voile, rideau (du Temple)
G2665 καταπέτασμα signifie « rideau, voile » (du temple). Dans Lc 23,45, « le voile du temple se déchira par le milieu ». Le grec utilise ce terme pour le rideau qui séparait le Saint des Saints (He 6,19 ; 9,3 ; 10,20). La logique narrative montre que la mort de Jésus provoque une rupture cosmique : le voile qui cachait la présence de Dieu est fendu. Luc présente cet événement comme la fin de la séparation entre Dieu et l’humanité, et l’ouverture de l’accès au Saint des Saints par le sang de Jésus.
L’hébreu פָּרֹכֶת (voile, rideau) est le symbole de la séparation entre la sainteté divine et le monde (Ex 26,31-35). Seul le souverain sacrificateur pouvait passer derrière le voile, une fois par an, avec du sang (Lé 16). L’image du voile déchiré accomplit la prophétie d’Ezéchiel (Ez 11,23 : la gloire quitte le Temple) et inaugure la nouvelle création. L’AT attendait l’ouverture des cieux et l’accès direct à Dieu.
Occidentalement, le voile est un décor liturgique. Bibliquement, καταπέτασμα est le symbole de la séparation ontologique entre Dieu et le pécheur. Luc montre que la croix de Jésus est l’événement qui déchire cette séparation. La clarification : le paradis n’est plus un jardin lointain, il est accessible « aujourd’hui » parce que le voile est fendu. Le sang de Jésus remplace le sang des taureaux.
Rideau qui sépare les espaces du sanctuaire; dans le NT, souvent associé à la séparation/accès à la présence de Dieu.
Dans Lc 23,45, c’est le voile du Temple qui se déchire : signe marquant la fin de la séparation et l’ouverture d’un accès par l’œuvre de Christ.
voile
G2665
katapetasma