qu’il a dit : après trois jours je ressusciterai. - Ils demandent à Pilate d’ordonner que le sépulcre soit gardé jusqu’au troisième jour. - Ils donnent une raison : que ses disciples ne viennent pas dérober le corps et dire au peuple qu’il est ressuscité. - Ils disent que cette dernière imposture serait pire que la première (selon texte). - Pilate répond : vous avez une garde; allez, gardez-le comme vous l’entendez (selon formulation). - Ils s’en vont, scellent la pierre et mettent la garde (selon texte).
Renforcer l’historicité de la résurrection : les adversaires tentent d’empêcher le témoignage, mais confirment involontairement la réalité du tombeau scellé.
- Pourquoi parler de « dernière imposture » ? Clé : le texte expose leur logique : un tombeau vide pourrait être interprété comme résurrection, ce qu’ils veulent empêcher. - Que signifie « sceller la pierre » ? Clé : action officielle qui marque le tombeau comme sous contrôle, en plus de la garde. - Pourquoi mentionner « jusqu’au troisième jour » ? Clé : cela correspond à la parole rappelée (« après trois jours ») et fixe la durée de la surveillance.
La situation est le lendemain de la préparation : Jésus est enseveli, mais les chefs se souviennent de sa parole sur la résurrection « après trois jours ». Le problème est la crainte d’un prétendu vol du corps qui créerait, selon eux, une tromperie plus grande. Ils demandent donc à Pilate une sécurisation du tombeau. Le passage met en scène une tentative humaine de contrôler l’issue du récit en scellant la pierre et en plaçant une garde.
Le Messie vaincra malgré les précautions humaines : le tombeau scellé met en relief la puissance de la résurrection de Jésus.
Mt 28,11–15; Ac 2,24; Ps 16,10; Da 6,17; Jn 11,25
- Les chefs expriment une crainte implicite rendue explicite par la stratégie (« de peur que… » selon formulation). - Ils expriment un mépris explicite en appelant Jésus « cet imposteur » (selon texte). - L’inquiétude est explicitée par leur langage sur une « imposture » pire que la première.
Juste avant, Jésus a été enseveli dans un tombeau neuf, et des femmes étaient assises en face du sépulcre (Mt 27,57–61). Dans cette péricope, les chefs vont vers Pilate, rappellent la parole de Jésus sur les trois jours et demandent une garde. Le tombeau est ensuite scellé et surveillé. Juste après, Matthieu raconte le matin du premier jour de la semaine : le tremblement de terre, l’ange, la pierre roulée et l’annonce de la résurrection aux femmes (Mt 28,1–10).
- Répétition : repère « troisième jour » / « après trois jours ». - Répétition : « garde » (demande, réponse, mise en place). - Répétition : langage de tromperie (« imposteur », « imposture »). - Contraste : parole annoncée / mesures de sécurité. - Motif : « sceller la pierre » (action finale). - Motif : peur d’un discours public (« dire au peuple… »).
- « troisième jour » : repère temporel lié à la parole attribuée à Jésus. - « garde » : dispositif militaire/administratif demandé pour surveiller le tombeau. - « sceller » : rendre l’accès officiel et contrôlé (scellement de la pierre). - « dérober » : action redoutée : voler le corps. - « dire au peuple » : enjeu public de la rumeur ou du témoignage. - « imposture » : mot qui exprime leur interprétation et leur peur d’une tromperie.
Risque 1 : lire la garde comme preuve que la résurrection est une invention; dans le récit, la garde sert au contraire de cadre qui contredit l’hypothèse du vol. Risque 2 : penser que les autorités ignorent la parole de Jésus; le texte montre qu’elles s’en souviennent et la citent. Risque 3 : réduire « imposture » à un simple jugement moral; le mot structure leur motivation et leur stratégie. Risque 4 : détacher ce passage de Mt 28; il prépare directement la scène du tombeau et la question du témoignage.
La tension est l’opposition entre la parole annoncée de Jésus (résurrection) et les mesures de sécurité prises pour empêcher toute manipulation. La visée est de montrer que les autorités reconnaissent l’importance de la parole de Jésus et cherchent à neutraliser l’impact public d’un tombeau vide. Le texte insiste sur les actions concrètes : garde, scellement, pierre. Christocentriquement, cette scène prépare le contraste : malgré le sceau et la garde, le récit annoncera la résurrection; les précautions deviennent un cadre qui rend le témoignage du tombeau vide plus net.
Repère temporel (lendemain) → venue des chefs vers Pilate → rappel de la parole de Jésus (« après trois jours ») → demande : sécuriser le sépulcre jusqu’au troisième jour → motif : peur que les disciples volent le corps et disent « il est ressuscité » → réponse de Pilate : vous avez une garde → action : ils vont au tombeau → scellement de la pierre → mise de la garde.
tombeau; Jérusalem
Mt 27,62–66