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boire — πίνω — pino

Sens (principal)

boire; (fig.) recevoir, s’abreuver

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

πίνω signifie boire, et dans Luc 22 le verbe sert à encadrer le repas par une annonce eschatologique : Jésus déclare qu’il ne boira plus du fruit de la vigne jusqu’à ce que le Royaume de Dieu vienne. La logique de πίνω est donc ici temporelle et symbolique : l’acte concret de boire devient signe d’une communion interrompue puis accomplie. Exégétiquement, le verbe ne doit pas être isolé; il est lié à “jusqu’à” et au Royaume. Il marque une transition : la passion approche, la communion de table va être suspendue, mais elle sera reprise dans l’accomplissement. Plus loin, la “coupe” de Gethsémané montre un autre registre : boire la coupe comme image d’épreuve; cela crée une cohérence narrative dans le chapitre. Ainsi, πίνω relie table et passion : Jésus annonce un renoncement provisoire qui pointe vers la restauration finale. Le verbe aide à entendre que la Cène n’est pas seulement mémoire du passé, mais aussi orientation vers le futur du Royaume.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Boire, dans l’arrière-plan biblique, s’inscrit dans un langage de coupe et de repas qui touche l’alliance. La Pâque comporte un cadre festif et mémoriel : on boit en se souvenant d’une délivrance réelle, et le vin devient signe de joie donnée par Dieu. En même temps, l’AT utilise “la coupe” comme image de destinée : Dieu donne une coupe de bénédiction (part, héritage) ou une coupe de jugement (colère). Cette double dimension éclaire Luc 22 : la parole de Jésus sur “boire” se situe dans un repas d’alliance, mais elle est prononcée à l’approche de la passion. La pensée sémitique tient ensemble ces registres sans les confondre : le Messie annonce une communion future (“jusqu’au Royaume”) tout en entrant dans une coupe d’épreuve (Gethsémané). Boire, ici, devient donc un marqueur de l’histoire du salut : la joie de la table est momentanément suspendue parce que la délivrance doit passer par la souffrance assumée. Dans l’imaginaire biblique, ce mouvement correspond à une logique d’alliance : délivrance par le sang, puis festin de restauration. Ainsi, πίνω dans Luc 22 relie mémoire pascale, passion messianique et espérance du règne de Dieu, en restant ancré dans les images bibliques de coupe et de repas.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le lecteur moderne peut réduire “boire” à un détail liturgique ou à un débat sur l’élément de la coupe. Luc 22 pousse ailleurs : l’acte de boire est encadré par une annonce “jusqu’au Royaume”, ce qui en fait un signe d’attente. Clarification : Jésus ne parle pas seulement d’un rite, mais d’une communion interrompue par la passion et promise dans l’accomplissement du règne de Dieu. L’exégèse gagne à suivre les marqueurs du texte : “je ne boirai plus… jusqu’à”, puis la parole sur la nouvelle alliance en son sang. Cela relie le présent (repas pascal) au futur (Royaume) et au cœur de l’événement (don du Messie). Pour la prédication exégétique, πίνω sert à montrer que la Cène est à la fois mémoire et anticipation : elle proclame une mort comprise comme alliance, et elle garde l’horizon d’une table du Royaume. On reste dans la logique lucanienne : table, promesse, passion, sans glisser vers une application sur les habitudes alimentaires ou la spiritualité en général.

Courte description — (aide remplissage)

Boire : prendre un liquide; (fig.) recevoir/participer (coupe, parole, vie). (Jn 4,14)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Jn 4, boire l’eau vive signifie recevoir la vie éternelle offerte par Jésus : une source intérieure durable, pas un soulagement temporaire.

Pièges lexicaux

Dans Jn 6, “boire son sang” est une image forte de participation par la foi (pas à comprendre grossièrement). Toujours tenir compte du genre (discours, parabole, symbole).

Usage biblique (mini)

Très fréquent : quotidien (manger/boire). Métaphores : eau vive (Jn 4; 7), coupe de souffrance (Mt 20; Jn 18), communion (Mt 26; 1 Co 11).

Antonymes / contrastes (FR)

avoir soif; refuser; rejeter

Synonymes / proches (FR)

boire; s’abreuver; ingérer; (fig.) recevoir

À ne pas confondre avec…

potizō (abreuver) : faire boire; potērion (coupe) : objet.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Prière / culte
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

boire

Versets clés (liste)

Jn 4,14; Jn 7,37; Mt 26,27

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G4095

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Lemme / racine (optionnel)

forme prolongée de pio (selon lueur)

Prononciation — (aide remplissage)

pee’-no

Translit. — NOYAU

pino

Vérifiable
Champs sémantiques
AllianceRoyaume
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : boire au sens littéral (prendre une boisson). Option B : boire au sens figuré (participer à une “coupe”, recevoir la vie, s’approprier par la foi). L’indice est le complément : eau/vin/coupe = peut rester littéral; “boire ma coupe”/“boire son sang” = figure. Ne pas choquer inutilement : garder la métaphore du passage et son explication (Jn 6; Jn 4).

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Dans la Cène (Lc 22 / Mt 26), « boire » est littéral (vin) mais interprété : signe d’alliance et attente du Royaume. - Dans Jn 4/7, « boire » devient image de recevoir la vie donnée par Jésus (eau vive).

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre repas/communion : boire (vin, eau) dans un cadre quotidien ou cultuel (coupe). Dans la Cène, le verbe prend un relief d’alliance (coupe) et d’annonce du Royaume (banquet à venir).