🇬🇷

esprit impur — δαιμόνιον — daimonion

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
🧩Lc 13,31–35 — Jésus déplore Jérusalem🧩Mt 10,5–15 — Envoi des douze : mission en Israël🧩Mt 12,22–32 — Un démoniaque aveugle et muet : Jésus accusé🧩Mt 9,27–34 — Deux aveugles guéris; un muet démoniaque délivré🧩Mt 11,16–19 — Cette génération : enfants au marché🧩Mt 17,14–21 — Guérison du garçon épileptique🧩Mc 1,29–39 — Belle-mère de Simon; guérisons du soir; Jésus prie et parcourt la Galilée🧩Mc 16,14–18 — Grande mission : prêcher l’Évangile🧩Lc 7,31–35 — Cette génération : enfants capricieux🧩Lc 8,1–8 — Femmes qui accompagnent Jésus; parabole du semeur🧩Lc 9,44–50 — Annonce de la passion; la vraie grandeur; qui n’est pas contre vous est pour vous🧩Lc 8,26–39 — Le démoniaque des Géraséniens🧩Lc 9,37–43 — Guérison du garçon possédé🧩Lc 10,17–20 — Retour des soixante-douze : joie et victoire🧩Lc 11,14–23 — Jésus et Béelzébul : un royaume divisé🧩Jn 8,48–59 — « Avant qu’Abraham fût, Je suis »🧩Jn 10,19–30 — Division; « je et le Père, nous sommes un »🧩Mt 7,21–29 — Faire la volonté du Père; maison sur le roc/sable; autorité de Jésus🧩Mt 12,43–45 — L’esprit impur qui revient🧩Mc 3,20–30 — Jésus accusé d’agir par Béelzébul🧩Mc 3,13–19 — Choix des douze apôtres🧩Mc 5,1–20 — Le démoniaque de Gérasa🧩Mc 7,24–30 — La Syro-phénicienne : foi et délivrance🧩Mc 16,9–20 — Apparitions, mission, ascension : l’Évangile annoncé partout
Sens (principal)

démon

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

δαιμόνιον désigne un esprit mauvais, une puissance personnelle opposée à Dieu et hostile à la vie humaine. Le mot ne fonctionne pas comme une simple métaphore du mal, ni comme une explication psychologique générale. Il nomme un agent spirituel, mais le texte biblique l’encadre toujours par l’autorité supérieure de Dieu et du Christ. Sa logique est celle de l’opposition et de la domination illégitime : l’esprit impur agit, opprime, trompe ou dégrade, mais il n’est jamais présenté comme souverain. Pour le prédicateur, le terme aide à garder une lecture sobre : reconnaître la réalité spirituelle sans déplacer le centre du texte vers la curiosité. Le mot est souvent lié à des verbes d’expulsion, d’ordre, de reconnaissance ou de soumission. Cela montre que l’enjeu n’est pas seulement l’existence du mal, mais l’autorité qui le surpasse. δαιμόνιον sert donc à clarifier le conflit : le mal spirituel est réel, personnel et destructeur, mais il est confronté à une parole plus forte. Le mot enrichit l’exégèse en distinguant oppression, impureté, autorité et délivrance, sans nourrir une fascination pour l’adversaire ni affaiblir la gravité de l’opposition spirituelle.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’arrière-plan biblique, l’impureté et l’opposition spirituelle ne sont jamais traitées comme des réalités neutres. L’Ancien Testament présente un monde où Dieu est saint, où les idoles trompent, et où les puissances hostiles cherchent à détourner l’humain du Dieu vivant. Même si le vocabulaire des démons est plus développé dans le Nouveau Testament, l’univers biblique prépare cette lecture par ses catégories : sainteté, souillure, idolâtrie, oppression, délivrance. Cela aide à comprendre δαιμόνιον sans fascination. Le mot s’inscrit dans un combat où Dieu restaure ce qui est souillé, libère ce qui est captif, et rétablit l’ordre de la vie devant lui. La pensée hébraïque ne sépare pas le spirituel du concret : une domination spirituelle produit des effets visibles sur la personne, la parole, le corps, la communauté ou le culte. Mais elle refuse aussi de donner au mal la première place. Dieu reste le Créateur et le Libérateur. Pour le prédicateur, cet arrière-plan permet de parler de l’esprit impur comme d’une force réelle de désordre, tout en gardant le centre biblique : la sainteté de Dieu, son autorité et sa délivrance.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le lecteur moderne risque deux erreurs opposées avec δαιμόνιον. La première est de tout réduire à la psychologie, comme si le texte ancien utilisait un langage dépassé pour parler seulement de troubles humains. La seconde est de tout spiritualiser, en voyant une action démoniaque derrière chaque difficulté. Le mot biblique demande une voie plus sobre. Il parle bien d’un esprit mauvais, mais il ne nourrit pas la spéculation. Les textes qui l’emploient mettent surtout en lumière l’autorité qui le domine. Pour le prédicateur, la clarification est importante : le mot ne sert pas à construire une curiosité sur le monde invisible, mais à comprendre l’opposition à Dieu et la puissance libératrice de sa parole. δαιμόνιον aide aussi à distinguer le mal comme culpabilité humaine et le mal comme oppression spirituelle; les deux ne doivent pas être confondus. Le terme appelle donc une lecture précise du contexte : qui parle ? qui commande ? qui est libéré ? quelle autorité est révélée ? Cette précision protège la prédication contre la peur, la simplification et le sensationnalisme. Le mot apporte une aide réelle parce qu’il oblige à prendre au sérieux l’hostilité spirituelle tout en gardant le texte centré sur Dieu.

Courte description — (aide remplissage)

Jésus délivre des démoniaques : autorité du Royaume sur les esprits mauvais. (Mt 8,28–34)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mt 8,28–34, les démons reconnaissent Jésus et obéissent à son ordre; la délivrance manifeste son autorité.

Pièges lexicaux

Ne pas réduire le mot à une métaphore psychologique : le texte décrit des esprits personnels. Ne pas tomber dans la fascination : l’accent est l’autorité de Jésus et la libération. Ne pas attribuer toute souffrance à des démons : rester sobre et contextuel (Mt 8).

Usage biblique (mini)

Désigne un esprit mauvais. Dans les Évangiles, l’expulsion des démons atteste la venue du Royaume et l’autorité de Jésus pour libérer.

Antonymes / contrastes (FR)

libération, paix, santé (effets)

Synonymes / proches (FR)

esprit impur (selon contexte)

À ne pas confondre avec…

διάβολος (diable/Satan, chef) ; “maladie” (qui n’est pas automatiquement démoniaque). Garder les distinctions que les textes gardent.

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

esprit impur

Versets clés (liste)

Mt 8,28–34 ; Mt 12,28 ; Mc 1,34

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1140

Lemme / racine (optionnel)

daimōn (esprit/démon)

Prononciation — (aide remplissage)

daï-mo-ni-on

Translit. — NOYAU

daimonion

Vérifiable
Champs sémantiques
RoyaumeRévélation
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Dans Mt 8, le co-texte (démons qui parlent, demande de permission, entrée dans les pourceaux) impose une lecture littérale de délivrance. Donc éviter une lecture purement symbolique ici. Règle : rester sur l’argument narratif : Jésus commande, les démons obéissent, et cela révèle son autorité.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 8,28–34 — “démon/ esprit impur” (G1140) : le mot désigne des esprits qui oppriment et dominent des personnes, visibles par des comportements violents et une incapacité à vivre normalement. L’indice est la description des démoniaques et la demande des démons. - Mt 10,1–4 — La nuance est liée à l’autorité déléguée : Jésus donne pouvoir de chasser ces esprits. Le co-texte montre que le mot renvoie à une réalité spirituelle hostile, pas à une maladie ordinaire.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre délivrance/conflit spirituel : le mot désigne un esprit mauvais dans les récits d’exorcisme. Dans Mt 8, il active l’univers de l’autorité de Jésus sur le mal, et la libération d’une personne oppressée. Il touche au registre du Royaume qui avance face à l’ennemi.

⚙︎ Péricopes (miroir technique)
🧩Lc 13,31–35 — Jésus déplore Jérusalem🧩Mt 10,5–15 — Envoi des douze : mission en Israël🧩Mt 12,22–32 — Un démoniaque aveugle et muet : Jésus accusé🧩Mt 9,27–34 — Deux aveugles guéris; un muet démoniaque délivré🧩Mt 11,16–19 — Cette génération : enfants au marché🧩Mt 17,14–21 — Guérison du garçon épileptique🧩Mc 1,29–39 — Belle-mère de Simon; guérisons du soir; Jésus prie et parcourt la Galilée🧩Mc 16,14–18 — Grande mission : prêcher l’Évangile🧩Lc 7,31–35 — Cette génération : enfants capricieux🧩Lc 8,1–8 — Femmes qui accompagnent Jésus; parabole du semeur🧩Lc 9,44–50 — Annonce de la passion; la vraie grandeur; qui n’est pas contre vous est pour vous🧩Lc 8,26–39 — Le démoniaque des Géraséniens🧩Lc 9,37–43 — Guérison du garçon possédé🧩Lc 10,17–20 — Retour des soixante-douze : joie et victoire🧩Lc 11,14–23 — Jésus et Béelzébul : un royaume divisé🧩Jn 8,48–59 — « Avant qu’Abraham fût, Je suis »🧩Jn 10,19–30 — Division; « je et le Père, nous sommes un »🧩1 Co 10,14–22 — Fuyez l’idolâtrie : coupe et table du Seigneur🧩1 Tm 4,1–5 — Apostasie annoncée; faux docteurs et discernement🧩Jc 2,14–26 — Foi et œuvres : foi vivante, exemples d’Abraham et Rahab🧩Mt 12,43–45 — L’esprit impur qui revient🧩Mc 3,20–30 — Jésus accusé d’agir par Béelzébul🧩Mc 3,13–19 — Choix des douze apôtres🧩Mc 5,1–20 — Le démoniaque de Gérasa🧩Mc 7,24–30 — La Syro-phénicienne : foi et délivrance🧩Mc 16,9–20 — Apparitions, mission, ascension : l’Évangile annoncé partout