🇬🇷

guérir — ἰάομαι — iaomai

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
🧩Mt 12,15–21 — Le serviteur choisi : Jésus se retire (accomplissement)🧩Mt 12,9–14 — Guérison de la main sèche le jour du sabbatNo access🧩Mt 15,29–31 — Guérisons près de la mer et louange🧩Mt 21,12–17 — Purification du temple et guérisons🧩Mc 1,29–31 — Guérison de la belle-mère de Simon🧩Mc 1,32–34 — Guérisons et délivrances le soir🧩Mc 1,40–45 — Guérison d’un lépreux et ordre de silence🧩Mc 3,1–6 — Guérison de la main sèche le jour du sabbat🧩Mc 3,7–12 — Foule au bord de la mer : guérisons et esprits impurs🧩Mc 2,1–12 — Guérison du paralytique : autorité de pardonner🧩Mc 5,21–43 — Jaïrus et la femme à la perte de sang🧩Mc 5,1–20 — Le démoniaque de Gérasa🧩Mc 6,7–13 — Envoi des douze🧩Mc 6,53–56 — Guérisons à Génésareth🧩Mc 7,31–37 — Guérison du sourd-muet🧩Mc 7,24–30 — La Syro-phénicienne : foi et délivrance🧩Mc 8,22–26 — Guérison de l’aveugle à Bethsaïda🧩Mc 9,14–41 — Guérison du garçon possédé; deuxième annonce de la passion; le plus grand : servir comme un enfant🧩Ac 3,1–10 — Guérison du boiteux au temple🧩Ac 14,8–18 — Guérison à Lystre et confusion des dieux🧩Lc 7,1–10 — Guérison du serviteur du centenier🧩Lc 9,10–17 — Multiplication des pains (cinq mille)🧩Lc 9,37–43 — Guérison du garçon possédé🧩Lc 6,17–26 — Foule rassemblée; béatitudes et malheurs🧩Lc 5,17–26 — Guérison du paralytique : autorité de pardonner🧩Lc 18,35–43 — Guérison de l’aveugle de Jéricho🧩Lc 22,47–53 — Arrestation de Jésus🧩Lc 14,1–6 — Guérison d’un hydropique le sabbat🧩Mt 8,5–13 — Le centenier : foi et guérison du serviteur🧩Mt 13,10–17 — Pourquoi Jésus parle en paraboles🧩Lc 8,40–48 — La femme à la perte de sang🧩Jn 4,46–54 — Guérison du fils d’un officier🧩Jn 12,37–43 — Incrédulité malgré les signes
Sens (principal)

guérir ; restaurer

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

ἰάομαι signifie « guérir », avec une nuance orientée vers la restauration et le rétablissement. Le verbe décrit le passage d’un état abîmé à un état remis en ordre : on retrouve une intégrité. Sa logique n’est pas seulement médicale; elle est téléologique : guérir, c’est rendre à quelqu’un une condition “comme il faut”. Dans le grec, ἰάομαι peut concerner le corps, mais aussi une forme de réparation plus large selon le contexte. Pour enrichir la compréhension, il faut noter que le verbe met en avant le résultat : la personne est rétablie, pas seulement soulagée. Linguistiquement, ἰάομαι s’oppose à un simple constat de maladie : il exprime une action qui restaure. Le sens profond est donc la remise en état : la guérison comme rétablissement d’une vie. Comprendre ἰάομαι aide à lire les récits où la guérison n’est pas un effet spectaculaire isolé, mais un acte qui réoriente l’existence : la personne retrouve sa place, sa capacité de marcher, de servir, de vivre. Le verbe souligne ainsi une dynamique de restauration : ce qui était diminué est relevé, et la réalité reprend sa cohérence. Ainsi, ἰάομαι est un vocabulaire de rétablissement, où la guérison est comprise comme une restauration visible et concrète.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’arrière‑plan de l’Ancien Testament, guérir renvoie souvent à l’action de Dieu qui restaure ce qui est brisé. Le Seigneur se présente comme celui qui guérit, non seulement des maladies, mais aussi des blessures du peuple : il relève, il panse, il rétablit. La guérison est liée à l’alliance : lorsque Dieu restaure, il manifeste sa fidélité et sa compassion. Un repère important est la différence entre simple soulagement et restauration : la Bible parle souvent d’un rétablissement qui permet de reprendre une marche. Elle lie aussi la guérison à la vérité : le mal peut être visible (plaie, faiblesse) mais il révèle parfois une désolation plus profonde, et Dieu intervient pour refaire. Sans expliquer un passage, comprendre ἰάομαι avec ce cadre, c’est entendre une théologie de la restauration : Dieu n’est pas seulement juge, il est aussi celui qui répare. Le mot invite à voir la guérison comme signe : un acte concret qui rappelle que Dieu peut remettre en état ce qui semblait perdu. Ainsi, guérir devient un vocabulaire d’espérance : le Seigneur restaure, relève l’abattu, et redonne une intégrité qui permet de servir et d’adorer.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le lecteur moderne pense souvent “guérir” en termes purement techniques : traitement, protocole, performance du corps. Le contresens est de réduire ἰάομαι à une opération médicale sans portée relationnelle. La clarification : le verbe désigne un rétablissement, une restauration, avec l’idée d’un état remis en ordre. Il met l’accent sur le résultat : la personne est rétablie, pas seulement soulagée. Un autre contresens moderne est de transformer toute guérison en “preuve” spectaculaire ou en obsession de résultat. Bibliquement, la guérison est d’abord un acte concret qui restaure une vie et la rend à nouveau capable de marcher, travailler, servir. Pour un prédicateur, comprendre ἰάομαι enrichit le sens profond : il permet de parler de restauration plutôt que de sensationnel. Le mot aide aussi à distinguer amélioration partielle et rétablissement : la guérison remet une cohérence. Enfin, ἰάομαι rappelle que la vie humaine peut être brisée et que la restauration est possible : le verbe devient un vocabulaire d’espérance sobre, centré sur la remise en état et la compassion, plutôt que sur la performance.

Courte description — (aide remplissage)

Jésus guérit pour accomplir la prophétie : le Serviteur apporte restauration réelle. (Mt 12,15–21)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mt 12,15–21 (citation d’Ésaïe 42), la guérison de Jésus s’inscrit dans le portrait du Serviteur : douceur, justice, et restauration. Le mot met en lumière que le Messie n’écrase pas, mais relève et soigne ceux qui viennent à lui.

Pièges lexicaux

Ne pas forcer le sens “spirituel” si le texte parle de guérisons physiques. Mais ne pas l’exclure non plus : l’Écriture peut relier guérison et salut. Dans Mt 12, l’accent est sur la douceur messianique et la restauration réelle.

Usage biblique (mini)

Verbe de guérison. Souvent utilisé pour décrire l’action de Dieu qui restaure. Dans le NT, peut aussi être repris pour parler d’une guérison plus profonde liée au salut (selon contexte).

Antonymes / contrastes (FR)

blesser, détruire, opprimer

Synonymes / proches (FR)

guérir, soigner, restaurer

À ne pas confondre avec…

θεραπεύω — guérir/soigner (très proche) ; σῴζω — sauver (plus large)

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Salut / grâce / foi
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

guérir

Versets clés (liste)

Mt 12,15 ; 1 P 2,24 ; Es 53,5

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G2390

Lemme / racine (optionnel)

Origine : voir la section “Origine” sur lueur.org (iaomai).

Prononciation — (aide remplissage)

i-a-o-maï

Translit. — NOYAU

iaomai

Vérifiable
Champs sémantiques
Grâce
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : guérison physique (maladie, infirmité) ; Option B : restauration plus large (parfois figurée) selon l’objet. Le co-texte tranche par la description du mal (infirmité, blessure) et par le résultat visible (se lever, marcher, être rétabli). Ne pas spiritualiser si le récit décrit un signe concret, et ne pas réduire à du “bien-être” : le texte montre une intervention de Dieu. Règle : suivre l’objet guéri et le changement observable dans la scène.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 12,15–21 — “guérir” (G2390) : le verbe marque une restauration réelle qui manifeste l’identité du serviteur choisi. L’indice est “il les guérit tous” et la citation d’Ésaïe. - Mt 14,13–36 — Option A (guérir = soulager) / Option B (guérir = signe du Royaume) : le co-texte oriente vers B : les guérisons accompagnent la compassion et révèlent l’autorité de Jésus.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre guérison/restauration : ἰάομαι renvoie à guérir, soigner, rétablir, souvent dans des scènes où la puissance de Dieu restaure une personne. Dans Actes, il apparaît dans l’univers des signes (guérisons) et de la délivrance qui authentifient le témoignage.

⚙︎ Péricopes (miroir technique)
🧩Mt 12,15–21 — Le serviteur choisi : Jésus se retire (accomplissement)🧩Mt 12,9–14 — Guérison de la main sèche le jour du sabbatNo access🧩Mt 15,29–31 — Guérisons près de la mer et louange🧩Mt 21,12–17 — Purification du temple et guérisons🧩Mc 1,29–31 — Guérison de la belle-mère de Simon🧩Mc 1,32–34 — Guérisons et délivrances le soir🧩Mc 1,40–45 — Guérison d’un lépreux et ordre de silence🧩Mc 3,1–6 — Guérison de la main sèche le jour du sabbat🧩Mc 3,7–12 — Foule au bord de la mer : guérisons et esprits impurs🧩Mc 2,1–12 — Guérison du paralytique : autorité de pardonner🧩Mc 5,21–43 — Jaïrus et la femme à la perte de sang🧩Mc 5,1–20 — Le démoniaque de Gérasa🧩Mc 6,7–13 — Envoi des douze🧩Mc 6,53–56 — Guérisons à Génésareth🧩Mc 7,31–37 — Guérison du sourd-muet🧩Mc 7,24–30 — La Syro-phénicienne : foi et délivrance🧩Mc 8,22–26 — Guérison de l’aveugle à Bethsaïda🧩Mc 9,14–41 — Guérison du garçon possédé; deuxième annonce de la passion; le plus grand : servir comme un enfant🧩Ac 3,1–10 — Guérison du boiteux au temple🧩Ac 14,8–18 — Guérison à Lystre et confusion des dieux🧩Lc 7,1–10 — Guérison du serviteur du centenier🧩Lc 9,10–17 — Multiplication des pains (cinq mille)🧩Lc 9,37–43 — Guérison du garçon possédé🧩Lc 6,17–26 — Foule rassemblée; béatitudes et malheurs🧩Lc 5,17–26 — Guérison du paralytique : autorité de pardonner🧩Lc 18,35–43 — Guérison de l’aveugle de Jéricho🧩Lc 22,47–53 — Arrestation de Jésus🧩Lc 14,1–6 — Guérison d’un hydropique le sabbat🧩Mt 8,5–13 — Le centenier : foi et guérison du serviteur🧩Mt 13,10–17 — Pourquoi Jésus parle en paraboles🧩Lc 8,40–48 — La femme à la perte de sang🧩Jn 4,46–54 — Guérison du fils d’un officier🧩Jn 12,37–43 — Incrédulité malgré les signes🧩Jc 5,12–20 — Intégrité, prière, confession, et ramener l’égaré🧩1 Pi 2,18–25 — Serviteurs : souffrir injustement, exemple du Christ🧩Mt 8,14–17 — Guérison de la belle-mère de Pierre et de nombreux malades