Grec : Φαρισαῖος (Pharisaios) = « pharisien » (membre du groupe des Pharisiens).
Φαρισαῖος (« pharisien ») désigne un membre d’un courant religieux précis du judaïsme du Ier siècle. Le mot fonctionne comme un nom de groupe : il situe une appartenance, donc un cadre social et religieux. Sa force est d’être descriptif : il identifie une catégorie d’acteurs dans les récits, sans être en soi une condamnation morale. Le garde‑fou est donc essentiel : ne pas transformer “pharisien” en synonyme automatique d’“hypocrite”. Le texte doit préciser ce qui est loué, critiqué ou débattu. Φαρισαῖος sert souvent à situer des questions d’interprétation, de pratiques, d’autorité, de pureté, et de cohérence. Le mot aide ainsi à lire historiquement : entendre des discussions internes au peuple d’alliance, et non une caricature. En grec, le terme est stable : le sens vient du contexte narratif et de la manière dont le groupe est présenté. Ainsi, Φαρισαῖος est un repère d’identification : qui parle, d’où, et sous quel cadre religieux.
L’arrière‑plan biblique rappelle que l’enjeu n’est pas le nom d’un groupe, mais la fidélité du cœur à Dieu. Les prophètes dénoncent une religion d’apparence et appellent à une justice réelle. Cela aide à entendre Φαρισαῖος avec discernement : ce mot situe un courant qui cherchait à vivre la Loi dans un contexte complexe. Le garde‑fou est de refuser l’anti‑judaïsme : “pharisien” n’est pas une étiquette pour mépriser un peuple; c’est un terme interne à l’histoire d’Israël. Le mot de vie auprès de Dieu est donc une lecture humble : laisser le texte viser des attitudes (orgueil, dureté, recherche d’apparence) sans caricaturer un groupe entier. Ainsi, Φαρισαῖος devient un repère qui rappelle une vérité biblique : une appartenance religieuse ne garantit pas la droiture; Dieu cherche un cœur vrai. Le mot sert à entendre un appel à l’intégrité dans l’alliance, non à fabriquer des clichés.
Aujourd’hui, “pharisien” est souvent utilisé comme insulte. C’est précisément le contresens à corriger. Φαρισαῖος est d’abord un terme historique : un membre d’un courant religieux précis. La clarification est simple : le mot n’est pas un verdict moral; le verdict vient du contexte quand certaines pratiques sont critiquées. Un autre contresens est d’élargir “pharisien” à “toute religion” ou à “les Juifs”. Cela efface l’histoire et produit du mépris injuste. Le garde‑fou est donc de parler avec précision : un groupe réel, avec des débats réels. Pour un lecteur occidental moderne, le mot peut néanmoins éclairer une dynamique universelle, mais seulement si le texte la montre : la tentation de remplacer la vérité par une façade, ou la tradition par le contrôle. Φαρισαῖος aide alors à recevoir l’avertissement sans caricature : l’important est la cohérence devant Dieu, pas l’étiquette. Le terme invite à une lecture responsable et sobre.
Les pharisiens : zèle religieux, mais souvent repris par Jésus pour le légalisme et l’hypocrisie. (Mt 15–23)
Dans Matthieu, les pharisiens apparaissent régulièrement comme contradicteurs : ils contestent Jésus, défendent des traditions, et peinent à reconnaître l’œuvre de Dieu. Jésus dénonce surtout une justice extérieure qui masque un cœur loin de Dieu.
Éviter l’anti-judaïsme : les pharisiens sont un groupe historique précis, pas “les Juifs”. Ne pas caricaturer : Jésus critique un système et des attitudes (légalisme, orgueil), pas une ethnie.
Pharisien : membre d’un courant religieux du 1er siècle. Dans Lc 12,1, Jésus parle du “levain des pharisiens”, interprété comme l’hypocrisie : il vise une influence religieuse qui privilégie l’apparence plutôt que la vérité.
publicain (contraste fréquent dans les récits); humilité; miséricorde (idée)
pharisien; membre du groupe des pharisiens
γραμματεύς — scribe (fonction) ; Σαδδουκαῖος — sadducéen (autre courant)
Pharisiens
Lc 12,1; Mt 23,27; Mt 15,7-9
G5330
Φαρισαῖος
fa-ri-saï-os
Pharisaios
Ne pas remplir “pharisien” comme simple insulte (“hypocrite”) : le co-texte précise le reproche (traditions, orgueil, fermeture du Royaume). Règle : relier le terme à ce que Jésus dénonce précisément dans le passage, et garder la cible : une religiosité qui remplace l’obéissance du cœur.
- Mt 23 — “Pharisiens” (G5330) : groupe religieux associé aux scribes; Jésus critique l’hypocrisie et les fardeaux. L’indice est la série de “malheurs”. - Mt 5,20 — Option A (pharisiens = caricature) / Option B (pharisiens = référence concrète à une justice de façade) : le co-texte tranche vers B : “justice supérieure” vise le cœur, pas la performance.
Registre piété/autorité religieuse : le terme désigne les pharisiens, groupe influent dans la vie religieuse. Il active l’univers des traditions, de l’interprétation de la Loi et de la recherche de justice. Dans Matthieu, il sert souvent à mettre en lumière une justice externe qui peut manquer le cœur de Dieu.