Peuple
λαός signifie “peuple”. Le mot désigne une collectivité, souvent avec une nuance de peuple rassemblé, identifié, parfois en relation avec Dieu selon le contexte. La logique du terme est collective : il vise un corps, pas une somme d’individus. Le grec dispose aussi d’ἔθνος (nation/peuple au sens de groupes), mais λαός met souvent l’accent sur le peuple comme assemblée, comme communauté définie. Pour enrichir la compréhension, noter que le mot peut porter une nuance d’appartenance : “le peuple” peut être identifié par son histoire, son culte, ses promesses. Linguistiquement, λαός sert à parler d’un groupe comme d’un sujet : le peuple agit, répond, écoute, se rassemble. Le sens profond est donc l’identité collective en action. Comprendre λαός aide le lecteur à lire les passages où l’on parle d’un peuple non comme masse indistincte, mais comme communauté avec une mémoire et une vocation. Le mot enrichit la lecture en rappelant que la Bible pense communautairement : Dieu forme un peuple, et les décisions, les réponses et les résistances peuvent être attribuées à ce peuple. Ainsi, λαός est un mot d’assemblée et d’appartenance, qui structure la manière dont le texte décrit la vie collective.
L’Ancien Testament est l’histoire d’un peuple formé par l’alliance : “mon peuple”. Le repère central est l’appartenance : le peuple appartient à Dieu, et Dieu s’attache à son peuple. Le vocabulaire hébraïque (עַם, ‘am) exprime une communauté liée, non seulement par sang, mais par histoire et relation à Dieu. Ce peuple est appelé à écouter la loi, à vivre la justice, à porter le témoignage. L’AT montre aussi la tension : le peuple peut être fidèle ou rebelle. Ainsi, “peuple” n’est pas un mot neutre : il porte vocation et responsabilité. Ce repère éclaire λαός : dans la Bible, parler du peuple, c’est parler d’une réalité d’alliance. Il y a aussi l’idée d’assemblée : le peuple se rassemble devant Dieu, reçoit sa parole. Sans expliquer un passage, comprendre “peuple” avec cet arrière‑plan donne une profondeur : Dieu ne vise pas seulement des individus isolés; il forme une communauté. Le “sens profond” est donc relationnel et communautaire : être peuple, c’est être rassemblé, appelé, instruit, jugé, restauré. Cela permet de lire la Bible comme une histoire de formation collective : Dieu parle, le peuple répond, et l’alliance structure la vie commune.
Un lecteur moderne pense “peuple” soit comme une foule, soit comme une nation politique. Le contresens est de réduire λαός à une masse indistincte ou à un concept national moderne. La clarification : le mot désigne une communauté rassemblée, souvent définie par une histoire et une appartenance. Il peut s’approcher de l’idée de “communauté d’alliance” selon le contexte. Un autre contresens moderne est d’opposer individu et peuple : la Bible tient ensemble les deux. Le peuple est composé de personnes, mais il existe comme sujet collectif. Pour un prédicateur, comprendre λαός enrichit le sens profond parce qu’il rappelle la dimension communautaire de la foi : la révélation forme un peuple. Le mot aide à lire les récits où la réponse est collective : un peuple écoute, se réjouit, s’oppose. Enfin, λαός invite à une lecture plus biblique que nos catégories politiques : le peuple n’est pas seulement une citoyenneté, c’est une appartenance façonnée par une parole et une histoire. Comprendre ce terme aide donc à expliquer que la Bible parle souvent à une communauté, et que la vie de foi se vit aussi en assemblée, dans un “peuple” formé et porté par Dieu, et non seulement dans des consciences individuelles.
Peuple : peuple (souvent le peuple de Dieu, ou la foule) selon contexte.
Peuple : peuple, population ; parfois peuple de Dieu.
Confondre peuple (laos) et nations (ethnē) ; le contexte est important.
Peuple ; peuple de Dieu ; foule.
(N/A)
peuple
ethnos (nation) ; ochlos (foule)
peuple
Lc 1.68; Tt 2.14; Ap 21.3
G2992
λαός
la-OSS
laos
Option A : foule indifférenciée ; Option B : peuple au sens d’Israël (identité) ; Option C : peuples/nations. Le co-texte (références à Israël, loi/temple, « nations », « tous les peuples ») précise. Ne pas spiritualiser : garder la référence concrète du passage (qui est ce « peuple » dans la scène ?).
[Lc 23,26-49] G2992 λαός : dans Luc 23, le « peuple » apparaît comme un acteur ambivalent. Le grec montre d’abord le peuple qui suit Jésus en pleurant (v.27 : « un grande multitude du peuple et des femmes »), puis le peuple qui assiste aux événements (v.35 : « le peuple assistait »). Luc oppose le peuple qui pleure à Jérusalem (image des prophètes pleurant sur la ville, Jr 9) au peuple qui regarde passivement la crucifixion. La nuance est que le peuple (λαός), en grec, n’est pas une foule informe (ὄχλος) mais une entité avec une vocation d’alliance : Luc montre que le peuple de Dieu est partagé entre la compassion et l’incompréhension. Le retournement du centurion (v.47) anticipe le peuple qui « frappait sa poitrine » au retour (v.48), signe de repentance.
Registre collectif et communautaire : peuple = groupe identifié (souvent Israël, ou les foules) avec une identité commune. Dans Matthieu, cela sert à parler des foules qui suivent Jésus ou du peuple dans un cadre religieux et social.