Rm 12,17; 1 Co 5,13; 1 Pi 3,10
G2556
Mauvais, mauvais au sens moral ou nuisible.
La pensée biblique distingue bien et mal : la voie du juste et la voie du méchant. Le mal est souvent décrit comme ce qui tord la justice, opprime, ment. Les prophètes dénoncent ceux qui appellent le mal bien. Ainsi, κακός résonne avec l’appel à la sainteté : refuser le mal, poursuivre le bien, parce que Dieu est bon.
κακός signifie mauvais : mauvais moralement (méchant), nuisible, de mauvaise qualité. L’adjectif qualifie ce qui est mauvais en soi et ce qui fait du mal. Logiquement, κακός met en relief l’effet : le mal produit du dommage, corrompt, blesse. Dans le NT, κακός est utilisé pour dénoncer le mal (pensées mauvaises, œuvres mauvaises) et pour distinguer les personnes/actes selon leur fruit. Il peut aussi qualifier une “génération mauvaise” au sens d’endurcissement. Ainsi, κακός expose une réalité : le mal n’est pas neutre, il détruit. En somme, κακός désigne le mauvais : mal moral et nuisance.
Aujourd’hui, on hésite à nommer le mal (tout devient “dysfonction”). κακός corrige : le NT nomme le mal clairement, sans relativisme. Clarification : nommer le mal n’est pas condamner les personnes sans grâce; c’est reconnaître ce qui détruit pour s’en détourner. En prédication exégétique, κακός aide à parler de repentance et de transformation : quitter le mal, recevoir la grâce, porter du bon fruit. Le mot corrige un contresens moderne : dissoudre le mal dans le flou; le NT l’appelle “mauvais” et annonce la délivrance en Christ.
Le “mauvais” biblique n’est pas neutre: il s’oppose à Dieu, détruit la communion et produit un fruit de mort.
Registre moral et qualitatif : mauvais = de mauvaise qualité, nuisible, injuste, ou méchant selon le contexte. Dans Matthieu, il peut qualifier une personne, un cœur, un œil, un serviteur, donc une évaluation éthique ou pratique dans une scène.
Montrer que l’Évangile traite le mal à la racine (cœur) et dans les actes.
mauvais; méchant; nuisible; pervers
Option A : mauvais au sens moral (méchant) ; Option B : mauvais au sens nuisible/défectueux. Le co-texte (jugement, fruits, serviteur puni, contraste bon/mauvais) précise la nuance. Ne pas moraliser automatiquement : si l’objet est une chose (œil, trésor), décrire la qualité/effet ; si c’est une personne, relever l’acte/attitude qui la rend « mauvaise ».
Ne pas confondre souffrance/épreuve (kakia peut être moral) avec “malheur”.
ponēros (mauvais avec accent sur la malice/hostilité)
- Mt 7,11 — “mauvais” (G2556) : qualifie la condition humaine (“vous, qui êtes mauvais”) en contraste avec la bonté du Père qui donne. L’indice est l’argument a fortiori. - Mt 7,11 — Option A (mauvais = insulte) / Option B (mauvais = diagnostic moral) : le co-texte tranche vers B : Jésus fonde la confiance dans le Père malgré la faiblesse humaine.