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Barabbas — Βαραββᾶς — Barabbas

Sens (principal)

Barabbas (nom propre)

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Βαραββᾶς est un nom propre, et dans les récits de la passion il sert de pivot narratif : un prisonnier coupable est relâché à la place de Jésus. Le nom fonctionne comme alternative dramatique : la foule choisit Barabbas → Jésus est livré. La logique du récit met en scène une substitution concrète : un échange judiciaire réel, visible, qui fait avancer l’intrigue vers la crucifixion. Le nom n’a pas besoin d’être “symbolisé” pour être théologiquement fort : il rend la décision publique et expose la dynamique de choix, de manipulation et d’injustice. Il sert aussi à souligner l’ironie tragique : le “libéré” est le violent, et le juste est condamné.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’arrière-plan biblique connaît le thème de substitution : un autre prend la place, un sacrifice porte, un innocent souffre pour les coupables. Les récits d’Exode et les sacrifices parlent d’une délivrance qui implique un prix. Les prophètes annoncent aussi un serviteur qui porte les fautes. Cela éclaire Barabbas : sans être “théologie” au départ, l’épisode ressemble à cette logique biblique : le coupable est libéré, l’innocent est livré. La pensée hébraïque insiste aussi sur la responsabilité : libérer le violent et condamner le juste est un renversement injuste que Dieu condamne. Le récit montre donc à la fois le péché humain (injustice) et le plan de Dieu (salut). Barabbas devient une figure narrative où se croisent jugement humain et miséricorde divine. L’arrière-plan aide à lire l’épisode sans cynisme : Dieu peut accomplir la délivrance même au milieu du mal.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

On peut lire Barabbas comme un simple détail historique du procès, alors qu’il rend l’injustice visible et frappe l’imagination. La clarification utile : cet épisode illustre concrètement l’idée de substitution : quelqu’un qui mérite la condamnation est relâché, et le Juste prend sa place. Il faut éviter de romantiser l’injustice : le texte montre une responsabilité réelle et une corruption du jugement. Mais il faut aussi éviter de perdre l’annonce : Dieu transforme ce mal en salut. Barabbas devient alors une image accessible : c’est ce que fait Jésus pour les coupables. Le nom aide à comprendre la croix sans jargon : le coupable sort, l’innocent entre à sa place.

Courte description — (aide remplissage)

Barabbas : l’échange injuste — le coupable libéré, l’innocent condamné. Image frappante du salut. (Mt 27,15–26)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mt 27, la foule choisit Barabbas et rejette Jésus. L’épisode révèle la corruption du jugement humain, mais il illustre aussi, de manière involontaire, une vérité de l’Évangile : Jésus prend la place des coupables. Le nom devient un repère narratif de substitution.

Pièges lexicaux

Ne pas utiliser l’épisode pour accuser un peuple : le texte montre un processus historique. Rester centré sur Jésus : l’événement révèle la substitution, mais sans spéculation inutile sur Barabbas.

Usage biblique (mini)

Nom de personnage unique dans le récit de la passion. Sert à montrer l’injustice du procès et le thème de la substitution.

Antonymes / contrastes (FR)

innocent/juste (contraste : Jésus)

Synonymes / proches (FR)

À ne pas confondre avec…

Pilatos — autorité romaine (acteur) ; katakrinō — condamner (action)

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Nature
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

Barabbas

Versets clés (liste)

Mt 27,15–26 ; Mc 15,6–15 ; Es 53,5–6

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G0912

Lemme / racine (optionnel)

Nom araméen : bar (“fils”) + abba (“père”) (selon lueur).

Prononciation — (aide remplissage)

ba-ra-bbas

Translit. — NOYAU

Barabbas

Vérifiable
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Comme c’est un nom propre, on s’appuie sur ce que le texte dit : Barabbas est choisi par la foule et relâché par Pilate, tandis que Jésus est condamné. Ne pas construire des détails biographiques non donnés par Matthieu. Règle : rester factuel (prisonnier relâché à la place de Jésus) et laisser le récit porter le contraste.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 27,16–26 — “Barabbas” (G912) : figure de substitution : le coupable libéré, l’innocent livré. L’indice est le choix de la foule. - Mt 27,16–26 — Option A (Barabbas = simple personnage) / Option B (Barabbas = contraste théologique) : le co-texte tranche vers B : il rend visible l’injustice et l’échange qui mène à la croix.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre judiciaire/politique : Barabbas apparaît dans une procédure de relâchement d’un prisonnier à l’occasion d’une fête, au cœur d’un procès. Le contraste (coupable relâché / Jésus livré) se joue dans un cadre légal et public. Le mot est un repère narratif dans la scène du verdict.