🇬🇷

grand — μέγας — megas

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

grand; important; puissant

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

μέγας signifie grand, ample, important ou considérable selon l’objet qualifié. L’adjectif n’a pas une valeur morale fixe; il amplifie ce dont il parle. Dans Lc 14,16, il qualifie le souper : « un grand souper ». Le co-texte indique donc que la grandeur concerne l’ampleur et l’importance du banquet préparé. Le mot ne décrit pas d’abord la taille d’un objet matériel, mais le caractère considérable du repas : nombreux invités, préparation importante, maison à remplir. μέγας sert à donner du poids à l’invitation. Refuser un grand souper n’est pas refuser un détail secondaire; c’est se détourner d’un événement préparé et significatif. La logique du mot est donc narrative : il agrandit l’enjeu de la scène. Il faut éviter deux erreurs. La première serait de moraliser l’adjectif, comme si « grand » signifiait automatiquement bon au sens doctrinal. La seconde serait de l’aplatir en simple intensif sans effet. Dans la parabole, μέγας prépare la tension : plus le souper est grand, plus les excuses des invités apparaissent comme un refus sérieux. Le mot souligne donc l’importance du festin dans l’argument du passage.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, la grandeur peut désigner l’ampleur d’un acte, la dignité d’un événement ou le poids d’une réalité. Elle n’est pas seulement une mesure; elle signale ce qui compte et mérite attention. Les grands repas, les grandes assemblées et les grandes actions marquent des moments importants dans le récit biblique. En Lc 14, μέγας qualifie le souper préparé par le maître. L’arrière-plan biblique des repas et des invitations aide à comprendre que ce grand souper n’est pas un détail domestique. Il représente une scène d’accueil, de table et de participation. Toutefois, il faut rester dans le passage : le mot ne renvoie pas à toute grandeur divine en général, mais à l’importance du banquet de la parabole. La grandeur du souper donne du relief au refus des invités. Ils ne refusent pas une invitation insignifiante; ils se détournent d’un repas préparé avec ampleur. La pensée biblique attache aussi de l’importance à l’honneur de l’hôte : un grand banquet implique un appel sérieux. En contexte, μέγας met donc en lumière la valeur du festin et la gravité narrative des excuses. Le mot sert l’enjeu du récit : une grande invitation rencontre un grand refus.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, « grand » peut être entendu comme une simple exagération ou un mot publicitaire. Dans Lc 14, μέγας n’est pas un adjectif décoratif. Il qualifie le souper et oriente la lecture de toute la parabole. Le repas préparé est grand : il suppose une préparation réelle, une invitation large et une maison destinée à être remplie. Le contresens serait de traiter le mot comme un simple synonyme de « bon » ou de « impressionnant » sans fonction. Ici, la grandeur du repas renforce l’enjeu de la réponse. Les invités initiaux refusent un banquet important, déjà prêt. Un autre contresens serait de moraliser l’adjectif hors contexte. μέγας ne dit pas tout seul si une grandeur est bonne ou mauvaise; l’objet qualifié le précise. Dans ce passage, l’objet est le souper du maître. La clarification utile est donc de rattacher l’adjectif à son nom : grand souper, grande invitation, grand enjeu narratif. Le mot aide à comprendre pourquoi les excuses pèsent lourd. Elles ne reportent pas une rencontre mineure; elles refusent un événement préparé. μέγας donne ainsi de l’ampleur à la scène et prépare l’élargissement de l’invitation.

Courte description — (aide remplissage)

Adjectif : grand (taille, quantité, importance) — nuance fixée par l’objet qualifié et le contraste du passage.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Qualifie une réalité comme importante/ample (intensité ou quantité) afin d’orienter la lecture et la conclusion du passage.

Pièges lexicaux

Transformer ‘grand’ en superlatif vague. Toujours préciser ce qui est qualifié de grand et l’effet recherché dans le passage.

Usage biblique (mini)

Qualifie une réalité comme grande/ample (quantité, intensité, importance) pour orienter la lecture du passage.

Antonymes / contrastes (FR)

petit, faible, minime, léger

Synonymes / proches (FR)

grand; important; ample; nombreux (selon contexte)

À ne pas confondre avec…

Grand (ampleur) ≠ bon/juste : la grandeur peut être positive ou négative selon le passage.

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Sagesse / cœur
Nature
Adjectif
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

grand

Versets clés (liste)

(à compléter selon l’occurrence du chapitre)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G3173

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Lemme / racine (optionnel)

μέγας (megas)

Prononciation — (aide remplissage)

me'-gas (approx.)

Translit. — NOYAU

megas

Vérifiable
Champs sémantiques
Royaume
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le co-texte détermine ce qui est “grand” : taille, nombre, importance, intensité. Option A : grand au sens de quantité/ampleur ; Option B : grand au sens d’importance (valeur dans l’argument) si le passage insiste sur un contraste. L’indice décisif est l’objet qualifié (ville, foule, joie, péché, grâce…) et le contraste éventuel (petit/grand). Ne pas moraliser : “grand” n’est pas forcément bon ou mauvais; le passage le précise.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- (Parabole/contraste) — Option A (grandeur de taille/quantité) / Option B (importance dans l’argument). Indice : le texte oppose explicitement petit ↔ grand, ou montre un effet produit par l’ampleur.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le mot active le registre de l’ampleur et de l’importance. En Lc 14,16, il qualifie le souper : ce n’est pas un repas mineur, mais un grand banquet préparé par le maître. La grandeur sert donc la scène d’invitation et souligne le poids du refus.

⚙︎ Péricopes (miroir technique)
🧩Mc 15,33–41 — Mort de Jésus🧩Mt 22,34–40 — Le plus grand commandement🧩Mt 5,17–20 — Jésus et la Loi : accomplissement et justice🧩Mt 24,15–28 — La grande détresse : abomination et faux prophètes🧩Mc 13,1–23 — Annonce de la destruction du temple; commencement des douleurs; persécutions; grande détresse🧩Mc 14,10–16 — Judas décide de livrer Jésus; préparation de la Pâque🧩Lc 8,22–25 — Jésus apaise la tempête🧩Lc 13,18–21 — Royaume : grain de moutarde et levain🧩Jn 6,16–21 — Jésus marche sur la mer🧩Ac 11,27–30 — Prophétie de famine et collecte🧩Ac 8,9–13 — Simon le magicien🧩Ep 5,22–33 — Mari et femme : grand mystère, Messie et Église🧩Ap 6,1–6 — Ouverture des sceaux : conquête, guerre, famine (les cavaliers)🧩Ap 7,13–17 — Qui sont-ils ? tribulation, sang de l’Agneau, berger🧩Ap 8,6–13 — Trompettes 1 à 4 : terre, mer, eaux, cieux frappés (triple malheur annoncé)🧩Ap 14,13–16 — Heureux les morts dans le Seigneur et moisson de la terre🧩Ap 14,17–20 — Vendange : grappe mûre, pressoir de la colère🧩Ap 18,11–17a — Marchands pleurent : cargaisons et richesse disparues🧩Ap 18,20–24 — Ciel, réjouis-toi : Babylone anéantie, justice confirmée🧩Ap 18,17b–19 — Pilotes et marins : lamentation sur la ville brûlée🧩Lc 14,15–24 — Parabole du grand festin🧩Mt 5,1–12 — Les Béatitudes (heureux…)🧩Mt 7,21–29 — Faire la volonté du Père; maison sur le roc/sable; autorité de Jésus🧩Mt 8,23–27 — Jésus apaise la tempête
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