🇬🇷

nom — ὄνομα — onoma

Sens (principal)

Nom

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

ὄνομα signifie nom, mais dans le grec biblique le nom n’est pas seulement une étiquette. Il identifie une personne, la rend reconnaissable, et peut représenter son autorité, sa réputation ou son caractère. La logique du mot est donc relationnelle : nommer, c’est situer quelqu’un dans une relation de reconnaissance. Selon le contexte, ὄνομα peut désigner le nom propre, la renommée, ou l’autorité attachée à une personne. Pour le prédicateur, cette nuance est importante lorsqu’un texte parle d’agir, parler, recevoir ou invoquer “au nom” de quelqu’un. Il ne s’agit pas d’une formule magique, mais d’une référence à l’identité et à l’autorité de celui qui est nommé. Le mot aide à distinguer usage verbal et relation réelle. Prononcer un nom ne garantit pas une appartenance; le contexte doit montrer si le nom est honoré, confessé, revendiqué ou profané. ὄνομα enrichit l’exégèse parce qu’il lie parole et identité. Le nom peut résumer ce qu’une personne représente. Il devient donc un repère pour comprendre l’autorité revendiquée, la reconnaissance donnée et la relation impliquée dans le texte biblique et sa logique d’alliance devant Dieu vivant.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’Ancien Testament, le nom porte une grande densité. Le nom de Dieu révèle son caractère, sa présence et son autorité. Invoquer le nom de l’Éternel, bénir son nom, profaner son nom ou porter son nom ne sont pas des actes purement verbaux. Ils touchent à l’alliance. Le nom engage une relation avec celui qui se révèle. Cet arrière-plan éclaire ὄνομα dans le Nouveau Testament. Le nom n’est pas une simple information administrative; il représente la personne et l’autorité de celui qui est nommé. La pensée hébraïque donne aussi du poids au fait de recevoir un nom ou d’être connu par son nom. Cela parle d’identité, d’appartenance et de reconnaissance devant Dieu. Pour le prédicateur, ce cadre permet de comprendre pourquoi l’expression “au nom de” est si importante. Elle ne renvoie pas à une formule, mais à une autorité et à une relation. Agir au nom de quelqu’un, c’est se placer sous ce que cette personne représente. Le nom peut être honoré ou déshonoré par ce qui est dit et fait. Ainsi, ὄνομα relie identité, autorité et fidélité dans l’ensemble de la pensée biblique.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le lecteur moderne comprend souvent le nom comme un simple identifiant : ce qui figure sur un document, une signature ou un profil. ὄνομα demande une compréhension plus riche. Dans le texte biblique, le nom peut représenter la personne elle-même, son autorité, sa réputation et la relation qu’elle établit. La clarification utile est donc de ne pas traiter “nom” comme un détail décoratif. Quand un passage parle du nom de Dieu ou du nom de Jésus, il ne parle pas seulement d’un mot à prononcer. Il parle de l’identité révélée et de l’autorité reconnue. Pour le prédicateur, cela aide à éviter deux contresens. Le premier serait de rendre le nom magique, comme si la formule produisait automatiquement un effet. Le second serait de le rendre vide, comme une simple étiquette religieuse. ὄνομα se situe entre ces deux erreurs : il désigne une personne représentée par son nom. Il faut donc demander : le nom est-il invoqué, confessé, revendiqué, honoré ou utilisé abusivement ? Le mot apporte une aide exégétique parce qu’il relie le langage à la réalité personnelle. Parler du nom, c’est parler de reconnaissance, d’autorité et d’appartenance.

Courte description — (aide remplissage)

Nom : identité, réputation, autorité ; invoquer le nom du Seigneur = s’appuyer sur sa personne et sa seigneurie.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Nom : désigne l’identité/la réputation ; parfois la personne et son autorité.

Pièges lexicaux

Superstition ; oublier l’obéissance ; instrumentaliser Dieu.

Usage biblique (mini)

Croire au nom de Jésus ; prier en son nom ; invoquer le Seigneur.

Antonymes / contrastes (FR)

anonymat, déshonneur

Synonymes / proches (FR)

nom, identité, autorité

À ne pas confondre avec…

formule magique ; simple étiquette

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Alliance / loi
Nature
Nom
Versets clés (liste)

Ac 4.12; Jn 1.12; Ph 2.9-11

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G3686

Prononciation — (aide remplissage)

O-no-ma

Translit. — NOYAU

onoma

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Ne pas limiter à une étiquette : “le nom” peut signifier la personne et l’autorité. Règle : si le passage parle de salut, de puissance, d’invocation “au nom de” → autorité/personne. Si le passage parle simplement d’appellation → nom au sens ordinaire.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- ‘Nom’ peut désigner l’étiquette, mais souvent la personne, l’autorité et la réputation. - ‘En son nom’ = sous son autorité / en accord avec sa personne, pas formule magique. - Le co-texte (foi, prière, obéissance) fixe la portée.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre identité/autorité : le nom désigne l’identité, la réputation, parfois la personne même et son autorité. Il active l’univers relationnel (connaître/porter un nom) et juridique-spirituel (agir au nom de). Dans Ac 4, il renvoie à l’unique nom qui sauve (autorité de Jésus).