grand; important; puissant
μέγας signifie grand, ample, important ou considérable selon l’objet qualifié. L’adjectif n’a pas une valeur morale fixe; il amplifie ce dont il parle. Dans Lc 14,16, il qualifie le souper : « un grand souper ». Le co-texte indique donc que la grandeur concerne l’ampleur et l’importance du banquet préparé. Le mot ne décrit pas d’abord la taille d’un objet matériel, mais le caractère considérable du repas : nombreux invités, préparation importante, maison à remplir. μέγας sert à donner du poids à l’invitation. Refuser un grand souper n’est pas refuser un détail secondaire; c’est se détourner d’un événement préparé et significatif. La logique du mot est donc narrative : il agrandit l’enjeu de la scène. Il faut éviter deux erreurs. La première serait de moraliser l’adjectif, comme si « grand » signifiait automatiquement bon au sens doctrinal. La seconde serait de l’aplatir en simple intensif sans effet. Dans la parabole, μέγας prépare la tension : plus le souper est grand, plus les excuses des invités apparaissent comme un refus sérieux. Le mot souligne donc l’importance du festin dans l’argument du passage.
Dans l’univers biblique, la grandeur peut désigner l’ampleur d’un acte, la dignité d’un événement ou le poids d’une réalité. Elle n’est pas seulement une mesure; elle signale ce qui compte et mérite attention. Les grands repas, les grandes assemblées et les grandes actions marquent des moments importants dans le récit biblique. En Lc 14, μέγας qualifie le souper préparé par le maître. L’arrière-plan biblique des repas et des invitations aide à comprendre que ce grand souper n’est pas un détail domestique. Il représente une scène d’accueil, de table et de participation. Toutefois, il faut rester dans le passage : le mot ne renvoie pas à toute grandeur divine en général, mais à l’importance du banquet de la parabole. La grandeur du souper donne du relief au refus des invités. Ils ne refusent pas une invitation insignifiante; ils se détournent d’un repas préparé avec ampleur. La pensée biblique attache aussi de l’importance à l’honneur de l’hôte : un grand banquet implique un appel sérieux. En contexte, μέγας met donc en lumière la valeur du festin et la gravité narrative des excuses. Le mot sert l’enjeu du récit : une grande invitation rencontre un grand refus.
Pour un lecteur moderne, « grand » peut être entendu comme une simple exagération ou un mot publicitaire. Dans Lc 14, μέγας n’est pas un adjectif décoratif. Il qualifie le souper et oriente la lecture de toute la parabole. Le repas préparé est grand : il suppose une préparation réelle, une invitation large et une maison destinée à être remplie. Le contresens serait de traiter le mot comme un simple synonyme de « bon » ou de « impressionnant » sans fonction. Ici, la grandeur du repas renforce l’enjeu de la réponse. Les invités initiaux refusent un banquet important, déjà prêt. Un autre contresens serait de moraliser l’adjectif hors contexte. μέγας ne dit pas tout seul si une grandeur est bonne ou mauvaise; l’objet qualifié le précise. Dans ce passage, l’objet est le souper du maître. La clarification utile est donc de rattacher l’adjectif à son nom : grand souper, grande invitation, grand enjeu narratif. Le mot aide à comprendre pourquoi les excuses pèsent lourd. Elles ne reportent pas une rencontre mineure; elles refusent un événement préparé. μέγας donne ainsi de l’ampleur à la scène et prépare l’élargissement de l’invitation.
Adjectif : grand (taille, quantité, importance) — nuance fixée par l’objet qualifié et le contraste du passage.
Qualifie une réalité comme importante/ample (intensité ou quantité) afin d’orienter la lecture et la conclusion du passage.
Transformer ‘grand’ en superlatif vague. Toujours préciser ce qui est qualifié de grand et l’effet recherché dans le passage.
Qualifie une réalité comme grande/ample (quantité, intensité, importance) pour orienter la lecture du passage.
petit, faible, minime, léger
grand; important; ample; nombreux (selon contexte)
Grand (ampleur) ≠ bon/juste : la grandeur peut être positive ou négative selon le passage.
grand
(à compléter selon l’occurrence du chapitre)
G3173
μέγας (megas)
me'-gas (approx.)
megas
Le co-texte détermine ce qui est “grand” : taille, nombre, importance, intensité. Option A : grand au sens de quantité/ampleur ; Option B : grand au sens d’importance (valeur dans l’argument) si le passage insiste sur un contraste. L’indice décisif est l’objet qualifié (ville, foule, joie, péché, grâce…) et le contraste éventuel (petit/grand). Ne pas moraliser : “grand” n’est pas forcément bon ou mauvais; le passage le précise.
- (Parabole/contraste) — Option A (grandeur de taille/quantité) / Option B (importance dans l’argument). Indice : le texte oppose explicitement petit ↔ grand, ou montre un effet produit par l’ampleur.
Le mot active le registre de l’ampleur et de l’importance. En Lc 14,16, il qualifie le souper : ce n’est pas un repas mineur, mais un grand banquet préparé par le maître. La grandeur sert donc la scène d’invitation et souligne le poids du refus.