🇬🇷

roi — βασιλεύς — basileus

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
🧩Mt 1,1–17 — Généalogie de Jésus-Christ🧩Mt 22,15–22 — L’impôt à César🧩Mt 22,34–40 — Le plus grand commandement🧩Mt 22,23–33 — La résurrection : question des sadducéens🧩Mt 22,1–14 — Parabole du festin des noces🧩Mt 22,41–46 — Le Christ, fils de David : question de Jésus🧩Mt 27,11–14 — Jésus devant Pilate : silence du Messie🧩Lc 19,11–27 — Parabole des mines🧩Lc 20,27–44 — Résurrection (sadducéens); le Christ, Seigneur de David🧩Lc 22,24–34 — Le plus grand sert; Jésus avertit Pierre (reniement)🧩Lc 22,1–6 — Complot pour faire mourir Jésus🧩Lc 22,7–13 — Préparation de la Pâque🧩Lc 22,35–38 — Bourse et épée : l’heure est venue🧩Lc 22,66–71 — Jésus devant le Sanhédrin🧩Lc 23,1–5 — Jésus devant Pilate🧩Lc 23,6–12 — Jésus devant Hérode🧩Lc 23,13–25 — Barabbas libéré, Jésus condamné🧩Lc 23,50–56 — Sépulture de Jésus🧩Lc 23,32–38 — Crucifixion : « Roi des Juifs »🧩Lc 23,26–31 — Sur le chemin de la croix : Simon de Cyrène🧩Lc 23,39–43 — Le bon larron : « Aujourd’hui… avec moi »🧩Jn 1,47–51 — Nathanaël confesse : Fils de Dieu, roi d’Israël🧩Mt 2,1–12 — Les mages et l’adoration à Bethléhem🧩Jn 12,12–19 — Entrée triomphale (Jn)🧩Mt 14,1–12 — Hérode et la mort de Jean-Baptiste🧩Lc 19,28–40 — Entrée triomphale à Jérusalem🧩Lc 20,9–19 — Parabole des vignerons homicides🧩Lc 23,44–49 — Mort de Jésus : ténèbres et voile déchiré🧩Mt 5,31–37 — Mariage et divorce; serments : parole vraie🧩Mt 10,16–23 — Au milieu des loups : persécution et témoignage🧩Mc 15,1–5 — Jésus devant Pilate🧩Mt 18,21–35 — Parabole du serviteur impitoyable (pardonner sans limite)
Sens (principal)

Roi

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le mot βασιλεύς désigne le roi, celui qui exerce une autorité royale. Sa logique grecque ne se limite pas au titre. Elle implique règne, autorité, gouvernement, dignité et responsabilité sur un peuple ou un domaine. Pour l’expliquer correctement, il faut demander : roi de qui ? selon quelle légitimité ? avec quelle manière de régner ? βασιλεύς peut désigner un roi humain, un souverain étranger, David, César, ou Dieu/Christ dans une dimension royale. Le mot porte donc un poids politique et théologique selon le co-texte. Sa nuance centrale est celle d’une autorité personnelle qui gouverne. Le co-texte précise si l’accent tombe sur puissance, justice, domination, héritage, messianité ou jugement. βασιλεύς invite à distinguer simple chef et roi biblique. Le roi représente un ordre, une parole et une responsabilité devant Dieu. Lorsqu’il s’agit de Christ, le mot ne désigne pas seulement honneur religieux, mais seigneurie réelle. Le roi biblique peut protéger ou opprimer, servir Dieu ou s’élever contre lui. Le terme demande donc une lecture attentive de l’autorité exercée.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’Ancien Testament, la royauté est une réalité ambivalente. Dieu est le vrai Roi d’Israël, mais il établit aussi des rois humains, notamment David, pour conduire le peuple selon la justice. Les rois peuvent être instruments de protection, de jugement et d’ordre, mais ils peuvent aussi devenir orgueilleux, idolâtres ou oppresseurs. Cette sensibilité éclaire βασιλεύς. Le roi biblique n’est pas seulement un dirigeant puissant ; il est responsable devant Dieu. Pour un lecteur moderne, roi peut évoquer monarchie ancienne, prestige ou autorité distante. La pensée biblique regarde plutôt la fonction : gouverner selon la justice, protéger le faible, maintenir l’alliance, reconnaître la souveraineté du Seigneur. βασιλεύς invite donc à discerner quel type de royauté est en vue. Est-ce un roi fidèle, un tyran, un roi messianique, le Roi des rois ? Le mot rappelle que toute autorité humaine est dérivée et limitée. Lorsqu’il s’applique au Messie, il porte l’espérance d’un règne juste, non corrompu, où la puissance royale sert la vérité, la paix et le salut de Dieu.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne peut entendre βασιλεύς comme un titre archaïque, éloigné de nos sociétés démocratiques. Le mot risque alors de sembler décoratif. Pourtant, il parle d’autorité, de gouvernement et de loyauté, des réalités toujours actuelles. La clarification principale est de ne pas réduire le roi à une figure cérémonielle. Dans le monde biblique, un roi exerce un pouvoir réel, définit un ordre, protège ou opprime, juge et représente son peuple. Il faut demander : quelle autorité ce roi exerce-t-il ? est-elle juste ou corrompue ? vient-elle de Dieu ou se dresse-t-elle contre lui ? Dans une culture méfiante envers l’autorité, βασιλεύς oblige à penser la royauté selon son caractère. Le problème n’est pas seulement d’avoir un roi, mais quel roi règne. Sa nuance centrale est une autorité personnelle et souveraine. Le mot aide à comprendre pourquoi la confession de Christ comme Roi n’est pas seulement symbolique. Elle affirme une seigneurie effective qui remet en question les pouvoirs humains, les loyautés concurrentes et l’autonomie absolue de l’individu.

Courte description — (aide remplissage)

Roi ; dans le NT, Jésus est le Roi messianique, et Dieu règne comme Roi.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Roi : souverain ; souvent titre pour Jésus ou référence aux rois humains.

Pièges lexicaux

Politiser ; ignorer la croix ; réduire à une métaphore.

Usage biblique (mini)

Roi des Juifs ; Roi des rois ; Royaume de Dieu.

Antonymes / contrastes (FR)

rebelle, usurpateur

Synonymes / proches (FR)

roi, souverain

À ne pas confondre avec…

pouvoir politique seulement ; succès humain

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

roi

Versets clés (liste)

Jn 18.37; Ap 19.16; Mt 2.2

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G0935

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Lemme / racine (optionnel)

βασιλεύω (régner)

Prononciation — (aide remplissage)

ba-si-LEUSS

Translit. — NOYAU

basileus

Vérifiable
Champs sémantiques
RoyaumeAlliance
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Toujours vérifier si le texte parle d’un roi humain (Hérode, etc.) ou de Jésus comme roi messianique. Règle : repérer les indices (nations, trône, prophéties, “roi des Juifs”) pour cadrer la nuance (politique vs messianique).

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

[Lc 23,26-49] G935 βασιλεύς : dans Luc 23, le titre « roi » est au cœur de la moquerie et de la proclamation. Le grec montre une triple ironie : Pilate écrit « Roi des Juifs » (v.38), les soldats se moquent (v.36), mais le centurion confesse (v.47). L’arrière-plan hébraïque fait écho à la promesse davidique (2 S 7) et au Psaume 2 : les nations rongent contre le Roi oint. Luc présente la croix comme le trône caché du Roi : Jésus règne en pardonnant (v.34) et en promettant le paradis (v.43). La lecture occidentale politise la royauté ; la clarification montre que le Roi messianique règne par la croix et la grâce, non par l’épée.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre royauté/souveraineté : le nom désigne un roi, donc l’univers du gouvernement, de l’autorité et du règne. Il active l’arrière-plan messianique quand il s’applique à Jésus (roi des Juifs, roi des rois) et le registre politique quand il vise des rois humains. Dans Mt 2, il touche à la reconnaissance du roi promis.

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune