🇬🇷

peur — φόβος — phobos

Langue — NOYAU
Grec
Portion biblique
10. Jésus : les Évangiles
Versets clés (liste)

Ac 9.31; Ph 2.12; 1 Jn 4.18

Strong (H####/G####) — NOYAU

G5401

Sens (principal)

Crainte, peur

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’arrière-plan biblique distingue sans toujours les séparer la peur humaine et la crainte du Seigneur. La peur peut naître du danger, de la menace ou de l’inconnu. Mais la crainte de Dieu est une attitude de révérence : reconnaître Dieu comme saint, vrai et souverain. Les Proverbes présentent cette crainte comme commencement de la sagesse, non comme panique servile. Cet arrière-plan éclaire φόβος : le mot peut être une réaction troublée, mais il peut aussi signaler un rapport juste à Dieu. Il faut donc regarder l’effet produit. Une crainte qui conduit à écouter, respecter et se tenir devant Dieu n’est pas identique à une peur qui enferme ou fait fuir. Dans les récits bibliques, la parole « ne crains pas » apparaît souvent quand Dieu ou son messager rencontre l’humain. Elle ne nie pas le choc ; elle le réoriente. φόβος peut ainsi marquer le moment où l’humain découvre qu’il est devant plus grand que lui. La pensée biblique aide à ne pas moraliser trop vite la peur. Elle demande plutôt de discerner : cette crainte éloigne-t-elle de Dieu ou ouvre-t-elle à l’écoute, à la foi et à la sagesse ?

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

φόβος désigne la peur, la crainte, l’effroi ou, selon le contexte, une révérence sérieuse. Le mot couvre une gamme assez large : réaction devant un danger, saisissement devant une puissance, respect devant Dieu, ou crainte qui pousse à agir. Sa logique dépend de l’objet de la crainte. Il faut donc demander : de quoi ou de qui a-t-on peur ? Cette peur conduit-elle à fuir, à se taire, à obéir, à adorer, ou à reconnaître l’autorité de Dieu ? φόβος n’est pas automatiquement négatif. Une peur qui paralyse ou détourne de Dieu n’a pas la même valeur qu’une crainte respectueuse qui reconnaît sa sainteté. Le co-texte décide. Dans les récits de résurrection ou de manifestation divine, φόβος peut exprimer le choc devant un événement qui dépasse les attentes humaines. Dans d’autres passages, il peut nommer une angoisse humaine ou une pression sociale. Le piège serait de traduire toujours par « peur » au sens psychologique moderne. Le mot peut aussi désigner un sérieux religieux, une révérence ou un tremblement devant la réalité de Dieu.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Dans le langage moderne, la peur est souvent comprise comme une émotion à supprimer ou à gérer. φόβος demande une lecture plus nuancée. Le mot peut désigner une peur réelle, parfois légitime, mais aussi une crainte respectueuse devant Dieu. Le contresens serait de dire que toute peur est mauvaise ou, inversement, que toute crainte religieuse serait saine. Le texte biblique oblige à regarder l’objet et le fruit de la crainte. Si la peur vient d’une menace et enferme dans la fuite, elle n’a pas la même fonction qu’une crainte qui reconnaît la sainteté de Dieu. Pour un lecteur occidental, cela corrige une vision trop psychologique du vocabulaire. La Bible ne nie pas l’émotion ; elle l’interprète. Elle montre aussi que la présence de Dieu peut provoquer un saisissement avant de conduire à la paix. Le mot φόβος invite donc à poser des questions concrètes : qu’est-ce qui provoque la peur ? quelle parole vient la corriger ? vers quoi conduit-elle ? Cette approche évite les slogans du type « il ne faut jamais avoir peur ». Le texte travaille plutôt à déplacer la crainte : moins de peur servile, plus de révérence confiante devant Dieu.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Crainte/peur : émotion de peur ou crainte révérencielle envers Dieu selon contexte.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre émotionnel et relationnel : peur = crainte devant un danger, une puissance, ou un jugement, pouvant conduire à fuir ou à obéir. Dans Matthieu, la peur apparaît souvent dans des scènes de menace (tempête, persécution) ou face à l’autorité divine.

Notes prédicateur (optionnel)

1 Jn 4.18 : l’amour parfait chasse la peur (peur servile).

Synonymes / proches (FR)

peur, crainte

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : frayeur circonstancielle ; Option B : crainte respectueuse (devant Dieu) selon contexte. Le co-texte (danger immédiat, miracle, jugement, commandement « ne craignez pas ») aide à distinguer. Ne pas moraliser : décrire ce qui provoque la peur dans la scène et comment Jésus/le texte y répond (réassurance, appel à la foi, avertissement).

Pièges lexicaux

Lire toute crainte comme mauvaise ; la crainte de Dieu peut être saine et joyeuse.

À ne pas confondre avec…

eulabeia (révérence) ; deilia (lâcheté)

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mc 16,1–8 — φόβος peut être rapproché de la crainte provoquée par le tombeau ouvert et l’annonce pascale. La nuance n’est pas une simple peur psychologique : elle naît d’un événement qui dépasse les attentes humaines. - Miroir technique : selon les péricopes liées, φόβος peut désigner peur devant un danger, crainte religieuse devant une manifestation divine, trouble devant une autorité, ou réaction à une annonce. L’indice est l’objet de la peur : hommes, anges, jugement, résurrection, mer, maladie, autorités. - Garde-fou : ne pas confondre peur paralysante et crainte saisie par la révélation. Dans les récits pascals, la peur peut coexister avec la joie, l’obéissance ou le silence; elle signale souvent le choc d’une intervention de Dieu.

Champs sémantiques
FoiSainteté
Sens (principal)

Crainte, peur

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

φόβος désigne la peur, la crainte, l’effroi ou, selon le contexte, une révérence sérieuse. Le mot couvre une gamme assez large : réaction devant un danger, saisissement devant une puissance, respect devant Dieu, ou crainte qui pousse à agir. Sa logique dépend de l’objet de la crainte. Il faut donc demander : de quoi ou de qui a-t-on peur ? Cette peur conduit-elle à fuir, à se taire, à obéir, à adorer, ou à reconnaître l’autorité de Dieu ? φόβος n’est pas automatiquement négatif. Une peur qui paralyse ou détourne de Dieu n’a pas la même valeur qu’une crainte respectueuse qui reconnaît sa sainteté. Le co-texte décide. Dans les récits de résurrection ou de manifestation divine, φόβος peut exprimer le choc devant un événement qui dépasse les attentes humaines. Dans d’autres passages, il peut nommer une angoisse humaine ou une pression sociale. Le piège serait de traduire toujours par « peur » au sens psychologique moderne. Le mot peut aussi désigner un sérieux religieux, une révérence ou un tremblement devant la réalité de Dieu.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’arrière-plan biblique distingue sans toujours les séparer la peur humaine et la crainte du Seigneur. La peur peut naître du danger, de la menace ou de l’inconnu. Mais la crainte de Dieu est une attitude de révérence : reconnaître Dieu comme saint, vrai et souverain. Les Proverbes présentent cette crainte comme commencement de la sagesse, non comme panique servile. Cet arrière-plan éclaire φόβος : le mot peut être une réaction troublée, mais il peut aussi signaler un rapport juste à Dieu. Il faut donc regarder l’effet produit. Une crainte qui conduit à écouter, respecter et se tenir devant Dieu n’est pas identique à une peur qui enferme ou fait fuir. Dans les récits bibliques, la parole « ne crains pas » apparaît souvent quand Dieu ou son messager rencontre l’humain. Elle ne nie pas le choc ; elle le réoriente. φόβος peut ainsi marquer le moment où l’humain découvre qu’il est devant plus grand que lui. La pensée biblique aide à ne pas moraliser trop vite la peur. Elle demande plutôt de discerner : cette crainte éloigne-t-elle de Dieu ou ouvre-t-elle à l’écoute, à la foi et à la sagesse ?

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Dans le langage moderne, la peur est souvent comprise comme une émotion à supprimer ou à gérer. φόβος demande une lecture plus nuancée. Le mot peut désigner une peur réelle, parfois légitime, mais aussi une crainte respectueuse devant Dieu. Le contresens serait de dire que toute peur est mauvaise ou, inversement, que toute crainte religieuse serait saine. Le texte biblique oblige à regarder l’objet et le fruit de la crainte. Si la peur vient d’une menace et enferme dans la fuite, elle n’a pas la même fonction qu’une crainte qui reconnaît la sainteté de Dieu. Pour un lecteur occidental, cela corrige une vision trop psychologique du vocabulaire. La Bible ne nie pas l’émotion ; elle l’interprète. Elle montre aussi que la présence de Dieu peut provoquer un saisissement avant de conduire à la paix. Le mot φόβος invite donc à poser des questions concrètes : qu’est-ce qui provoque la peur ? quelle parole vient la corriger ? vers quoi conduit-elle ? Cette approche évite les slogans du type « il ne faut jamais avoir peur ». Le texte travaille plutôt à déplacer la crainte : moins de peur servile, plus de révérence confiante devant Dieu.

Courte description — (aide remplissage)

Crainte/peur : peur humaine, mais aussi crainte révérencielle selon contexte (crainte de Dieu).

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Crainte/peur : émotion de peur ou crainte révérencielle envers Dieu selon contexte.

Pièges lexicaux

Lire toute crainte comme mauvaise ; la crainte de Dieu peut être saine et joyeuse.

Usage biblique (mini)

Peur ; crainte de Dieu ; crainte dans l’Église ; « ne crains pas ».

Antonymes / contrastes (FR)

assurance, paix

Synonymes / proches (FR)

peur, crainte

À ne pas confondre avec…

eulabeia (révérence) ; deilia (lâcheté)

Testament
Nouveau Testament
Catégorie (pédago)
Sagesse / cœur
Nature
Nom
Code ACHL
Prononciation — (aide remplissage)

FO-boss

Translit. — NOYAU

phobos

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : frayeur circonstancielle ; Option B : crainte respectueuse (devant Dieu) selon contexte. Le co-texte (danger immédiat, miracle, jugement, commandement « ne craignez pas ») aide à distinguer. Ne pas moraliser : décrire ce qui provoque la peur dans la scène et comment Jésus/le texte y répond (réassurance, appel à la foi, avertissement).

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mc 16,1–8 — φόβος peut être rapproché de la crainte provoquée par le tombeau ouvert et l’annonce pascale. La nuance n’est pas une simple peur psychologique : elle naît d’un événement qui dépasse les attentes humaines. - Miroir technique : selon les péricopes liées, φόβος peut désigner peur devant un danger, crainte religieuse devant une manifestation divine, trouble devant une autorité, ou réaction à une annonce. L’indice est l’objet de la peur : hommes, anges, jugement, résurrection, mer, maladie, autorités. - Garde-fou : ne pas confondre peur paralysante et crainte saisie par la révélation. Dans les récits pascals, la peur peut coexister avec la joie, l’obéissance ou le silence; elle signale souvent le choc d’une intervention de Dieu.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre émotionnel et relationnel : peur = crainte devant un danger, une puissance, ou un jugement, pouvant conduire à fuir ou à obéir. Dans Matthieu, la peur apparaît souvent dans des scènes de menace (tempête, persécution) ou face à l’autorité divine.