Parler / dire : exprimer par des mots (produire une parole audible ou formulée). Le contexte précise si c’est une conversation ordinaire, un enseignement, un témoignage ou une parole d’autorité.
Dans Ac 2,4, λαλέω (laleō) sert à décrire le fait de parler, l’acte de s’exprimer verbalement. Le mot se situe dans une chaîne causale clairement posée par la péricope : tous furent remplis du Saint-Esprit, puis ils se mirent à parler en d’autres langues. Le grec met l’accent sur l’expression produite, et non d’abord sur la construction du contenu. Cela correspond bien à l’objectif narratif du passage : montrer l’effet observable du don de l’Esprit. Dans le contexte, la parole n’est pas présentée comme une performance humaine, car le verset précise que l’Esprit donne de s’exprimer. Le sens dans la péricope est donc une parole rendue possible et déclenchée par l’Esprit, qui ouvre vers la proclamation publique qui suit.
Dans la Bible, parler engage : la parole peut bénir, attester la vérité, ou détruire. Pentecôte montre une parole donnée par Dieu : l’Esprit remplit, et la parole sort. Ainsi, parler devient acte de témoignage : Dieu rend public ce qu’il fait. Garde-fou : ne pas réduire la parole à un bruit ; bibliquement, elle est liée à l’alliance et à la mission.
Éviter de réduire “parler” à une communication neutre ou à une performance verbale. Dans Ac 2,1–4, parler est un effet direct du don de l’Esprit, et le texte insiste que l’expression est donnée. Cela recentre la lecture : le signe principal est la parole rendue possible pour le témoignage, non une prouesse humaine.
Verbe “parler/dire” : acte de s’exprimer. Selon le passage, met l’accent soit sur le fait de parler, soit sur la responsabilité/portée des paroles (témoignage, annonce, jugement).
Parler/dire : s’exprimer verbalement ; selon contexte, annoncer, déclarer.
1) Faire du verbe un slogan (“parler = confesser”) sans indice. 2) Moraliser sans texte (condamner tout parler) au lieu de suivre le co-texte (paroles vraies/fausses, utiles/inutiles). 3) Confondre “parler” (acte) et “enseigner/déclarer” (contenu/autorité) si le passage distingue. 4) Lire seulement psychologiquement (émotion) et ignorer la dimension d’alliance/justice (parole qui engage).
Très fréquent : paroles ordinaires, enseignement, témoignage, confession, et parfois parole inspirée. Les évangiles et les épîtres soulignent que les paroles révèlent le cœur et seront évaluées (responsabilité), et que Dieu parle pour révéler et sauver (parole d’alliance).
se taire
parler, dire, s’exprimer
logos/rhēma (contenu) ; bavardage ; manipulation
parler
Ac 2,4; Ac 2,11; Mt 12,34
G2980
(verbe)
la-LÉ-o
laleō
Ne pas confondre avec “dire une parole autoritative” (legō/ rhēma) : laleō insiste souvent sur l’acte de parler. Règle : si le passage souligne l’origine (cœur, Esprit) ou le fait même de parler → laleō. Si le passage souligne le contenu/énoncé → rhēma/legō selon contexte.
- Mt 27,11–14 — “parler” (G2980) : le verbe prend la nuance du silence volontaire de Jésus face aux accusations, qui étonne Pilate. L’indice est “il ne répondit à aucune accusation”. - Mt 27,11–14 — Option A (parler = répondre) / Option B (parler = refuser de se justifier) : le co-texte tranche vers B : le “non-parler” devient un signe de maîtrise et d’accomplissement prophétique.
Registre relationnel et public : communication (conversation, réponse, témoignage, proclamation). Dans la Bible, la parole engage la personne : elle peut bénir/éclairer, tromper/détruire, ou attester la vérité; le co-texte précise l’enjeu (enseignement, confession, accusation, annonce).