Entrer : entrer, pénétrer.
εἰσέρχομαι signifie entrer, venir à l’intérieur, franchir un seuil vers un lieu ou une réalité. Le verbe combine l’idée de mouvement et celle d’accès. Dans Lc 14,21–23, le mot est lié au grand souper : les personnes appelées doivent entrer dans la maison du maître. Le complément et le cadre du banquet empêchent de lire le verbe comme un simple déplacement neutre. Entrer signifie ici passer de l’extérieur à la participation au repas. La logique du mot est spatiale, mais elle sert la progression narrative : les premiers invités refusent de venir, puis d’autres sont amenés, et enfin le serviteur doit insister pour que ceux des chemins entrent. εἰσέρχομαι marque donc le franchissement décisif entre rester dehors et prendre place au festin. Il faut distinguer le sens lexical et la portée contextuelle. Lexicalement, le verbe signifie entrer. Contextuellement, dans la parabole, entrer revient à répondre effectivement à l’invitation. Le mot ne doit pas être spiritualisé sans contrôle, mais son complément narratif lui donne une force : ceux qui entrent deviennent convives. εἰσέρχομαι met ainsi en évidence l’accès réel au lieu préparé par le maître.
Dans l’univers biblique, entrer dans une maison, une ville, un sanctuaire ou un pays n’est pas toujours un geste neutre. Entrer signifie accéder à un espace, être admis, franchir une limite et participer à ce qui se trouve à l’intérieur. Les portes, les maisons et les lieux de repas portent souvent une valeur relationnelle : on est accueilli ou laissé dehors. Cet arrière-plan éclaire εἰσέρχομαι dans Lc 14. La maison du maître contient le souper préparé, et ceux qui entrent participent au festin. Le mot ne parle pas d’un mouvement abstrait, mais d’un accès à la table. La Bible connaît aussi la tension entre dehors et dedans : dehors peut signifier exclusion, tandis que dedans peut signifier accueil et appartenance. Dans la parabole, cette tension est visible : les premiers invités restent hors du repas par leurs excuses, tandis que d’autres sont amenés à entrer. Le verbe garde donc sa base spatiale tout en portant une nuance d’admission. L’arrière-plan biblique aide à entendre que franchir un seuil peut marquer un changement de statut dans le récit. En Lc 14, entrer signifie devenir convive dans la maison remplie du maître.
Pour un lecteur moderne, « entrer » peut sembler banal : passer une porte, changer de pièce. Dans Lc 14, εἰσέρχομαι est plus fort parce qu’il appartient à la logique du banquet. Entrer dans la maison du maître signifie accéder au souper préparé. Le mot ne décrit pas seulement un mouvement physique; il indique que l’invitation aboutit réellement. Le contresens serait de l’aplatir en simple déplacement sans conséquence. Un autre contresens serait de le spiritualiser immédiatement en oubliant la scène : il s’agit bien d’une maison, de places, de convives et d’un repas. La clarification utile est de tenir ensemble les deux niveaux. Lexicalement, εἰσέρχομαι veut dire entrer, franchir le seuil. Dans la parabole, ce franchissement correspond à la participation au festin. Les personnes des chemins et des haies ne sont pas seulement contactées; elles doivent entrer. Le récit oppose ainsi l’invitation refusée et l’entrée effective. Pour expliquer le mot, il faut regarder le complément implicite : entrer dans la maison du maître, là où le souper est prêt. εἰσέρχομαι devient donc un verbe d’accès réel : on passe du dehors au dedans, de l’invitation entendue à la présence au banquet.
Entrer dans le royaume : par la grâce, par la foi. (Jn 3,5; Mt 7,21)
Dans Lc 8,51, Jésus entre dans la maison de Jaïrus : cette entrée marque la transition vers la scène privée où il relève l’enfant, après avoir limité les témoins.
Contexte : narratif vs spirituel. Sobriété : ne pas tout spiritualiser. Priorité au passage : où entre-t-on ? Prudence : pastoral.
Entrer dans une ville/maison; entrer dans le royaume; entrer dans le repos; entrer dans la vie.
sortir
pénétrer, entrer
erchomai (venir) : venir; eiserchomai = entrer (dans).
pénétrer
Jn 3,5; He 4,3; Mt 7,21; Ap 3,20
G1525
erchomai (venir) + eis (dans)
i-sèr-kho-maï
eiserchomai
Option A : entrer dans un lieu (maison, ville) = mouvement narratif. Option B : entrer dans un état (Royaume, repos, tentation) = accès/transition théologique. L’indice est le complément (lieu vs réalité) et la présence d’un vocabulaire d’accès (Royaume, vie, repos). Ne pas tout spiritualiser : dans un récit, c’est souvent juste franchir un seuil.
- Dans un récit (maison/ville) : l’entrée sert souvent de charnière de scène (public → privé). - Dans les formules “entrer dans le Royaume” : nuance d’accès accordé par Dieu (foi, conversion).
Registre spatial et narratif : entrer dans une maison, une ville, une pièce (mouvement concret). Selon le contexte, il peut aussi activer un registre théologique d’accès (entrer dans le Royaume, entrer dans le repos), où “entrer” signifie recevoir une entrée accordée par Dieu.