🇬🇷

suivre — ἀκολουθέω — akoloutheō

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
🧩Lc 5,1–11 — Pêche miraculeuse et appel de Pierre🧩Lc 22,54–71 — Reniement de Pierre; moqueries et coups; Jésus devant le Sanhédrin🧩Mt 4,18–25 — Appel des premiers disciples; Jésus enseigne et guérit : la foule le suit🧩Mt 8,18–22 — Le prix de suivre Jésus🧩Lc 18,9–17 — Pharisien et publicain; Jésus bénit les enfants🧩Lc 18,31–34 — Troisième annonce de la passion🧩Lc 18,18–30 — Le chef riche : « vends tout et suis-moi »🧩Jn 13,36–38 — Annonce du reniement de Pierre (Jn)🧩Mt 9,9–13 — Appel de Matthieu et repas avec les pécheurs🧩Mt 9,18–26 — La fille du chef et la femme à la perte de sang🧩Mt 12,15–21 — Le serviteur choisi : Jésus se retire (accomplissement)🧩Jn 10,1–6 — Parabole du berger : porte et voleurs🧩Jn 21,20–25 — Épilogue : le disciple bien-aimé🧩Ac 13,42–52 — Réception, opposition, et joie : la parole s’étend aux nations🧩Ac 12,6–11 — Délivrance de Pierre par un ange🧩Lc 22,7–13 — Préparation de la Pâque🧩Lc 22,39–46 — Gethsémané : prière et agonie🧩Lc 18,35–43 — Guérison de l’aveugle de Jéricho🧩Lc 22,47–53 — Arrestation de Jésus🧩Lc 23,26–31 — Sur le chemin de la croix : Simon de Cyrène🧩Mt 20,29–34 — Guérison de deux aveugles près de Jéricho🧩Mt 16,13–28 — Confession de Pierre; annonce de la passion; porter sa croix🧩Mt 19,23–30 — Richesse et récompense : les premiers seront derniers🧩Mc 3,7–12 — Foule au bord de la mer : guérisons et esprits impurs🧩Mc 3,1–6 — Guérison de la main sèche le jour du sabbat🧩Mc 8,31–38 — Annonce de la passion; porter sa croix🧩Mc 10,17–45 — Le jeune homme riche; troisième annonce de la passion; grandeur par le service🧩Mc 10,46–52 — Guérison de Bartimée à Jéricho🧩Mc 14,10–16 — Judas décide de livrer Jésus; préparation de la Pâque🧩Lc 5,27–32 — Appel de Lévi et repas avec les pécheurs🧩Lc 9,23–27 — Porter sa croix : perdre sa vie pour la sauver🧩Lc 9,44–50 — Annonce de la passion; la vraie grandeur; qui n’est pas contre vous est pour vous🧩Lc 9,51–62 — Village samaritain refuse Jésus; le prix du discipulat🧩Jn 1,35–46 — Premiers disciples : « venez et voyez »🧩Jn 8,12–20 — Je suis la lumière du monde🧩Jn 21,15–19 — Restauration de Pierre : « Pais mes brebis »🧩Ap 6,1–6 — Ouverture des sceaux : conquête, guerre, famine (les cavaliers)🧩Ac 21,1–14 — Vers Jérusalem : adieux, accueil, et avertissement prophétique🧩Ac 25,1–5 — Festus arrive ; demande des Juifs🧩Hé 3,7–19 — Aujourd’hui : ne pas endurcir le cœur, exemple du désert
Sens (principal)

Suivre; accompagner; marcher derrière.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

ἀκολουθέω signifie suivre, accompagner, marcher derrière quelqu’un. Le verbe peut décrire un déplacement concret, mais dans les récits évangéliques il devient souvent le vocabulaire du disciple. Sa logique dépend donc du contexte : suit-on simplement une personne dans un trajet, ou répond-on à un appel de Jésus ? Le verbe place le sujet dans une position seconde : celui qui suit ne fixe pas d’abord la direction, il se met derrière un autre. Cela donne au mot une force relationnelle. Il ne parle pas seulement d’admiration, mais d’un mouvement orienté. Dans un cadre de vocation, ἀκολουθέω implique proximité, durée, écoute et obéissance. Il faut toutefois éviter de transformer chaque occurrence en formule spirituelle complète. Le texte précise toujours si le suivi est physique, narratif ou disciplinaire. Le mot aide donc à lire le disciple comme quelqu’un dont la vie se réorganise autour d’un chemin ouvert par Jésus, avec une direction reçue et non inventée. Suivre engage ainsi le corps, la volonté et la relation dans le temps. Le verbe rappelle enfin qu’un disciple ne se définit pas seulement par ce qu’il sait, mais par celui derrière qui il marche.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’arrière-plan biblique du verbe « suivre » est celui du chemin. Marcher derrière Dieu, marcher dans ses voies, écouter sa parole et ne pas aller après d’autres dieux forment une même logique. La foi biblique n’est pas seulement une conviction intérieure ; elle se vérifie dans une direction. Cet arrière-plan éclaire ἀκολουθέω : suivre Jésus signifie entrer dans un chemin, non seulement approuver une idée. Dans l’Ancien Testament, le peuple est appelé à marcher selon les commandements du Seigneur, à quitter les chemins de l’idolâtrie et à apprendre la fidélité dans la durée. Le disciple du Nouveau Testament hérite de cette logique du chemin, mais elle se concentre désormais sur Jésus. Il faut cependant rester attentif au passage : parfois le verbe décrit simplement un mouvement. Quand le contexte est vocationnel, il rappelle que la relation à Dieu se vit en déplacement, en écoute et en fidélité concrète. Suivre n’est donc pas se mettre au centre, mais recevoir une direction et accepter d’être conduit par un autre, dans une confiance qui devient marche. L’image biblique du chemin donne au mot une profondeur pratique : la foi avance pas après pas.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne peut réduire « suivre » à admirer, adhérer à des idées, s’abonner à une cause ou imiter de loin. ἀκολουθέω est plus exigeant dans les récits évangéliques. Le verbe peut signifier marcher derrière quelqu’un, accompagner, mais il devient souvent le mot du disciple : suivre Jésus, c’est se déplacer à sa suite et se laisser conduire par son chemin. Il ne faut pourtant pas surcharger chaque occurrence ; parfois le verbe décrit simplement un mouvement. Le contexte décide si le suivi est physique, relationnel, vocationnel ou spirituel. Dans un cadre de disciple, ἀκολουθέω implique une orientation : le disciple n’est pas au centre, il vient après. Le mot corrige l’idée d’une foi seulement intérieure ou d’une admiration sans déplacement. Il rappelle aussi que suivre suppose une durée : on ne suit pas seulement par impulsion, mais dans un chemin. Pour une lecture occidentale, ἀκολουθέω aide à poser une question concrète : derrière qui la vie s’organise-t-elle ? Le verbe parle moins d’opinion que de direction, de proximité et d’obéissance en mouvement. Il transforme donc une conviction en marche concrète.

Courte description — (aide remplissage)

Dans Marc, ἀκολουθέω désigne le suivi de Jésus, à la fois le déplacement physique et, surtout, l’engagement de disciple marqué par l’obéissance.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Marc, ἀκολουθέω est un verbe central : suivre Jésus physiquement et surtout comme disciple (obéissance).

Pièges lexicaux

Réduire à “marcher derrière” sans dimension d’obéissance quand le passage est un appel.

Usage biblique (mini)

Verbe clé du discipulat : suivre Jésus (déplacement + engagement). Dans les récits d’appel, marque la réponse concrète à l’autorité de Jésus.

Antonymes / contrastes (FR)

quitter; abandonner; précéder; s’éloigner; refuser l’appel

Synonymes / proches (FR)

suivre; accompagner

À ne pas confondre avec…

πορεύομαι (aller, voyager) : mouvement plus général; ἔρχομαι (venir) : déplacement vers; ἀκολουθέω insiste sur le fait d’aller derrière quelqu’un, souvent Jésus.

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

suivre

Versets clés (liste)

Mc 1,18; Mc 8,34; Mc 10,52

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G0190

Lemme / racine (optionnel)

ἀκολουθέω

Prononciation — (aide remplissage)

a-ko-lou-thé-ô (approx.)

Translit. — NOYAU

akoloutheō

Vérifiable
Champs sémantiques
Royaume
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Distinguer suivre physiquement (foule) et suivre comme disciple (engagement). Règle : repérer si Jésus “appelle” ou si c’est juste la foule qui suit.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Jn 21,15–19 — ἀκολουθέω (“suis-moi”) dépasse le simple déplacement : Jésus appelle Pierre à reprendre sa place de disciple après la restauration. L’indice est l’enchaînement amour → soin du troupeau → annonce du chemin futur → “suis-moi”. - Miroir technique : selon les péricopes liées, ἀκολουθέω peut désigner une foule qui accompagne, un malade guéri qui suit, ou un disciple appelé à marcher derrière Jésus. Le critère décisif est le co-texte : présence d’un appel, d’un renoncement, du “chemin”, ou au contraire simple mouvement narratif. - Garde-fou : ne pas confondre curiosité de foule et discipulat. Quand Jésus appelle ou commande, la nuance devient engagement orienté, obéissance et marche derrière lui.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre discipulat : marcher derrière Jésus, le suivre dans la vie. Dans Marc, ce verbe relie l’appel (laisser/venir) et la marche concrète avec Jésus.

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune