Jn 4.17-18; Ep 5.22; Mt 5.28
G1135
Femme, épouse
Dans l’univers biblique, l’épouse appartient au cadre de la maison, de l’alliance familiale et des responsabilités ordinaires. Le mariage est une réalité reconnue, honorable et structurante. Cet arrière-plan est important pour lire γυνή en Lc 14,20 : l’homme ne donne pas une raison absurde ou méprisable; il invoque une situation familiale légitime. Le co-texte précise pourtant que cette situation devient une excuse dans la parabole. La Bible ne sépare pas la vie devant Dieu des réalités domestiques; elle les place dans un ordre. Ici, le mot γυνή, compris comme « épouse », appartient au troisième exemple de refus : après le champ acheté et les bœufs à essayer, l’homme mentionne son mariage. L’arrière-plan biblique permet donc d’éviter deux erreurs : mépriser le mariage, ou l’utiliser pour effacer l’appel du maître dans le récit. Le mot reste relationnel : il parle d’une femme dans le lien matrimonial. Mais la fonction narrative est celle d’un motif de non-venue. La pensée biblique garde ensemble la valeur de la maison et la gravité de l’invitation. En contexte, γυνή n’est pas le sujet principal; elle est le terme qui signale une responsabilité familiale devenue argument de refus.
γυνή désigne une femme et, selon le contexte, une épouse. Le mot demande donc une lecture relationnelle : il faut observer si le passage parle d’une femme en général ou d’une femme située dans le cadre du mariage. Dans Lc 14,20, l’indice décisif est la formule « j’ai épousé une femme ». Le verbe associé à l’union matrimoniale impose ici le sens d’épouse, même si le mot grec reste le terme général γυνή. La logique du passage n’est pas de définir la femme, mais de présenter une troisième excuse. Après le champ et les bœufs, le mariage est invoqué pour refuser l’invitation au festin. Le mot ne doit donc pas être isolé pour produire une réflexion générale sur les femmes. Il faut le lire dans la phrase : l’homme mentionne son mariage récent comme raison de ne pas venir. γυνή fonctionne ici comme élément d’un cadre domestique et familial. Le sens contextuel est « épouse », non simplement « femme » au sens indéfini. La nuance vient du co-texte immédiat, et non d’une préférence de traduction. Le mot sert la progression des excuses : biens, travail, puis situation familiale.
Pour un lecteur moderne, γυνή peut créer une hésitation de traduction : faut-il lire « femme » ou « épouse » ? Dans Lc 14,20, le contexte répond clairement. L’homme dit qu’il vient d’épouser une femme; le mot désigne donc son épouse. La clarification principale est de ne pas choisir le sens à partir d’une idée générale du mot, mais à partir de la phrase. γυνή peut signifier femme dans beaucoup de contextes, mais ici la relation matrimoniale est explicite. Un autre contresens serait de faire porter au mot un jugement sur la femme ou sur le mariage. Le passage ne présente pas l’épouse comme problème. Il présente l’argument de l’homme comme une excuse dans la progression de la parabole. La scène est construite autour du refus du festin : champ, bœufs, mariage. Chaque raison paraît socialement compréhensible, mais chacune sert à ne pas venir. Pour expliquer γυνή ici, il faut donc parler d’une épouse mentionnée dans une formule de mariage récent. Le mot fonctionne dans le registre familial et domestique, non dans un débat général sur les femmes. Sa nuance exacte vient du co-texte : épouse, dans une excuse formulée face à l’invitation du maître.
Femme ; épouse selon contexte.
Registre social et familial : « femme » peut désigner une femme adulte, ou une épouse selon la scène (mariage, foyer). Dans Matthieu, le terme sert souvent à situer des relations (épouse/mari) ou des personnes rencontrant Jésus (mère, femme malade, etc.).
Mettre en valeur Jésus et les femmes (Jn 4) : grâce et vérité.
femme, épouse
Option A : femme au sens général ; Option B : épouse. Le co-texte (mari, divorce, union, « sa femme ») impose parfois le sens d’épouse. Ne pas projeter un rôle : décrire la fonction dans la scène (épouse, mère, interlocutrice) telle que le texte la donne.
Traduire mécaniquement ; discerner femme vs épouse selon contexte.
parthenos (vierge) ; thygatēr (fille)
- Lc 14,20 — « J’ai épousé une femme » : Option A : femme au sens général / Option B : épouse. Le verbe « épouser » impose l’option B. La femme n’est pas présentée comme problème en elle-même; elle est mentionnée dans la troisième excuse donnée pour ne pas venir au festin.