Mc 6,6; Rm 11,20; He 3,12
G0570
Incrédulité : refus/absence de foi (le contexte précise si c’est un doute, une résistance, ou une désobéissance).
Arrière-plan d’alliance : “croire” c’est s’appuyer sur la parole de Dieu; “ne pas croire” c’est refuser de s’appuyer sur lui. L’AT montre souvent Israël qui voit des signes mais ne fait pas confiance, ce qui devient désobéissance. Cette perspective protège d’un contresens psychologique : l’incrédulité biblique touche la fidélité et la confiance envers Dieu. Elle se lit par les fruits : écoute ou refus d’écoute. Le passage doit néanmoins préciser l’intensité (doute vs endurcissement).
Le mot sert souvent de contraste logique : foi vs incrédulité. Dans la phrase, il se relie à une parole/annonce/œuvre : l’incrédulité n’est pas “abstraite”, elle vise quelque chose que Dieu dit ou montre. Le grec rend clair la cause→effet : incrédulité → refus de suivre / incompréhension / impossibilité de recevoir. Ainsi, on suit le raisonnement du texte : là où la foi ouvre à l’obéissance, l’incrédulité ferme et bloque. Le contexte fixe si le blocage est peur, mépris, ou endurcissement.
On entend “incrédulité” comme opinion intellectuelle (“je ne suis pas convaincu”). La Bible vise souvent plus profond : un refus de se fier à Dieu malgré une parole claire. Clarification : regarder ce que le texte met en face (promesse, ordre, signe) et la réponse (écouter/obéir vs résister). Cela évite de culpabiliser un doute honnête quand le passage décrit plutôt un besoin d’éclaircissement, mais cela évite aussi d’excuser une résistance quand le texte la nomme.
Absence/refus de foi envers une parole donnée; lire le passage pour savoir si c’est un doute ou une résistance.
Registre confiance/alliance : croire ou refuser de croire une parole donnée. Le mot active l’univers relationnel (se fier à quelqu’un) et l’enjeu d’obéissance à la parole de Dieu.
Aperçu : ἀπιστία = incrédulité (absence/refus de confiance). Clé : distinguer doute peureux vs résistance à une parole claire selon le co-texte. Prédication : appeler à la foi sans mépriser les faibles; mais nommer l’incrédulité comme refus quand le texte le fait.
incrédulité; manque de foi; non-croyance
Option A : incrédulité = simple hésitation/doute passager. Option B : incrédulité = refus de croire malgré une parole claire (résistance). Dans un passage, repérer si l’incrédulité est reliée à “ne pas croire” une parole/annonce, à un reproche, ou à une désobéissance : ces indices font pencher vers B. Ne pas moraliser sans texte : le passage décide si l’enjeu est ignorance, peur, ou rejet.
Réduire l’incrédulité à un simple “manque d’information” alors que le texte peut viser une résistance. À l’inverse, traiter tout doute comme rébellion : laisser le co-texte décider.
- (Évangiles) — quand le mot est lié à un reproche (“pourquoi n’avez-vous pas cru ?”), l’incrédulité désigne une résistance à une parole claire. L’indice est l’opposition explicite entre ce qui a été annoncé et ce qui est cru/refusé, ce qui oriente vers un refus plus qu’une simple hésitation.