prendre; recevoir
λαμβάνω signifie prendre/recevoir, verbe très fréquent qui doit être lu selon son complément : recevoir un objet, recevoir une parole, recevoir une mission. Dans Luc 22, il apparaît dans une séquence rituelle : “prenez (λάβετε) cette coupe et partagez-la” (v.17). La logique du verbe est ici impérative et communautaire : recevoir de la main de Jésus, puis distribuer. Exégétiquement, cela montre que la Cène n’est pas d’abord une action individuelle : on reçoit pour participer, et on participe en partageant. Le verbe sert donc la structure du repas : prendre/recevoir → partager → interprétation. Dans d’autres contextes lucaniens, λαμβάνω peut marquer la réception d’un don de Dieu (Esprit, salut), mais ici l’accent est narratif : la coupe est reçue comme signe. Le mot invite à respecter l’ordre : Jésus initie, les disciples reçoivent, puis ils obéissent au geste. Ainsi, λαμβάνω souligne la dimension de réception dans l’alliance : on n’invente pas le mémorial, on le reçoit du Messie. Il aide à lire la Cène comme un don institué, transmis par une parole et un geste qui viennent de Jésus.
Dans la pensée biblique, “recevoir” est souvent lié à la grâce : Israël reçoit la délivrance, la loi, la promesse; on reçoit de Dieu ce qu’on ne fabrique pas. Dans un repas d’alliance, recevoir une coupe ou un pain n’est pas neutre : c’est recevoir une part, une place à la table, un signe d’appartenance. À la Pâque, le peuple reçoit une mémoire et une identité : “nous sommes ceux que Dieu a délivrés”. Luc 22 met ce geste dans les mains de Jésus : les disciples reçoivent de lui la coupe et la partagent, ce qui évoque une communauté formée par un don reçu. La pensée sémitique comprend que l’alliance se transmet par réception et répétition : on reçoit un signe, puis on le pratique “en mémoire”. Ainsi, λαμβάνω, même grec, rejoint l’imaginaire d’alliance : recevoir du Messie ce qui scelle la relation, et recevoir ensemble comme peuple rassemblé.
“Recevoir” peut être lu comme une action passive. Dans Luc 22, le verbe est au contraire intégré à une obéissance : recevez la coupe et partagez-la. Clarification : on reçoit pour participer; la réception conduit au partage, et le tout est encadré par une parole sur le Royaume et l’alliance. En prédication exégétique, λαμβάνω aide à souligner le mouvement : Jésus initie la Cène, les disciples reçoivent, puis ils entrent dans une communion donnée. Cela protège d’un contresens : voir la Cène comme une invention communautaire ou un simple symbole auto-défini. Le texte présente une institution reçue du Christ. Dernière précision : la Cène est donc à la fois don et mémoire. La communauté n’en décide pas le sens; elle reçoit le sens par la parole de Jésus et elle le transmet en obéissant au geste. Cela donne une lecture centrée sur l’initiative du Messie et sur la formation d’un peuple qui “reçoit” avant de “faire”.
Verbe de réception : prendre/recevoir; le contexte précise s’il s’agit d’accueillir, recevoir un don, ou saisir.
Dans Jn 14,17, le monde ne “reçoit” pas l’Esprit de vérité. Le verbe exprime une non-réception/ non-accueil lié au fait de ne pas voir et ne pas connaître.
Ne pas réduire à “prendre” matériel. Ici c’est recevoir l’Esprit; donc accueil/reconnaissance.
Très fréquent pour “recevoir” (un don, une parole, une personne). Dans Jean, recevoir est souvent lié à la foi (recevoir Jésus).
refuser; rejeter; ne pas recevoir
recevoir; prendre; accueillir
dechomai (accueillir) : nuance d’accueil ; didōmi (donner)
recevoir
Jn 14,17
G2983
(verbe)
lambanō (lam-ba-nô)
lambanō
Option A : recevoir = obtenir. Option B : recevoir = accueillir/consentir à recevoir. Ici, l’indice est la cause : le monde ne reçoit pas parce qu’il ne voit pas et ne connaît pas. Donc la non-réception est spirituelle (refus/incapacité d’accueil), pas manque de disponibilité. Le co-texte contraste avec “vous le connaissez”. On évite de traduire comme simple “prendre” physique : l’objet est l’Esprit. Le sens retenu : accueillir/recevoir un don de Dieu, ce que le monde ne fait pas.
- (Selon péricope) — Option A : “recevoir” (accueillir un don/parole) / Option B : “prendre” (saisir/obtenir). Indice : présence d’un donneur explicite (Option A) ou action de saisie sans donneur (Option B). Le complément (parole, pain, argent, personne) contraint la nuance retenue.
Registre de réception relationnelle : accueillir une présence/don. Dans ce passage, recevoir l’Esprit est lié à la foi et à la connaissance, pas à une transaction.