main — χείρ — cheir

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
🧩Lc 13,10–17 — Guérison de la femme courbée (sabbat)🧩Lc 8,49–56 — Résurrection de la fille de Jaïrus🧩Lc 6,6–11 — Guérison de la main sèche le sabbat🧩Lc 9,51–62 — Village samaritain refuse Jésus; le prix du discipulat🧩Ac 13,16b–25 — Discours de Paul : promesse et Jean-Baptiste🧩Ac 11,19–26 — Antioche : l’Évangile s’étend, Barnabas et Saul affermissent l’Église🧩Mt 12,38–50 — Signe de Jonas; esprit impur qui revient; la vraie famille de Jésus🧩Mt 18,6–9 — Gare aux scandales : prendre le péché au sérieux🧩Mt 17,22–27 — Deuxième annonce de la passion; le didrachme : liberté et amour🧩Mt 9,18–26 — La fille du chef et la femme à la perte de sang🧩Mt 12,9–14 — Guérison de la main sèche le jour du sabbat🧩Mt 19,13–22 — Jésus bénit les enfants; le jeune homme riche🧩Mt 27,15–26 — Barabbas libéré : Jésus condamné🧩Mc 1,40–45 — Guérison d’un lépreux et ordre de silence🧩Mc 3,1–6 — Guérison de la main sèche le jour du sabbat🧩Mc 5,21–43 — Jaïrus et la femme à la perte de sang🧩Mc 6,1–6 — Jésus rejeté à Nazareth🧩Mc 7,31–37 — Guérison du sourd-muet🧩Mc 9,30–32 — Deuxième annonce de la passion🧩Mc 9,42–50 — Gare aux scandales : géhenne et sainteté🧩Mc 14,43–52 — Arrestation de Jésus🧩Lc 23,44–49 — Mort de Jésus : ténèbres et voile déchiré🧩Jn 7,25–31 — On cherche à l’arrêter : opinions partagées🧩Jn 21,15–19 — Restauration de Pierre : « Pais mes brebis »🧩Jn 13,1–11 — Jésus lave les pieds🧩Ac 4,1–4 — Arrestation de Pierre et Jean🧩Ac 4,23–31 — Prière pour l’assurance ; nouveau remplissage🧩Ac 7,17–29 — Discours d’Étienne : Moïse rejeté puis envoyé🧩Ac 9,17–19a — Saul recouvre la vue et est baptisé🧩Ac 9,10–16 — Ananias envoyé vers Saul🧩Ac 9,36–43 — Résurrection de Tabitha (Dorcas)🧩Ac 12,6–11 — Délivrance de Pierre par un ange🧩Ac 13,1–12 — L’Esprit envoie : Antioche, Chypre, opposition et premier miracle🧩Ac 19,1–7 — Disciples d’Éphèse et baptême au nom de Jésus🧩Ac 21,27–30 — Émeute au temple🧩Ac 22,6–11 — Témoignage : rencontre sur le chemin
Sens (principal)

main

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

χείρ désigne la main. Le mot est concret : l’organe qui prend, touche, donne, écrit, frappe, bénit ou agit. Mais dans le grec biblique, comme dans beaucoup de langues, la main peut aussi désigner l’action, la puissance ou la responsabilité. Le sens dépend donc du contexte. Si le texte parle de toucher, saisir, étendre ou poser la main, le registre est d’abord corporel. Si l’expression parle de « main de Dieu » ou de livrer entre les mains de quelqu’un, la nuance peut devenir autorité, pouvoir ou possession. Il faut éviter de choisir une seule valeur pour tous les passages. χείρ demande une lecture des verbes associés : la main est-elle étendue ? levée ? prise ? imposée ? liée ? Le mot permet souvent de rendre visible une action intérieure ou une autorité. Dans les récits de guérison, la main peut manifester le contact concret et la restauration. Dans les récits de passion, elle peut désigner la prise ou la livraison à des autorités. χείρ est donc un mot simple, mais très structurant : il relie corps, geste et pouvoir d’agir.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’arrière-plan biblique, la main est un symbole fréquent d’action et de puissance. La « main forte » de Dieu délivre, la main levée peut bénir ou juger, la main posée peut transmettre une responsabilité, et les mains humaines peuvent servir, pécher ou recevoir. Cet arrière-plan éclaire χείρ sans effacer son sens concret. La main reste d’abord une partie du corps, mais elle devient souvent le signe visible de ce que la personne fait. Dans les récits de guérison, la main touchée ou relevée manifeste une restauration réelle. Dans les textes de jugement ou de délivrance, la main peut exprimer autorité et maîtrise. Il faut donc discerner le registre : geste corporel, action humaine, puissance divine, responsabilité confiée. La pensée biblique aide à comprendre que l’action n’est pas abstraite. On prend par la main, on étend la main, on remet entre les mains. Ces gestes disent relation, contrôle, secours ou violence selon le contexte. χείρ rappelle que la foi biblique passe aussi par le corps : Dieu agit dans l’histoire, et les humains répondent avec des gestes visibles, parfois justes, parfois coupables.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le mot « main » peut sembler trop ordinaire pour demander une réflexion. χείρ montre pourtant que les gestes comptent. Une main peut toucher pour guérir, saisir pour arrêter, donner pour nourrir, se lever pour bénir, ou être liée pour signifier une perte de liberté. Le contresens serait de spiritualiser chaque main comme si elle signifiait toujours « puissance ». Un autre contresens serait de ne voir qu’un détail physique alors que le passage met peut-être en jeu l’autorité ou l’action. La bonne lecture consiste à observer le verbe : que fait la main ? qui la tend ? qui la prend ? qui est livré entre les mains de qui ? Cette méthode garde le mot dans le texte. Pour un lecteur occidental, χείρ rappelle que le langage biblique n’oppose pas pensée et geste. Les gestes manifestent souvent une relation réelle : compassion, violence, autorité, service. Dans les récits de Jésus, le contact de la main peut être particulièrement fort, car il rend visible une proximité et une restauration. Mais il faut toujours partir du contexte. La main n’est pas une idée vague ; elle est un lieu d’action concrète.

Courte description — (aide remplissage)

La main desséchée : Jésus guérit, et révèle que faire le bien est conforme à la volonté de Dieu. (Mc 3,1–6)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Lc 8,54, Jésus prend l’enfant par la main et l’appelle : le geste concret accompagne sa parole et marque le relèvement effectif (elle se lève).

Pièges lexicaux

Ne pas réduire à un miracle “technique” : le récit vise le cœur (endurcissement vs compassion). Ne pas isoler du contexte sabbat : Jésus montre l’intention de Dieu.

Usage biblique (mini)

Main au sens concret. Souvent associée à l’action, au service, ou à l’autorité. Dans les récits de guérison, marque une restauration tangible.

Antonymes / contrastes (FR)

paralysie, incapacité (image)

Synonymes / proches (FR)

main, action (image)

À ne pas confondre avec…

βραχίων — bras (autre terme) ; δύναμις — puissance (concept)

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

main

Versets clés (liste)

Mc 3,1–6 ; Mc 6,2 ; Ac 4,30

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G5495

Lemme / racine (optionnel)

Origine : voir la section “Origine” sur lueur.org (cheir).

Prononciation — (aide remplissage)

khéir

Translit. — NOYAU

cheir

Vérifiable
Champs sémantiques
Royaume
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le co-texte fixe l’usage : “main” peut être littéral (main, toucher, saisir) ou devenir image de pouvoir/acte (“main de…”) si le passage l’emploie ainsi. Option A : main au sens physique (geste, action) ; Option B : main comme métaphore d’autorité/puissance (main de Dieu, mainmise) si le contexte parle d’action souveraine. L’indice décisif est le verbe associé (prendre, poser, toucher) ou un langage d’autorité (main de…). Ne pas spiritualiser sans indice : partir de l’action décrite.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Jn 21,18 — χείρ désigne les mains de Pierre dans l’annonce : “tu étendras tes mains”. La nuance est corporelle, mais elle ouvre aussi vers la perte de maîtrise et vers une mort interprétée comme témoignage. - Miroir technique : selon les péricopes liées, “main” peut être membre physique, geste de toucher/guérir/saisir, signe d’autorité, puissance d’une personne, ou remise entre des mains ennemies. L’indice est le verbe associé : toucher, prendre, étendre, livrer, imposer, porter. - Garde-fou : ne pas spiritualiser automatiquement “main” en pouvoir. Dans Jean 21, le détail corporel est essentiel : les mains étendues évoquent concrètement le chemin de Pierre, sa vulnérabilité et son obéissance jusqu’au bout.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre corporel et relationnel : la main comme organe de contact, d’action, de service (prendre, toucher, donner). Selon le co-texte, elle peut aussi devenir une image de pouvoir/autorité (“main de …”), mais dans les récits de guérison l’accent est souvent sur le geste concret (poser/étendre la main).

⚙︎ Péricopes (miroir technique)
🧩Mt 12,38–50 — Signe de Jonas; esprit impur qui revient; la vraie famille de Jésus🧩Mt 18,6–9 — Gare aux scandales : prendre le péché au sérieux🧩Mt 17,22–27 — Deuxième annonce de la passion; le didrachme : liberté et amour🧩Mt 9,18–26 — La fille du chef et la femme à la perte de sang🧩Mt 12,9–14 — Guérison de la main sèche le jour du sabbat🧩Mt 19,13–22 — Jésus bénit les enfants; le jeune homme riche🧩Mt 27,15–26 — Barabbas libéré : Jésus condamné🧩Mc 1,40–45 — Guérison d’un lépreux et ordre de silence🧩Mc 3,1–6 — Guérison de la main sèche le jour du sabbat🧩Mc 5,21–43 — Jaïrus et la femme à la perte de sang🧩Mc 6,1–6 — Jésus rejeté à Nazareth🧩Mc 7,31–37 — Guérison du sourd-muet🧩Mc 9,30–32 — Deuxième annonce de la passion🧩Mc 9,42–50 — Gare aux scandales : géhenne et sainteté🧩Mc 14,43–52 — Arrestation de Jésus🧩Lc 6,6–11 — Guérison de la main sèche le sabbat🧩Lc 8,49–56 — Résurrection de la fille de Jaïrus🧩Lc 9,51–62 — Village samaritain refuse Jésus; le prix du discipulat🧩Lc 13,10–17 — Guérison de la femme courbée (sabbat)🧩Lc 23,44–49 — Mort de Jésus : ténèbres et voile déchiré🧩Jn 7,25–31 — On cherche à l’arrêter : opinions partagées🧩Jn 21,15–19 — Restauration de Pierre : « Pais mes brebis »🧩Jn 13,1–11 — Jésus lave les pieds🧩Ac 4,1–4 — Arrestation de Pierre et Jean🧩Ac 4,23–31 — Prière pour l’assurance ; nouveau remplissage🧩Ac 7,17–29 — Discours d’Étienne : Moïse rejeté puis envoyé🧩Ac 9,17–19a — Saul recouvre la vue et est baptisé🧩Ac 9,10–16 — Ananias envoyé vers Saul🧩Ac 9,36–43 — Résurrection de Tabitha (Dorcas)🧩Ac 11,19–26 — Antioche : l’Évangile s’étend, Barnabas et Saul affermissent l’Église🧩Ac 12,6–11 — Délivrance de Pierre par un ange🧩Ac 13,1–12 — L’Esprit envoie : Antioche, Chypre, opposition et premier miracle🧩Ac 13,16b–25 — Discours de Paul : promesse et Jean-Baptiste🧩Ac 19,1–7 — Disciples d’Éphèse et baptême au nom de Jésus🧩Ac 21,27–30 — Émeute au temple🧩Ac 22,6–11 — Témoignage : rencontre sur le chemin🧩1 Co 12,12–27 — Un seul corps : chaque membre nécessaire🧩1 Co 16,19–24 — Salutations, anathème, grâce et amour🧩Col 4,15–18 — Laodicée, Archippe, lecture des lettres : grâce finale🧩1 Th 4,9–12 — Amour fraternel et travail : vivre paisiblement🧩Phm 1,17–20 — Impute-moi : payer la dette, rafraîchis mon cœur🧩Ap 10,1–7 — Ange puissant : petit livre, serment, fin du mystère🧩Ap 10,8–11 — Manger le livre : doux puis amer, prophétiser encore🧩Ap 13,11–18 — Bête de la terre : faux prophète, marque, adoration imposée🧩Ap 14,8–12 — Babylone tombe : avertissement sur la marque et appel à la persévérance🧩1 Jn 1,1–4 — Vie manifestée : communion, joie, témoignage du Verbe🧩Mt 8,1–4 — Guérison d’un lépreux🧩Mt 6,1–15 — Aumône dans le secret; prière sincère et Notre Père🧩Mt 7,1–5 — Ne jugez pas : la poutre et la paille