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épreuve — πειρασμός — peirasmos

Sens (principal)

Épreuve; tentation.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

πειρασμός désigne une épreuve/une tentation, et le mot demande toujours de préciser la direction : est-ce une sollicitation au péché, ou une épreuve qui teste la fidélité ? Dans Lc 22,40, Jésus situe le danger au moment de l’arrestation imminente : l’épreuve n’est pas théorique, elle est liée à la peur, au sommeil, à la pression spirituelle (“Satan a demandé à vous cribler”, v.31). Le terme structure la logique de la prière : ne pas “entrer” dans l’épreuve, c’est demander à être gardé d’un passage où la pression ferait basculer la fidélité. Dans Jc 1,2–3, le mot s’inscrit dans une logique différente : les épreuves “produisent” la persévérance; le test devient instrument de maturation. Le même mot oblige donc à lire le co-texte : Luc met l’accent sur la vigilance et la protection dans l’heure sombre; Jacques met l’accent sur l’effet formateur du test. πειρασμός, dans les deux cas, marque un point de crise où la foi est examinée, soit comme danger de chute, soit comme creuset qui révèle et affermit.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

La Bible décrit l’épreuve comme un lieu où Dieu éprouve et révèle (Abraham, Israël au désert), mais aussi comme un lieu où l’Adversaire cherche à faire tomber. La pensée sémitique tient souvent ensemble ces deux niveaux sans les confondre : Dieu est souverain et saint, l’humain est testé, et le mal tente de détruire. Dans Luc 22, l’arrière-plan est celui de la nuit pascale : le peuple est en sortie, sous pression, et la fidélité est mise à nu; cela rejoint les scènes où Israël “entre” dans une situation critique et où la prière devient refuge. La demande “ne pas entrer dans l’épreuve” peut être entendue comme une requête d’alliance : que Dieu garde son peuple dans l’heure où la peur, la violence et la confusion menacent de briser la fidélité. Le langage biblique des “filets”, de la “chute” et du “criblage” (Lc 22,31) rend la tentation concrète : l’épreuve n’est pas abstraite, elle vise la stabilité du cœur. Ainsi, πειρασμός éclaire Luc 22 comme moment où la fidélité est gardée par l’intercession du Messie et par la vigilance du peuple.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le mot “épreuve/tentation” est parfois réduit à une difficulté psychologique ou à une simple “envie de pécher”. En Luc 22, le contexte montre plutôt une pression globale : fatigue, peur, menace extérieure, et combat spirituel, au moment où les disciples vont se disperser. Clarification : demander de ne pas entrer dans l’épreuve n’est pas demander une vie sans difficultés, mais demander d’être gardé d’un passage où la pression mènerait à la chute (reniement, abandon, compromission). Jacques 1 montre une autre facette : l’épreuve peut produire la persévérance; Luc 22 montre la nécessité de prière et d’intercession dans l’heure sombre. Pour la préparation de prédication, cela permet de lire le passage avec précision : identifier la nature de l’épreuve (heure de la passion), la réponse attendue (veiller et prier), et la ressource donnée par Jésus (il prie pour Pierre). On reste dans l’exégèse : le mot sert à décrire une crise où la fidélité est testée et protégée, non à faire une application morale immédiate.

Courte description — (aide remplissage)

Épreuve qui teste; tentation qui pousse au péché (selon contexte).

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dieu n’est pas l’auteur du mal, mais il permet des épreuves pour fortifier la foi; la tentation vise à détourner de Dieu.

Pièges lexicaux

Toujours discerner le contexte: épreuve (formation) ou tentation (sollicitation au péché).

Usage biblique (mini)

Tentation de Jésus; épreuves; appel à veiller et prier.

Antonymes / contrastes (FR)

repos; délivrance

Synonymes / proches (FR)

épreuve; tentation; test

À ne pas confondre avec…

thlipsis (tribulation) : peirasmos met l’accent sur test/tentation

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Péché / repentance
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

épreuve

Versets clés (liste)

Jc 1,2–3; Mt 6,13; Lc 22,40

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G3986

Lemme / racine (optionnel)

peirazō (tenter/éprouver)

Prononciation — (aide remplissage)

pei-ras-mos

Translit. — NOYAU

peirasmos

Vérifiable
Champs sémantiques
FoiPéché
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : épreuve = test qui révèle/fortifie la foi. Option B : tentation = sollicitation au mal. L’indice est l’objectif et le sujet : si le texte parle de produire endurance/sagesse → A; si le texte parle de convoitise/chute → B. Dans Lc 22,40–46, l’indice “veillez et priez afin de ne pas entrer en tentation” oriente vers B (danger de chute sous pression), tout en reconnaissant la situation d’épreuve.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Lc 22,40.46 — “tentation/épreuve” (G3986) : ici, danger de céder sous pression (s’endormir, fuir, renier). L’indice est le lien explicite prière → ne pas entrer en tentation.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre crise/pression spirituelle : une situation qui met la fidélité à l’épreuve. Dans Luc 22, c’est la pression de la nuit de la passion, où la prière est l’issue pour ne pas tomber.