Héritier; celui qui reçoit l’héritage.
κληρονόμος signifie héritier, celui qui reçoit un héritage, et en Mc 12,7 (parabole des vignerons) le mot sert de déclencheur de violence : “voici l’héritier” → tuons-le → l’héritage sera à nous. Le terme structure la logique criminelle : en éliminant le représentant, on pense s’approprier le bien. Il met en relief l’illusion : l’héritage ne se prend pas par meurtre, il se reçoit légitimement; l’action révèle une rébellion contre le propriétaire. Le mot sert donc à identifier le fils dans la parabole et à exposer l’intention des vignerons : usurper. Il prépare aussi le jugement : rejeter l’héritier, c’est rejeter le maître. Ainsi, κληρονόμος cristallise l’enjeu christologique du récit.
L’héritage est un thème central de l’alliance : Dieu donne une terre, une promesse, un nom, et un futur. Dans l’AT, l’héritier est celui qui reçoit ce qui a été promis, non par mérite mais par filiation et par engagement de Dieu. Les paraboles (comme Marc 12) s’appuient sur cet arrière-plan : le “fils” est l’héritier légitime, et le rejeter revient à contester le droit du maître. Cela renvoie aussi au thème du “fils” dans l’histoire biblique (Isaac, David) : l’héritier porte la continuité de la promesse. Ainsi, dans Marc 12, tuer l’héritier est un acte de rébellion d’alliance : refuser le Fils envoyé par Dieu, et vouloir s’approprier la vigne. L’arrière-plan sémitique rend l’acte gravissime : c’est la rupture ultime avec le propriétaire et son dessein.
On pense souvent héritage en termes d’argent. Ici, le mot porte un droit et une relation : l’héritier est le fils, celui qui reçoit par légitimité. Dans la parabole, cela révèle l’intention : éliminer le fils pour prendre la place. Lire le terme ainsi aide à entendre l’accusation : le rejet de Jésus n’est pas une simple erreur, c’est une tentative de s’emparer de ce qui appartient à Dieu. Pour les croyants, ailleurs dans le NT, “héritier” ouvre aussi vers l’espérance : recevoir le Royaume par promesse.
Héritier : celui qui reçoit un héritage (par droit/ promesse); (fig.) héritier du Royaume. (Rm 8,17)
Dans Marc 12, κληρονόμος signifie héritier; dans la parabole, il désigne le fils envoyé, figure de Jésus.
L’abstraire : dans Marc 12 c’est un terme concret de parabole (héritage), portant une accusation contre les dirigeants.
Dans la parabole des vignerons, désigne ‘l’héritier’ (le fils), figure du Fils envoyé.
étranger; exclu; usurpateur (selon contexte)
héritier; successeur
kleros (part/lot) : racine; huios (fils) : relation, base de l’héritage.
héritier
Mc 12,7
G2818
kleros (part) + nomos (partage) (selon lueur)
klay-ron-om’-os
kleronomos
Dans Marc 12,7 : parabole des vignerons, ‘voici l’héritier’. Règle : relier au cadre de la parabole (fils unique, droit d’héritage) et à la portée : rejet du Fils.
Met en relief la gravité du geste : tuer l’héritier = refuser l’autorité légitime du fils.
Registre juridique/familial : statut de celui qui a droit à l’héritage. Dans Marc, utilisé dans une parabole pour désigner le fils (figure de Jésus) et révéler l’intention meurtrière des vignerons.