🇬🇷

manger — φάγω — phago

Sens (principal)

Manger; prendre un repas (consommer)

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

φάγω est le verbe “manger”, souvent utilisé comme forme/variante de ἐσθίω selon les temps. Dans Mt 6,25, le mot est intégré à une série d’exemples concrets (“ce que vous mangerez… ce que vous boirez… de quoi vous serez vêtus”) : la logique est argumentative, pas gastronomique. Jésus part d’un besoin évident (manger pour vivre) pour conduire à une conclusion : la vie ne se réduit pas à l’entretien du corps, et le Père connaît les besoins. Le grec rend l’argument très accessible : il parle du quotidien. Ainsi, φάγω sert de point d’ancrage réaliste pour une exhortation à la confiance : on ne nie pas le besoin, on refuse qu’il devienne le centre. Le verbe aide aussi à montrer la structure : besoin → inquiétude possible → enseignement sur le Père → recherche du Royaume.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’arrière-plan biblique, manger renvoie à la dépendance : l’humain reçoit la nourriture de Dieu (pluie, récolte, pain quotidien), et l’AT rappelle souvent que Dieu nourrit son peuple (désert, manne). Cela cadre Mt 6 : la nourriture n’est pas d’abord un objet d’angoisse, mais un signe de la fidélité de Dieu qui pourvoit. La pensée hébraïque associe aussi le repas à la communion et à la bénédiction (table), mais ici l’accent est sur la providence : Dieu donne à ses créatures ce dont elles ont besoin. Le mot “manger” devient donc une porte d’entrée vers une théologie de l’alliance : le Père nourrit et soutient. L’image dominante est : dépendre de Dieu sans être dominé par la peur du manque.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

On pourrait lire “manger” comme un simple détail (besoins matériels) ou comme un appel à “ne plus s’occuper de rien”. Clarification : Jésus ne nie pas la réalité du besoin; il corrige l’inquiétude qui prend la place de la confiance. φάγω ancre le passage dans le concret : nourriture, boisson, vêtement. Le contresens à éviter est le fatalisme (“Dieu fera tout, donc je ne fais rien”) ou l’ascétisme imposé. Le texte appelle plutôt à remettre les besoins au Père et à chercher d’abord le Royaume. Le mot aide ainsi à relier spiritualité et quotidien : la foi se vit aussi dans la manière de porter les besoins matériels.

Courte description — (aide remplissage)

Manger / prendre un repas : sens littéral (consommer) et parfois image de “dévorer”. (Mt 6,25)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mt 6,25, “ce que vous mangerez” sert d’exemple des besoins quotidiens : Jésus invite à la confiance dans le Père plutôt qu’à l’inquiétude.

Pièges lexicaux

Toujours discerner le sens littéral vs figuré (Jn 6). Ne pas confondre avec esthiō : mêmes champs sémantiques, différences surtout grammaticales.

Usage biblique (mini)

Très fréquent : manger au quotidien (Mt 6), repas avec Jésus, multiplications, Pâque, Cène. Peut aussi être figuré : “manger” la chair/ le pain de vie (Jn 6) selon contexte.

Antonymes / contrastes (FR)

jeûner; s’abstenir

Synonymes / proches (FR)

manger; se nourrir; consommer; prendre un repas

À ne pas confondre avec…

esthiō (manger) : verbe proche; trophē (nourriture) : nom.

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Sagesse / cœur
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

manger

Versets clés (liste)

Mt 6,25; Mt 25,35; Jn 6,51

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G5315

Lemme / racine (optionnel)

variante de esthiō (selon lueur)

Prononciation — (aide remplissage)

fag’-o

Translit. — NOYAU

phago

Vérifiable
Champs sémantiques
GrâceFoiPrière
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : manger au sens littéral (besoin, repas, Pâque, multiplications). Option B : emploi figuré (dévorer/détruire; ou langage eucharistique/‘pain de vie’ en Jn 6). L’indice est le genre du passage et la présence d’images (pain de vie, chair, etc.). Ne pas plaquer Jn 6 sur un récit de repas ordinaire.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Lc 22 (Pâque) — nuance : “manger” dans un cadre d’alliance/repas rituel; l’indice est la mention explicite de la Pâque et du sens donné par Jésus (mémoire + alliance). - Mt 6,25 — nuance : “manger” = besoin quotidien servant d’exemple pour corriger l’inquiétude; indice : série “manger/boire/vêtir”.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre du quotidien et du besoin : manger, se nourrir, prendre un repas. Dans les paroles de Jésus (Mt 6), ce vocabulaire sert à nommer les besoins matériels réels, puis à orienter le cœur vers la confiance en la providence du Père plutôt que l’inquiétude.