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épée — μάχαιρα — machaira

Sens (principal)

épée

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

μάχαιρα désigne une “épée”, souvent une épée courte ou un couteau long : une arme tranchante, portée et utilisée de près. La logique du mot est concrète : trancher, blesser, couper. Le grec distingue des armes (lance, épée, etc.) et μάχαιρα appartient au registre du combat rapproché. Pour enrichir la compréhension, il faut entendre que l’épée n’est pas seulement un objet; elle représente une capacité de violence immédiate. Le mot peut aussi être employé figurativement (division, jugement), mais ces images reposent sur l’efficacité tranchante de l’arme. Linguistiquement, μάχαιρα rend visible la réalité du conflit : arme à la main, danger, menace. Le sens profond est donc l’instrument de coupe et de combat. Comprendre μάχαιρα aide à lire les textes où la violence ou la menace est présente : l’auteur ne parle pas en abstractions, il nomme une arme précise. Le mot enrichit la lecture parce qu’il rappelle la matérialité du monde biblique : sécurité fragile, justice parfois violente, pouvoir des armes. Même quand le terme est utilisé comme image, sa force vient du concret : une épée coupe. Comprendre le mot, c’est garder cette réalité : tranchant, proximité, capacité de séparer ou de blesser, ce qui explique la puissance des usages figurés.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’Ancien Testament connaît l’épée comme symbole de guerre, de jugement et de violence. L’épée apparaît dans les récits comme instrument réel, mais aussi dans les prophètes comme image du jugement qui frappe. La pensée biblique reconnaît la réalité du conflit : il existe des armes, des menaces, des combats. Elle insiste aussi sur la souveraineté de Dieu : Dieu peut utiliser ou briser l’épée; il rend justice, et il annonce un temps où les épées seront transformées en outils. Ce repère enrichit μάχαιρα : l’arme est à la fois réalité et langage. Elle peut représenter la violence humaine, mais aussi le jugement de Dieu contre le mal. L’AT rappelle également la fragilité de l’homme : l’épée peut frapper rapidement. Sans expliquer un passage, on peut entendre que la Bible parle de violence sans naïveté : elle la nomme, la juge, et annonce une paix future. Ainsi, μάχαιρα se lit dans un univers où l’épée n’est pas glorifiée en soi : elle est un signe d’un monde brisé. Le “sens profond” est donc la réalité tranchante du jugement et du conflit, et la nécessité de discerner : l’épée peut protéger ou opprimer, selon qui la porte et pour quelle justice. Le mot rappelle la gravité de la violence et la promesse biblique de paix.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne associe l’épée à un imaginaire médiéval ou à de la fiction, et peut minimiser sa réalité dans le texte biblique. Le contresens est de traiter μάχαιρα comme un décor. La clarification : c’est une arme réelle, tranchante, destinée au combat rapproché. Un autre contresens moderne est de lire automatiquement toute mention d’épée comme métaphore spirituelle. Le mot peut être figuratif, mais il reste ancré dans le concret : une épée coupe et blesse. Pour un prédicateur, comprendre μάχαιρα enrichit le sens profond parce qu’il rend les images bibliques plus vraies : quand l’épée est image de division ou de jugement, c’est parce qu’elle tranche réellement. Le mot aide aussi à lire les récits avec sobriété : la Bible se déroule dans un monde où la violence existe. Enfin, μάχαιρα rappelle un point de lecture : les objets du texte portent parfois une charge symbolique, mais cette charge vient de leur fonction concrète. Comprendre ce terme permet donc de ne pas romantiser la violence ni de l’effacer : l’épée est un instrument de coupure, et le texte l’emploie pour décrire ou pour figurer une réalité qui sépare, qui menace, ou qui juge.

Courte description — (aide remplissage)

“Je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée” : la venue de Jésus révèle et divise les cœurs. (Mt 10,34)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mt 10,34–39, l’épée est une image de division relationnelle causée par la fidélité à Jésus, non un ordre de violence.

Pièges lexicaux

Ne pas lire le mot comme un appel à la violence : le contexte parle de division, pas de guerre. Ne pas opposer ce verset à “heureux les artisans de paix” (Mt 5,9) : la paix du Royaume peut provoquer un conflit quand elle est rejetée. Ne pas utiliser ce texte pour justifier des querelles charnelles : la division vient de la fidélité à Jésus.

Usage biblique (mini)

Mot concret pour une épée. Souvent littéral, mais peut être employé figurativement (division, jugement, parole tranchante) selon le contexte. En Mt 10, il est figuratif : division provoquée par la fidélité à Jésus.

Antonymes / contrastes (FR)

paix (au sens relationnel), réconciliation (effet opposé)

Synonymes / proches (FR)

épée, arme (image)

À ne pas confondre avec…

ῥομφαία — grande épée (terme différent) ; l’usage figuré ≠ appel à la violence

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Sagesse / cœur
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

épée

Versets clés (liste)

Mt 10,34 ; Lc 2,35 ; He 4,12

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G3162

Lemme / racine (optionnel)

Prononciation — (aide remplissage)

ma-khaï-ra

Translit. — NOYAU

machaira

Vérifiable
Champs sémantiques
Narratif
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Dans Mt 10, le co-texte (“division”, “père contre fils…”) impose une lecture figurée : l’épée symbolise la séparation causée par l’Évangile, pas un ordre de prendre les armes. Donc éviter de tirer une doctrine de violence à partir de ce verset. Dans d’autres scènes (arrestation), l’épée peut être littérale. Règle : regarder si le passage parle de relations/famille (figuratif) ou d’un acte physique (littéral) pour fixer.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Ac 12,2 — “épée” : le co-texte (Hérode fait mettre à mort Jacques “par l’épée”) impose une arme réelle, instrument d’exécution. - Ac 16,27 — (par contraste) la scène du geôlier montre que la violence n’est pas la voie ; l’épée reste associée au danger immédiat, mais ici retenue.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre arme/division : le mot désigne une épée (arme courte), donc l’univers concret du conflit. Dans Mt 10, il est employé dans un registre relationnel : la fidélité à Jésus produit des séparations au sein des familles. Il active donc l’univers de la fracture et du choix, plus que celui de la violence prescrite.