🇬🇷

bourse — βαλλάντιον — balantion

Sens (principal)

Nom : bourse, petit sac pour porter l’argent ou les provisions de route, souvent lié à la question de la sécurité matérielle en mission.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans les évangiles, βαλλάντιον (“bourse”, sac pour l’argent) est un terme concret : un petit contenant qui sert à porter des pièces. La logique du passage l’emploie souvent dans des consignes de voyage, de dépendance, ou de préparation. Ainsi, le mot ne parle pas seulement d’argent, mais d’un moyen de sécurité : ce que l’on emporte pour se protéger, acheter, subsister. Le contexte contraint donc la nuance : parfois, la bourse est interdite (ne pas compter sur ses moyens), parfois elle est mentionnée comme une réalité ordinaire, et parfois elle devient un symbole narratif de préparation. Exégétiquement, βαλλάντιον sert à mettre en lumière un contraste : confiance en Dieu et hospitalité vs auto-assurance et contrôle. Le terme appartient au monde du chemin : quand on part, on pense à la bourse. Le passage peut alors montrer comment Jésus redéfinit la sécurité : ne pas s’appuyer d’abord sur ce qu’on porte, mais sur la providence et la mission. La nuance utile est donc : bourse comme réserve et assurance matérielle. Pour comprendre, il faut suivre les impératifs : qui doit partir, dans quel cadre, et pourquoi la bourse est mentionnée. Ainsi, le mot révèle la tension entre le voyage selon les réflexes humains (prendre de quoi assurer) et le voyage selon l’appel (partir dans la dépendance).

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique de l’Ancien Testament, la question du “sac” et de ce qu’on emporte touche souvent la confiance : au désert, le peuple apprend que la vie ne tient pas seulement à la réserve humaine, mais à la provision de Dieu. Le repère principal est simple : Dieu conduit, et il pourvoit, parfois en apprenant à son peuple à ne pas stocker comme si la sécurité venait du stock. Ainsi, une “bourse” mentionnée dans un contexte de mission se comprend dans ce monde : la tentation naturelle est de s’assurer, mais Dieu appelle parfois à la dépendance. L’arrière-plan AT rappelle aussi que l’argent est un instrument, mais qu’il peut devenir un faux appui. Si un écho est utile, il reste bref : au désert, Dieu nourrit et conduit, et l’homme apprend à vivre de ce que Dieu donne. Dans les évangiles, Jésus peut donc utiliser la bourse comme repère d’univers biblique : quel est ton appui ? ta réserve ou la fidélité de Dieu ? L’exégèse reste sobre : on ne fait pas une leçon sur la pauvreté ; on suit les consignes du passage et la logique de mission. La bourse devient un signe de sécurité humaine, que le texte peut relativiser ou reconfigurer selon le moment : parfois on part sans, parfois on prend, mais dans tous les cas le repère biblique demeure : la vraie sécurité est dans la main de Dieu.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, “bourse” peut sembler archaïque, ou être confondu avec la “bourse” financière. Le risque est de manquer la simplicité du mot : il s’agit d’un sac à pièces, donc d’un moyen de sécurité matérielle. La clarification utile est de lire le terme dans le cadre du voyage et de la mission : la bourse représente ce qui permet d’acheter, de se nourrir, de se protéger. Exégétiquement, cela devient un marqueur de dépendance : le passage peut demander de partir sans bourse pour apprendre la confiance et l’accueil, ou évoquer la bourse pour montrer une transition dans les consignes. On doit donc rester proche du texte : pourquoi la bourse est-elle mentionnée ici, et quel effet cela produit-il sur la manière de partir ? Cela évite un contresens moraliste moderne : croire que le texte fait un discours général sur l’argent. Ici, il parle de la logique du disciple en chemin : prendre de quoi s’assurer, ou accepter une forme de dépendance. Le mot sert à rendre l’appel concret : la foi se joue aussi dans ce qu’on décide d’emporter ou non. On reste exégétique : on décrit le rôle de la bourse dans la consigne, et on laisse le passage définir le rapport entre mission, confiance, et moyens.

Courte description — (aide remplissage)

Nom concret désignant une bourse de voyage, utilisée pour transporter de l’argent ou des ressources. Dans le NT, le mot intervient dans des consignes liées à la mission, à la dépendance et à la préparation.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans les passages lucaniens, la bourse désigne l’équipement concret du voyageur, mais elle devient aussi un indicateur de la manière dont le disciple affronte la mission : dans la dépendance immédiate ou dans une préparation adaptée aux circonstances.

Pièges lexicaux

Ne pas confondre la bourse avec l’argent lui-même. Ne pas lire le mot comme un symbole abstrait détaché des consignes concrètes de Jésus.

Usage biblique (mini)

Le mot sert à désigner les moyens matériels que l’on emporte en route. Dans les paroles de Jésus, il aide à penser la dépendance, l’hospitalité reçue et la préparation du disciple.

Antonymes / contrastes (FR)

dépendance nue ; dénuement ; absence de réserve

Synonymes / proches (FR)

bourse ; sac d’argent ; réserve de voyage

À ne pas confondre avec…

Un discours général sur la richesse : ici, le mot vise d’abord l’équipement de voyage et la sécurité matérielle associée.

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

bourse

Versets clés (liste)

Lc 10,4 ; Lc 22,35–36

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G0905

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Lemme / racine (optionnel)

βαλλάντιον

Prononciation — (aide remplissage)

ba-lan-ti-on

Translit. — NOYAU

balantion

Vérifiable
Champs sémantiques
FoiRoyaume
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : simple objet de voyage. Option B : réserve matérielle qui devient signe de sécurité humaine. Dans Luc 10 et Luc 22, le co-texte fait apparaître les deux niveaux : la bourse est bien un objet concret, mais sa mention sert aussi à parler de dépendance, de préparation et de confiance. Le sens doit donc être lu à partir des consignes données aux envoyés. Le mot ne signifie pas “argent” en général, mais le contenant qui représente les moyens emportés.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Lc 10,4 : la bourse est explicitement laissée de côté dans une mission de dépendance. Le co-texte de l’envoi et de l’accueil reçu fait ressortir une sécurité non fondée sur la réserve emportée. - Lc 22,35–38 : la mention de la bourse revient dans un autre moment, marqué par un changement de situation. Le contexte de transition et de préparation fait apparaître la bourse comme signe de moyens désormais pris en compte dans une phase plus exposée.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le mot active un univers de route, de subsistance et de préparation matérielle. Il appartient au registre pratique du voyage missionnaire : ce qu’on emporte, ce qu’on laisse, et sur quoi on compte. Dans les paroles de Jésus, cet univers matériel devient aussi révélateur du degré de dépendance envers Dieu.

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune