foule, multitude; groupe nombreux
ὄχλος (ochlos) signifie « foule », « multitude ». Le mot désigne un grand nombre de personnes rassemblées, souvent sans structure formelle. Sa logique est collective : il ne s’agit pas d’un conseil organisé, mais d’une masse humaine réunie autour d’un événement, d’une parole, d’un lieu. Le garde-fou est de ne pas moraliser le terme. ὄχλος peut être neutre (un grand nombre) ou prendre une nuance négative selon le contexte (pression, agitation), mais le mot lui-même indique d’abord le rassemblement. Il met en évidence l’espace public : la scène se déroule devant beaucoup de gens. Il sert aussi à distinguer des cercles : disciples, autorités, et foule. Comprendre ὄχλος, c’est retenir cette idée de multitude visible, hétérogène, parfois mouvante. Une foule peut réagir, suivre, s’étonner, se disperser, mais ces actions viennent du récit. Lexicalement, ὄχλος reste “le grand nombre”. C’est un mot de masse humaine, et sa présence dans un texte souligne que la parole est entendue dans un cadre public, avec des réactions multiples possibles.
L’arrière-plan biblique parle de rassemblements : peuple réuni, assemblées, foules autour d’un prophète. La multitude peut être lieu d’écoute, mais aussi lieu d’instabilité. La Bible montre que le grand nombre n’est pas un critère automatique de vérité : une foule peut suivre par enthousiasme, par curiosité ou par peur. En même temps, Dieu parle aussi au “public large”, pas seulement à un cercle fermé. Cet horizon éclaire ὄχλος : la foule représente la dimension publique de la parole, l’espace où un message se propage. La multitude est diverse : elle contient des attentes différentes. Elle peut aussi exercer une pression sociale : ce que “beaucoup” pensent ou font influence. Pour un lecteur moderne, ce cadre rappelle que la Bible observe des dynamiques collectives : opinion, rumeur, mouvement de masse. Le mot “foule” n’est pas un jugement; il situe une scène et souligne l’audience. ὄχλος, dans cet arrière-plan, renvoie donc à un rassemblement visible et souvent mouvant, où la parole est exposée au grand jour, avec des réactions variées.
Le lecteur moderne pense une foule comme un public anonyme, parfois irrationnel. ὄχλος désigne bien une multitude, mais la clarification est que le mot n’impose pas un jugement moral : il décrit un grand nombre réuni. Un contresens serait de lire “foule” comme forcément “mauvaise”. Une foule peut être simplement un rassemblement d’auditeurs. Un autre contresens serait de confondre ὄχλος avec une institution (un conseil, une assemblée officielle). Ici, l’accent est sur la masse humaine. Pour un lecteur occidental moderne, ce terme aide à lire les récits en comprenant le cadre public : une parole dite devant la foule circule, produit des réactions, crée une pression. La foule est aussi hétérogène : tous n’entendent pas de la même façon. ὄχλος est donc un mot de sociologie simple : grand nombre, rassemblement visible, dynamique collective. Comprendre ὄχλος, c’est retenir que le texte se déroule au milieu d’un public large, pas uniquement dans un cercle intime.
Terme narratif : la foule qui entoure Jésus. Peut désigner une multitude indécise, parfois influençable (co-texte).
Dans Lc 8,42–45, ὄχλος désigne la foule nombreuse qui entoure Jésus et le presse, au point que beaucoup le touchent. Le mot met en scène une pression collective qui rend le “toucher” de la femme difficile à distinguer, ce qui permet au récit de contraster foule anonyme et foi personnelle.
Ne pas idéaliser la foule : elle peut être changeante. Ne pas mépriser la foule : Jésus lui parle et la nourrit. Le co-texte décide.
Foule/multitude. Dans Lc 12,54–59, Jésus s’adresse aux foules : auditoire large responsable de discerner le temps présent et de répondre avant le jugement.
multitude, foule
λαός — peuple (accent alliance) ; πλῆθος — multitude (autre nuance) ; ὄχλος (foule) souvent acteur collectif (co-texte)
foule
Lc 12,54
G3793
okh-los
ochlos
Option A : foule neutre (beaucoup de gens présents) ; Option B : foule comme acteur collectif (pression, influence, opposition). L’indice est le récit : si la foule écoute, suit, presse Jésus → A; si elle crie, réclame, se laisse manipuler → B. Dans Lc 12,54, Jésus parle “aux foules” : le mot sert surtout à situer l’auditoire collectif (A), avec une nuance possible d’indécision (ils voient les signes mais ne discernent pas).
Registre narratif/public : place, route, rassemblement. Dans Lc 12, le mot situe la parole de Jésus adressée à un auditoire large, pas seulement aux disciples.