demander; interroger; poser une question; réclamer
Eperōtaō = interroger, poser une question; parfois “demander” avec insistance. En Mt 16,1, il est explicitement associé à “éprouver” : la question n’est pas neutre, elle est un test hostile (demande de signe). La logique grecque : question → exigence de preuve → refus de croire malgré les signes déjà donnés.
Dans l’arrière-plan biblique, “mettre Dieu à l’épreuve” est un motif négatif : exiger des preuves au lieu de répondre à la révélation. Les prophètes dénoncent un cœur endurci qui demande des signes tout en refusant d’obéir. Ici, l’interrogation des pharisiens s’inscrit dans cette posture : tester plutôt que chercher Dieu.
Toutes les questions ne se valent pas. Eperōtaō peut être une demande sincère, mais en Mt 16 il s’agit d’une question pour piéger. Clarification : discerner l’intention : recherche humble vs exigence de contrôle. Jésus ne refuse pas la quête sincère, il confronte la demande de signe comme prétexte à l’incrédulité.
Poser une question / demander : souvent pour s’informer ou éprouver Jésus. (Mt 16,1)
Dans Mt 16,1, les pharisiens « demandent » un signe pour éprouver Jésus : question hostile, non recherche humble.
Toujours lire l’intention : certains interrogent pour comprendre, d’autres pour piéger. Ne pas confondre avec aiteō (demander au Père) : registre différent.
Utilisé pour les questions adressées à Jésus (disciples, foules, adversaires). Selon le contexte, c’est une demande sincère ou une interrogation pour l’éprouver.
se taire; ignorer; refuser d’écouter
interroger; demander; s’enquérir; questionner
aiteō (demander/solliciter) : souvent prière/dépendance; erotao (demander) : nuance proche; eperōtaō peut être plus « interroger ».
demander
Mt 16,1; Mt 17,10; Mc 8,27
G1905
epi (sur) + erōtaō (demander)
ep-er-o-tah'-o
eperōtaō
Option A : question sincère (chercher à comprendre) ; Option B : question-piège (chercher à accuser). Le co-texte (intentions, contradictions, « afin de le tenter ») permet de trancher. Ne pas remplir en généralité : préciser qui interroge qui et pour quel sujet dans la péricope.
- Mt 19,13–22 — “demander/interroger” (G1905) : le verbe décrit une question adressée à Jésus pour obtenir une réponse autoritative (“que dois-je faire…?”). L’indice est la recherche d’orientation morale. - Mt 24,36–44 — Option A (question sincère) / Option B (question qui révèle l’ignorance humaine) : le co-texte (“vous ne savez pas…”) montre que l’interrogation sur le temps doit mener à la vigilance plutôt qu’à une information exacte.
Registre conversationnel et controverses : demander/questionner = interroger pour obtenir une réponse, parfois dans un débat ou un piège. Dans Matthieu, beaucoup de questions sont posées à Jésus par des adversaires (pour éprouver) ou par des disciples (pour comprendre).