Entrer : entrer, pénétrer.
εἰσέρχομαι signifie “entrer, pénétrer”. Le verbe combine εἰς (“dans”) et ἔρχομαι (“venir/aller”) : on se déplace vers l’intérieur d’un lieu. La logique grecque est directionnelle : il y a un dehors, un dedans, et un seuil franchi. Le mot met en relief le passage : entrer n’est pas seulement arriver, c’est franchir une frontière. Le verbe peut concerner une maison, une ville, un lieu sacré, ou une situation, selon le contexte; mais le noyau reste : passer de l’extérieur à l’intérieur. Pour enrichir la compréhension, noter que ce verbe met l’accent sur l’acte d’accès : entrer implique permission, ouverture, ou parfois intrusion. Le texte peut ainsi signaler inclusion ou exclusion : qui peut entrer ? qui reste dehors ? Linguistiquement, εἰσέρχομαι est un bon exemple de verbe de mouvement qui encode l’espace et la progression. Il se distingue de “venir” en général par l’idée du dedans. Le sens profond est donc le franchissement du seuil. Comprendre εἰσέρχομαι aide à lire les récits comme des scènes d’accès : entrer dans une maison change le cadre relationnel, entrer dans une ville change le public, entrer dans un lieu sacré change le registre. Le mot enrichit la lecture en rendant visible la dynamique des frontières : dehors/dedans, accès/refus, seuil franchi.
L’Ancien Testament accorde une grande importance aux seuils : entrer dans une maison (hospitalité), entrer dans la ville (porte, justice), entrer dans le sanctuaire (accès à Dieu). Entrer n’est pas neutre : cela implique des règles, une appartenance, une protection, et parfois une sainteté. Le repère biblique de la “porte” est central : la porte est lieu de décision et de jugement. Ainsi, l’action d’entrer touche à l’accès : qui est admis, qui est exclu. Ce cadre enrichit εἰσέρχομαι : le verbe de “pénétrer” s’inscrit dans un monde où le dedans et le dehors portent du sens. Il y a aussi l’idée d’entrée en terre promise : “entrer” dans le pays est un thème majeur, lié à la promesse. Sans expliquer un passage, on peut retenir : la Bible raconte une foi qui se vit par des entrées et des sorties, des franchissements de frontières, des accueils et des refus. Comprendre εἰσέρχομαι avec l’AT, c’est entendre que l’entrée peut signifier participation, accès, et changement de statut. Le “sens profond” n’est pas seulement spatial : il évoque aussi l’intégration dans un espace de relation (maison, peuple, présence de Dieu), où l’accès est accordé et où l’on répond par fidélité.
Pour un lecteur moderne, “entrer” est souvent une action banale : ouvrir une porte et passer. Le contresens est de ne pas sentir le poids biblique du seuil. εἰσέρχομαι souligne un franchissement : passer du dehors au dedans, donc accéder à un espace protégé, social, parfois sacré. La clarification utile : l’entrée implique souvent permission et relation. On entre chez quelqu’un, on entre dans un lieu, on devient “dedans”. Un autre contresens moderne est de sur‑spiritualiser le mot à chaque occurrence. Le verbe reste concret, mais sa concrétude est précisément ce qui enrichit la compréhension : le texte pense en termes d’accès, de frontières, d’inclusion/exclusion. Pour un prédicateur, εἰσέρχομαι aide à repérer des transitions narratives : quand on entre dans une maison ou une ville, on change de scène, de public, de relation. Le mot forme la lecture : qui franchit le seuil ? pourquoi ? quel effet sur la suite ? Enfin, comprendre ce verbe permet d’éviter une lecture “plate” où tous les déplacements se valent : entrer n’est pas seulement arriver, c’est accéder. Le “sens profond” du mot est donc la dynamique du seuil : accès accordé, participation au dedans, et changement de cadre relationnel.
Entrer dans le royaume : par la grâce, par la foi. (Jn 3,5; Mt 7,21)
Dans Lc 8,51, Jésus entre dans la maison de Jaïrus : cette entrée marque la transition vers la scène privée où il relève l’enfant, après avoir limité les témoins.
Contexte : narratif vs spirituel. Sobriété : ne pas tout spiritualiser. Priorité au passage : où entre-t-on ? Prudence : pastoral.
Entrer dans une ville/maison; entrer dans le royaume; entrer dans le repos; entrer dans la vie.
sortir
pénétrer, entrer
erchomai (venir) : venir; eiserchomai = entrer (dans).
pénétrer
Jn 3,5; He 4,3; Mt 7,21; Ap 3,20
G1525
erchomai (venir) + eis (dans)
i-sèr-kho-maï
eiserchomai
Option A : entrer dans un lieu (maison, ville) = mouvement narratif. Option B : entrer dans un état (Royaume, repos, tentation) = accès/transition théologique. L’indice est le complément (lieu vs réalité) et la présence d’un vocabulaire d’accès (Royaume, vie, repos). Ne pas tout spiritualiser : dans un récit, c’est souvent juste franchir un seuil.
- Dans un récit (maison/ville) : l’entrée sert souvent de charnière de scène (public → privé). - Dans les formules “entrer dans le Royaume” : nuance d’accès accordé par Dieu (foi, conversion).
Registre spatial et narratif : entrer dans une maison, une ville, une pièce (mouvement concret). Selon le contexte, il peut aussi activer un registre théologique d’accès (entrer dans le Royaume, entrer dans le repos), où “entrer” signifie recevoir une entrée accordée par Dieu.