Verbe : réprimander, reprendre avec autorité, faire taire ou imposer une limite par la parole.
ἐπιτιμάω signifie réprimander, blâmer, parler avec autorité pour faire taire, corriger ou stopper. Le verbe exprime une parole forte : on impose une limite. Logiquement, ἐπιτιμάω peut viser une personne (corriger) ou une force (vent, démon), ce qui souligne l’autorité de celui qui parle. Dans le NT, Jésus réprimande les esprits impurs, calme la tempête, et reprend aussi ses disciples : la réprimande révèle qui a autorité. Ainsi, ἐπιτιμάω met en relief une parole qui tranche : elle stoppe ce qui menace et réoriente. En somme, ἐπιτιμάω désigne la réprimande autoritative : parole qui met une limite, qui restaure l’ordre, et manifeste la seigneurie du Christ.
L’AT montre un Dieu qui parle et les eaux se calment : la parole divine domine le chaos. La pensée sémitique comprend aussi la correction comme acte d’alliance : Dieu reprend pour ramener. Ainsi, ἐπιτιμάω résonne : parole souveraine qui commande au chaos, et discipline qui corrige le peuple. Dans le NT, Jésus exerce cette autorité : il reprend et restaure.
Aujourd’hui, réprimander est souvent vu comme violence verbale, ou bien on n’ose plus corriger. ἐπιτιμάω, bibliquement, peut être une parole nécessaire : stopper le mal, protéger, rétablir. Clarification : la réprimande de Jésus n’est pas humiliation; elle est autorité au service de la délivrance. En prédication exégétique, ce verbe aide à parler d’autorité spirituelle : Christ met une limite au mal. Il corrige un contresens moderne : croire que l’amour exclut toute correction. Le NT montre une correction qui libère.
Verbe d’autorité par lequel une parole reprend, corrige ou met une limite.
Dans les passages liés à cette fiche, ἐπιτιμάω désigne l’acte de parler avec autorité pour stopper, corriger ou soumettre ce qui doit être repris.
Ne pas réduire le verbe à une colère verbale. Ici, la réprimande manifeste une autorité effective.
Le mot sert à montrer qu’une parole de Jésus ou des apôtres peut arrêter le mal, corriger un écart ou imposer une limite.
laisser faire ; flatter ; céder
reprendre ; blâmer ; commander de se taire
Une humiliation gratuite. La réprimande biblique vise un rétablissement ou une soumission.
réprimander
Lc 7,38; Lc 8,44
G2008
é-pi-ti-ma-ô
epitimaō
Le verbe ne désigne pas une irritation humaine banale. Il parle d’une parole d’autorité qui corrige, arrête ou réduit au silence ce qui doit être soumis.
- Dans les évangiles, le verbe sert à reprendre des démons, des vents, des disciples ou des foules. - 2 Tm 4,1–13 montre aussi la place de la réprimande dans la fidélité doctrinale. - La nuance dominante est celle d’une parole qui fixe une limite avec autorité.
Le mot active un registre de correction et de domination du désordre. Il apparaît dans des contextes de guérison, de délivrance, de maîtrise des éléments ou de reprise adressée aux disciples.