Enfant
τέκνον met l’accent sur la relation d’enfant/descendant, souvent plus “familiale” que certains autres termes. Le grec peut l’employer littéralement (enfant d’une personne) ou figurativement (enfants de…, appartenant à…). La logique du passage se voit dans l’entourage : y a-t-il un parent mentionné, une filiation, ou une appartenance spirituelle ? Dans Lc 23,28, Jésus parle des “enfants” des femmes : le sens est concret, familial, et sert l’avertissement (“ce qui vient touchera vos enfants”). Le mot structure donc la portée : l’événement n’affecte pas seulement les individus présents, mais la génération suivante. Il rend la parole de Jésus plus grave et plus large.
Dans l’AT, l’enfant est lié à la continuité d’alliance et à la bénédiction (ou au jugement) qui touche les générations. La pensée sémitique voit les enfants comme héritage, et comme responsabilité : ce qui arrive au peuple affecte la descendance. Les prophètes parlent parfois de jours où l’on pleure sur ses enfants à cause d’un malheur national. Cela éclaire Lc 23 : Jésus parle comme un prophète, et inclut la dimension générationnelle. L’image dominante est celle d’une ville/peuple dont l’avenir est en jeu, pas seulement le présent.
On lit “enfants” comme un détail affectif. Dans ce passage, c’est un élargissement du champ : Jésus annonce une détresse qui touchera les familles et l’avenir. La clarification utile : le mot n’est pas ici une métaphore spirituelle (“enfants de Dieu”), mais un terme concret qui rend l’avertissement plus sérieux. Cela aide à lire sobrement : Jésus ne parle pas seulement de sa souffrance, mais d’un jugement qui vient sur Jérusalem, et qui atteindra les générations. Le mot sert donc à déplacer les pleurs : du présent vers l’avenir.
Enfant : enfant au sens de descendance ; utilisé aussi théologiquement (« enfants de Dieu »).
Dans le passage, “enfant” désigne une personne en position de filiation/dépendance (enfant, descendant). Le sens exact se fixe par le contexte : soit l’âge (petit/enfant), soit le statut familial (fils/fille), soit la relation d’appartenance (enfant de…). Dans le NT, le terme peut aussi porter une nuance d’affection ou d’identité (appartenance à une maison/à un maître/à Dieu) si le co-texte parle de filiation spirituelle.
Réduire à âge ; le mot peut viser la relation de filiation plus que l’âge.
Enfants de Dieu ; enfants dans la famille ; exhortations aux enfants.
adulte; étranger (non de la maison); sans filiation / orphelin (selon contexte)
enfant
huios (fils) : fils ; pais (serviteur/enfant) selon contexte
enfant
Jn 1.12; Rm 8.16-17; Ep 6.1
G5043
τέκνον
TÈK-non
teknon
Option A : enfant littéral (âge) ; Option B : enfant comme identité (« fils de… », appartenance). Le co-texte (parents, âge, gestes comme porter/embrasser) indique le sens concret ; les formules « enfants du… » indiquent le sens figuré. Ne pas spiritualiser automatiquement : vérifier si l’auteur parle d’enfants réels ou d’une catégorie morale/spirituelle.
[Lc 23,28-31] G5043 τέκνον : dans Luc 23,28-29, Jésus dit aux filles de Jérusalem : « pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants » (v.28). Le grec utilise le pluriel τέκνα pour désigner la descendance, la postérité. Luc cite ensuite le cri prophétique des femmes stériles (v.29), ce qui renverse la bénédiction biblique de la fécondité. L’hébreq בָּנִים (fils/enfants) dans les prophètes désigne souvent le peuple de l’alliance ; ici, l’absence d’enfants devient le signe du jugement. Luc présente le jour de la croix comme le jour où la maternité elle-même est ébranlée (v.31 : le bois sec brûle). La nuance est que τέκνον ici n’est pas seulement « enfant » mais la descendance de l’alliance confrontée au feu du jugement.
Registre familial et d’appartenance : enfant = relation de filiation (parents/enfants), parfois aussi appartenance à un groupe (« enfants du royaume ») selon le passage. Dans Matthieu, le mot peut être concret (enfants amenés à Jésus) ou identitaire (ceux qui appartiennent à…).