🇬🇷

manger — φάγω — phago

Langue — NOYAU
Grec
Portion biblique
10. Jésus : les Évangiles
Versets clés (liste)

Mt 6,25; Mt 25,35; Jn 6,51

Strong (H####/G####) — NOYAU

G5315

Sens (principal)

Manger; prendre un repas (consommer)

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, manger n’est pas seulement satisfaire un besoin biologique. Le repas peut exprimer l’accueil, l’alliance, la paix, la joie et la participation à une bénédiction. Les repas de fête, la Pâque et les images prophétiques de banquet donnent un arrière-plan au langage de Lc 14. Quand un convive parle de manger du pain dans le Royaume de Dieu, φάγω s’inscrit dans cette attente d’un repas béni. Jésus répond par une parabole qui garde la même logique : un grand souper est prêt, des invités refusent, d’autres sont amenés. Le mot doit donc être lu dans le champ de la table et du Royaume, sans être détaché en doctrine générale du repas. Manger signifie ici prendre part à ce qui est préparé. La pensée biblique relie souvent la table à l’appartenance : ceux qui mangent ensemble partagent une communion. Dans Lc 14, l’enjeu devient la participation effective au festin du maître. φάγω ouvre donc le thème de l’accès au repas. Le verbe garde son sens concret, mais l’arrière-plan biblique de la table lui donne une portée de participation au banquet promis.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

φάγω signifie manger, prendre de la nourriture ou participer à un repas. Le verbe reste très concret : il désigne l’action de consommer ce qui est préparé à table. Dans Lc 14,15, il apparaît dans la parole d’un convive : « Heureux celui qui mangera du pain dans le Royaume de Dieu ». Le co-texte associe donc manger, pain et Royaume, puis Jésus répond par la parabole du grand souper. Il ne faut pas importer automatiquement les usages figurés de Jn 6. Ici, le verbe fonctionne dans le langage du banquet et de la participation. Manger signifie avoir part au repas. La logique du mot est relationnelle autant que matérielle : on mange à une table, dans un cadre d’invitation et de communion. Dans la parabole qui suit, cette idée est reprise par le souper, l’entrée dans la maison et le fait de goûter le repas. φάγω sert donc de déclencheur thématique : la parole sur manger dans le Royaume conduit à une parabole sur l’invitation refusée ou acceptée. En contexte, le mot désigne la participation au repas du Royaume évoqué par l’image du pain et du festin.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, « manger » peut paraître trop ordinaire pour porter un enjeu. Dans Lc 14,15, φάγω est pourtant lié à une parole sur le Royaume de Dieu : manger du pain dans le Royaume. Le verbe ne parle pas d’un repas banal, mais de participation à un banquet attendu. Le contresens serait de le réduire à une simple alimentation. Un autre contresens serait de spiritualiser le mot au point d’oublier l’image concrète du repas. Le passage garde les deux niveaux ensemble : pain, souper, invitation, maison, convives. Pour expliquer φάγω, il faut donc le relier au cadre de table. Manger signifie avoir part au repas préparé, être présent comme convive. La parabole qui suit montre que cette participation n’est pas automatique pour les premiers invités; elle dépend de la réponse à l’invitation. Le mot sert donc de porte d’entrée à tout le passage. Il introduit la question : qui mangera au festin ? Dans ce contexte, φάγω signifie manger au sens concret, mais avec une fonction narrative et théologique : participer réellement au repas du Royaume évoqué par Jésus.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mt 6,25, “ce que vous mangerez” sert d’exemple des besoins quotidiens : Jésus invite à la confiance dans le Père plutôt qu’à l’inquiétude.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre du quotidien et du besoin : manger, se nourrir, prendre un repas. Dans les paroles de Jésus (Mt 6), ce vocabulaire sert à nommer les besoins matériels réels, puis à orienter le cœur vers la confiance en la providence du Père plutôt que l’inquiétude.

Notes prédicateur (optionnel)

Pour enseignants : relier Mt 6 à une théologie de la providence. Application : remettre à Dieu les besoins matériels. En Jn 6, rappeler que la vie se reçoit en Christ (pain de vie) — discerner le registre figuré.

Synonymes / proches (FR)

manger; se nourrir; consommer; prendre un repas

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : manger au sens littéral (besoin, repas, Pâque, multiplications). Option B : emploi figuré (dévorer/détruire; ou langage eucharistique/‘pain de vie’ en Jn 6). L’indice est le genre du passage et la présence d’images (pain de vie, chair, etc.). Ne pas plaquer Jn 6 sur un récit de repas ordinaire.

Pièges lexicaux

Toujours discerner le sens littéral vs figuré (Jn 6). Ne pas confondre avec esthiō : mêmes champs sémantiques, différences surtout grammaticales.

À ne pas confondre avec…

esthiō (manger) : verbe proche; trophē (nourriture) : nom.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Lc 22 (Pâque) — nuance : “manger” dans un cadre d’alliance/repas rituel; l’indice est la mention explicite de la Pâque et du sens donné par Jésus (mémoire + alliance). - Mt 6,25 — nuance : “manger” = besoin quotidien servant d’exemple pour corriger l’inquiétude; indice : série “manger/boire/vêtir”.

Champs sémantiques
GrâceFoiPrière
Sens (principal)

Manger; prendre un repas (consommer)

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

φάγω signifie manger, prendre de la nourriture ou participer à un repas. Le verbe reste très concret : il désigne l’action de consommer ce qui est préparé à table. Dans Lc 14,15, il apparaît dans la parole d’un convive : « Heureux celui qui mangera du pain dans le Royaume de Dieu ». Le co-texte associe donc manger, pain et Royaume, puis Jésus répond par la parabole du grand souper. Il ne faut pas importer automatiquement les usages figurés de Jn 6. Ici, le verbe fonctionne dans le langage du banquet et de la participation. Manger signifie avoir part au repas. La logique du mot est relationnelle autant que matérielle : on mange à une table, dans un cadre d’invitation et de communion. Dans la parabole qui suit, cette idée est reprise par le souper, l’entrée dans la maison et le fait de goûter le repas. φάγω sert donc de déclencheur thématique : la parole sur manger dans le Royaume conduit à une parabole sur l’invitation refusée ou acceptée. En contexte, le mot désigne la participation au repas du Royaume évoqué par l’image du pain et du festin.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, manger n’est pas seulement satisfaire un besoin biologique. Le repas peut exprimer l’accueil, l’alliance, la paix, la joie et la participation à une bénédiction. Les repas de fête, la Pâque et les images prophétiques de banquet donnent un arrière-plan au langage de Lc 14. Quand un convive parle de manger du pain dans le Royaume de Dieu, φάγω s’inscrit dans cette attente d’un repas béni. Jésus répond par une parabole qui garde la même logique : un grand souper est prêt, des invités refusent, d’autres sont amenés. Le mot doit donc être lu dans le champ de la table et du Royaume, sans être détaché en doctrine générale du repas. Manger signifie ici prendre part à ce qui est préparé. La pensée biblique relie souvent la table à l’appartenance : ceux qui mangent ensemble partagent une communion. Dans Lc 14, l’enjeu devient la participation effective au festin du maître. φάγω ouvre donc le thème de l’accès au repas. Le verbe garde son sens concret, mais l’arrière-plan biblique de la table lui donne une portée de participation au banquet promis.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, « manger » peut paraître trop ordinaire pour porter un enjeu. Dans Lc 14,15, φάγω est pourtant lié à une parole sur le Royaume de Dieu : manger du pain dans le Royaume. Le verbe ne parle pas d’un repas banal, mais de participation à un banquet attendu. Le contresens serait de le réduire à une simple alimentation. Un autre contresens serait de spiritualiser le mot au point d’oublier l’image concrète du repas. Le passage garde les deux niveaux ensemble : pain, souper, invitation, maison, convives. Pour expliquer φάγω, il faut donc le relier au cadre de table. Manger signifie avoir part au repas préparé, être présent comme convive. La parabole qui suit montre que cette participation n’est pas automatique pour les premiers invités; elle dépend de la réponse à l’invitation. Le mot sert donc de porte d’entrée à tout le passage. Il introduit la question : qui mangera au festin ? Dans ce contexte, φάγω signifie manger au sens concret, mais avec une fonction narrative et théologique : participer réellement au repas du Royaume évoqué par Jésus.

Courte description — (aide remplissage)

Manger / prendre un repas : sens littéral (consommer) et parfois image de “dévorer”. (Mt 6,25)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mt 6,25, “ce que vous mangerez” sert d’exemple des besoins quotidiens : Jésus invite à la confiance dans le Père plutôt qu’à l’inquiétude.

Pièges lexicaux

Toujours discerner le sens littéral vs figuré (Jn 6). Ne pas confondre avec esthiō : mêmes champs sémantiques, différences surtout grammaticales.

Usage biblique (mini)

Très fréquent : manger au quotidien (Mt 6), repas avec Jésus, multiplications, Pâque, Cène. Peut aussi être figuré : “manger” la chair/ le pain de vie (Jn 6) selon contexte.

Antonymes / contrastes (FR)

jeûner; s’abstenir

Synonymes / proches (FR)

manger; se nourrir; consommer; prendre un repas

À ne pas confondre avec…

esthiō (manger) : verbe proche; trophē (nourriture) : nom.

Testament
Nouveau Testament
Catégorie (pédago)
Sagesse / cœur
Nature
Verbe
Code ACHL
Prononciation — (aide remplissage)

fag’-o

Translit. — NOYAU

phago

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : manger au sens littéral (besoin, repas, Pâque, multiplications). Option B : emploi figuré (dévorer/détruire; ou langage eucharistique/‘pain de vie’ en Jn 6). L’indice est le genre du passage et la présence d’images (pain de vie, chair, etc.). Ne pas plaquer Jn 6 sur un récit de repas ordinaire.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Lc 22 (Pâque) — nuance : “manger” dans un cadre d’alliance/repas rituel; l’indice est la mention explicite de la Pâque et du sens donné par Jésus (mémoire + alliance). - Mt 6,25 — nuance : “manger” = besoin quotidien servant d’exemple pour corriger l’inquiétude; indice : série “manger/boire/vêtir”.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre du quotidien et du besoin : manger, se nourrir, prendre un repas. Dans les paroles de Jésus (Mt 6), ce vocabulaire sert à nommer les besoins matériels réels, puis à orienter le cœur vers la confiance en la providence du Père plutôt que l’inquiétude.