Grec : πονηρός (ponēros) = « mauvais / méchant » ; employé substantivement : « le malin ».
Le grec permet l’emploi substantivé (“le mauvais”) qui peut devenir une figure personnelle en contexte. Le mot sert à marquer une opposition nette : ce qui est de Dieu vs ce qui est mauvais, et à expliquer l’origine d’un vol de la parole (Mt 13).
La pensée biblique distingue la voie du juste et la voie du méchant, et reconnaît aussi l’opposition d’un adversaire. Le mot “le malin” peut donc se lire dans cette tension : mal moral + action d’opposition. Le contexte détermine si l’accent est sur la méchanceté humaine ou sur l’adversaire spirituel.
Ne pas traduire automatiquement par une personne spirituelle dans tous les cas. Ici, la clé est de vérifier le verset : parfois c’est un adjectif (“mauvais”), parfois c’est substantivé (“le malin”). Garder la nuance : mauvais/méchant, avec possible personnalisation selon le contexte.
Nom propre : « le malin » (ponēros) — le Mauvais, utilisé comme désignation personnelle selon le contexte.
πονηρός signifie “mauvais/méchant”; substantivé, il peut désigner “le malin”. Le sens dépend du passage et de l’usage grammatical.
Traduction dépend du contexte : “mal” (abstrait) vs “malin” (personnel). Vérifier l’article en grec. Ne pas confondre systématiquement avec diabolos/satanas.
Terme fréquent pour qualifier ce qui est mauvais. Dans certains contextes, “le malin” désigne l’adversaire spirituel (p. ex. parabole du semeur; prière).
bon; juste; saint (selon contexte)
mauvais; méchant; (substantivé) le malin / le Mauvais
διάβολος (Diable) ; σατανᾶς (Satan) : autres termes.
Malin
Mt 6,13; Mt 13,19; Ép 6,16; 1 Jn 2,13–14
G4190
πονηρός
po-né-ros (approx.).
ponēros
Vérifier si le passage a l’article (ὁ πονηρός) : alors “le malin/le Mauvais” peut être personnel; sinon c’est adjectival (“mauvais”). Ne pas imposer la personnification partout. Rester sur l’opposition bon/mauvais déterminée par le contexte.
Selon le verset : adjectif « mauvais » ou substantif « le malin ». - Mt 5,38–48 : le terme peut désigner le méchant / hostile dans une situation concrète, face auquel le disciple refuse la vengeance et répond par un bien actif.
Registre moral et spirituel : contraste bon/mauvais, et parfois personnification de l’adversaire. Le terme peut qualifier le mal en général ou désigner “le Mauvais” (adversaire), selon le passage.