Révéler, découvrir, dévoiler.
ἀποκαλύπτω signifie « dévoiler » : enlever ce qui couvre pour rendre visible. Le mot garde une image concrète (retirer un voile) et sert ensuite à parler de mise au jour : le réel devient lisible. La logique du verbe est un passage : du caché au manifeste, de l’ombre à la clarté. Il ne s’agit pas d’abord d’un “mystère religieux”, mais d’une action de visibilité. Le garde‑fou est de ne pas réduire ἀποκαλύπτω à “donner une information” : le verbe implique exposition, donc vérifiabilité. Il peut aussi porter une nuance de contraste : ce qui était protégé ou dissimulé ne l’est plus. Ainsi, ἀποκαλύπτω est un mot utile pour expliquer comment la vérité fonctionne : elle retire les couches et rend le réel public. Le terme aide à rester simple : révéler, c’est faire apparaître.
Dans l’univers biblique, Dieu est celui qui “met en lumière” : il voit l’intérieur, il sonde, il juge avec vérité. Cet arrière‑plan éclaire ἀποκαλύπτω : dévoiler n’est pas seulement satisfaire une curiosité, c’est rendre le vrai visible. La lumière de Dieu peut déranger l’orgueil, mais elle est aussi une grâce : elle libère du mensonge et du double fond. Le garde‑fou est de ne pas penser que Dieu expose pour humilier gratuitement. Dans la Bible, l’exposition vise la justice, la purification, la droiture. Le mot de vie auprès de Dieu est donc : préférer la vérité au masque. ἀποκαλύπτω devient un mot qui rappelle que le réel n’est pas destiné à rester couvert, et que vivre devant Dieu implique d’accepter la clarté qu’il donne.
Le mot “révélation” peut évoquer aujourd’hui du spectaculaire ou du mystique. ἀποκαλύπτω est plus simple : dévoiler. Le contresens moderne est d’en faire un concept réservé aux expériences rares. La clarification est que le verbe décrit une mise au jour : ce qui était couvert devient visible, donc on peut le lire, l’examiner, s’y confronter. Un autre contresens est de réduire la révélation à de l’information (“j’ai appris quelque chose”). ἀποκαλύπτω parle plutôt d’exposition : la vérité sort des coulisses. Dans une culture de communication, cela aide : tant qu’une réalité reste couverte, elle peut gouverner en secret; une fois dévoilée, elle change la situation. Ainsi, ἀποκαλύπτω fournit un vocabulaire sobre pour dire “sortir du flou”, sans slogans : enlever le voile, laisser apparaître, rendre le réel clair.
Verbe : révéler/dévoiler, enlever ce qui couvre. Dans Lc 12,2, sert à dire que ce qui est couvert sera découvert : la vérité sera mise au jour.
Lc 12,2 : découvrir/dévoiler ce qui est couvert; mettre au jour ce qui est caché. Le sens en contexte est l’exposition du secret (hypocrisie) devant Dieu.
Ne pas réduire “révéler” à de l’information spirituelle : dans Lc 12,2, l’enjeu est la mise au jour du caché. Ne pas en faire une curiosité : c’est un avertissement sur la vérité devant Dieu.
Très utilisé pour la révélation (Dieu révèle) et pour l’exposition du caché. Dans Lc 12,2 : ce qui est couvert sera découvert; la duplicité sera mise au jour.
cacher; couvrir; voiler
dévoiler; découvrir; mettre au jour
φανερόω (phaneroō : manifester), δηλόω (dēloō : rendre clair) — ici “ôter le voile / mettre à nu”.
découvert
Lc 12,2; 1 Co 4,5
G0601
ἀποκαλύπτω
a-po-ka-LYP-to (approx.)
apokalyptō
Option A : révéler/découvrir (mettre au jour). Option B : révéler au sens d’“enseignement doctrinal”. En Lc 12,2, l’indice est le parallélisme “caché / connu” : ce qui est couvert sera découvert. Le co-texte impose l’option A : exposition du secret, pas une leçon sur une “révélation” abstraite. Le mot sert l’avertissement : l’hypocrisie ne reste pas cachée.
Lc 12,2 : découvrir ce qui est couvert (mise au jour). Nuance = exposition du caché (hypocrisie), pas “révélation doctrinale” abstraite.
Registre révélation/visibilité : passage du secret au public, du couvert au découvert. Dans Lc 12, cela sert un avertissement moral : l’hypocrisie ne tient pas, car Dieu expose.