🇬🇷

pain — ἄρτος — artos

Langue — NOYAU
Grec
Versets clés (liste)

Mt 6,11 ; Mt 14,17–21 ; Mt 26,26

Strong (H####/G####) — NOYAU

G0740

Sens (principal)

pain

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’Ancien Testament donne au pain une place majeure : “pain quotidien”, pain des pauvres, pain offert, pain de proposition. Le pain représente la provision de Dieu et la dépendance du peuple : la manne nourrit au désert, rappelant que la vie est soutenue par Dieu jour après jour. La pensée hébraïque relie aussi pain et alliance : manger ensemble, c’est partager une communion, une paix. Le pain apparaît dans l’hospitalité : donner du pain, c’est accueillir. Il apparaît aussi dans la justice : priver quelqu’un de pain, c’est l’opprimer. Ce repère enrichit ἄρτος : le mot n’est pas seulement un aliment, il renvoie à la subsistance donnée, au partage, et à l’ordre social. Sans développer un rite précis, l’arrière‑plan biblique rappelle que le pain est un signe de fidélité de Dieu : il nourrit. Il rappelle aussi la fragilité humaine : on a besoin de pain. Ainsi, ἄρτος se comprend dans un univers où la vie quotidienne et la relation à Dieu se rencontrent : recevoir, rendre grâce, partager, ne pas retenir injustement. Le mot devient une fenêtre sur la dépendance, la communion, et la justice, enracinées dans une réalité simple.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

ἄρτος signifie “pain”. Dans le grec biblique, le mot désigne l’aliment de base, simple et quotidien. Sa logique est concrète : le pain est ce qui nourrit, ce qui soutient la vie ordinaire. ἄρτος peut aussi fonctionner comme un terme “générique” pour la nourriture (ce qu’on mange), selon le contexte. Le mot n’est pas abstrait : il renvoie à une réalité fabriquée (pétrir, cuire) et partagée (rompre, donner). Pour enrichir la compréhension, noter que le pain suppose dépendance : on en a besoin chaque jour. Cela donne au mot une densité d’expérience humaine : faim, provision, table. Le grec, en utilisant ἄρτος, peut aussi souligner l’acte de partage : le pain se coupe, se distribue, se mange ensemble. Enfin, le mot permet des contrastes : manque vs abondance, faim vs rassasiement, commun vs réservé. Comprendre ἄρτος aide le lecteur à respecter la matérialité du texte : la Bible parle de réalités simples pour dire la vie humaine. Le sens profond du mot est dans cette simplicité : ce qui nourrit réellement, et ce qui se partage, sans que le mot doive être immédiatement transformé en concept.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, “pain” peut sembler banal, presque insignifiant. Le contresens est de perdre la densité de l’aliment de base dans un monde où l’abondance est fréquente. ἄρτος rappelle une réalité : le pain représente la subsistance quotidienne, la nourriture qui soutient. Un autre contresens serait de sur‑symboliser chaque occurrence, comme si “pain” devait toujours porter un sens théologique explicite. Le mot, d’abord, nomme une réalité simple, et cette simplicité est précisément ce qui enrichit la compréhension : la Bible parle de la vie réelle. La clarification utile est de lire le mot comme un repère de dépendance et de partage : le pain se reçoit, se prépare, se rompt, se distribue. Pour un prédicateur, cela nourrit la compréhension du “sens profond” : ce que nous appelons “ordinaire” est, bibliquement, un lieu de vérité. Comprendre ἄρτος aide à percevoir la dimension communautaire : manger du pain, c’est souvent être à table avec d’autres. Enfin, le mot rappelle que le texte biblique s’appuie sur des réalités élémentaires pour former la pensée : nourriture, manque, provision, partage. Ce réalisme donne au mot sa profondeur.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mt 14, le pain est peu (cinq pains) mais devient abondant par Jésus : cela manifeste sa compassion et son autorité. Plus largement, le pain peut pointer vers la dépendance quotidienne (“Donne-nous aujourd’hui notre pain”, Mt 6,11) et vers la communion (Dernier repas).

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre nourriture/provision : “pain” renvoie au besoin concret, au repas, à la subsistance et au partage. Dans Actes, il apparaît dans des scènes de table (rompre le pain, manger) et décrit un acte réel qui porte la vie communautaire et la survie (voyage, hospitalité).

Notes prédicateur (optionnel)

Pour enseignants : souligner la logique “donnez-leur vous-mêmes à manger” (Mt 14,16) : Jésus implique les disciples, puis il multiplie. Application : service + dépendance de Christ.

Synonymes / proches (FR)

pain, nourriture (selon contexte)

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : pain au sens strictement matériel (nourriture, repas) ; Option B : pain comme signe/acte communautaire (rompre le pain). Le co-texte d’Actes tranche par les verbes (manger, rompre, donner) et par la scène (maison, repas, voyage) : on parle d’un acte concret, pas d’un symbole détaché. Ne pas importer automatiquement les usages des Évangiles si Actes décrit simplement un repas. Règle : suivre l’action immédiate et l’objet (pain partagé, nourriture) pour garder le sens du passage ; si un cadre liturgique est explicite, le noter sans le surinterpréter.

Pièges lexicaux

Ne pas sur-symboliser chaque mention : parfois c’est juste de la nourriture. Mais dans les multiplications, le pain est clairement un signe de compassion et de provision. Éviter les interprétations spéculatives : rester sur l’intention du passage.

À ne pas confondre avec…

ζύμη — levain (autre image) ; τροφή — nourriture (terme plus général)

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Ac 2,42.46 — “rompre le pain” : le co-texte (communion, repas, maison à maison) impose un cadre de table/communauté (nourriture partagée) avec dimension d’unité. - Ac 27,35 — “pain” : le co-texte (tempête, peur, encouragement, manger pour reprendre forces) impose une nourriture concrète pour survivre au voyage.

Champs sémantiques
Alliance
Sens (principal)

pain

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

ἄρτος signifie “pain”. Dans le grec biblique, le mot désigne l’aliment de base, simple et quotidien. Sa logique est concrète : le pain est ce qui nourrit, ce qui soutient la vie ordinaire. ἄρτος peut aussi fonctionner comme un terme “générique” pour la nourriture (ce qu’on mange), selon le contexte. Le mot n’est pas abstrait : il renvoie à une réalité fabriquée (pétrir, cuire) et partagée (rompre, donner). Pour enrichir la compréhension, noter que le pain suppose dépendance : on en a besoin chaque jour. Cela donne au mot une densité d’expérience humaine : faim, provision, table. Le grec, en utilisant ἄρτος, peut aussi souligner l’acte de partage : le pain se coupe, se distribue, se mange ensemble. Enfin, le mot permet des contrastes : manque vs abondance, faim vs rassasiement, commun vs réservé. Comprendre ἄρτος aide le lecteur à respecter la matérialité du texte : la Bible parle de réalités simples pour dire la vie humaine. Le sens profond du mot est dans cette simplicité : ce qui nourrit réellement, et ce qui se partage, sans que le mot doive être immédiatement transformé en concept.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’Ancien Testament donne au pain une place majeure : “pain quotidien”, pain des pauvres, pain offert, pain de proposition. Le pain représente la provision de Dieu et la dépendance du peuple : la manne nourrit au désert, rappelant que la vie est soutenue par Dieu jour après jour. La pensée hébraïque relie aussi pain et alliance : manger ensemble, c’est partager une communion, une paix. Le pain apparaît dans l’hospitalité : donner du pain, c’est accueillir. Il apparaît aussi dans la justice : priver quelqu’un de pain, c’est l’opprimer. Ce repère enrichit ἄρτος : le mot n’est pas seulement un aliment, il renvoie à la subsistance donnée, au partage, et à l’ordre social. Sans développer un rite précis, l’arrière‑plan biblique rappelle que le pain est un signe de fidélité de Dieu : il nourrit. Il rappelle aussi la fragilité humaine : on a besoin de pain. Ainsi, ἄρτος se comprend dans un univers où la vie quotidienne et la relation à Dieu se rencontrent : recevoir, rendre grâce, partager, ne pas retenir injustement. Le mot devient une fenêtre sur la dépendance, la communion, et la justice, enracinées dans une réalité simple.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, “pain” peut sembler banal, presque insignifiant. Le contresens est de perdre la densité de l’aliment de base dans un monde où l’abondance est fréquente. ἄρτος rappelle une réalité : le pain représente la subsistance quotidienne, la nourriture qui soutient. Un autre contresens serait de sur‑symboliser chaque occurrence, comme si “pain” devait toujours porter un sens théologique explicite. Le mot, d’abord, nomme une réalité simple, et cette simplicité est précisément ce qui enrichit la compréhension : la Bible parle de la vie réelle. La clarification utile est de lire le mot comme un repère de dépendance et de partage : le pain se reçoit, se prépare, se rompt, se distribue. Pour un prédicateur, cela nourrit la compréhension du “sens profond” : ce que nous appelons “ordinaire” est, bibliquement, un lieu de vérité. Comprendre ἄρτος aide à percevoir la dimension communautaire : manger du pain, c’est souvent être à table avec d’autres. Enfin, le mot rappelle que le texte biblique s’appuie sur des réalités élémentaires pour former la pensée : nourriture, manque, provision, partage. Ce réalisme donne au mot sa profondeur.

Courte description — (aide remplissage)

Le pain : besoin réel, mais aussi signe de la provision de Dieu (multiplications). (Mt 14,17–21)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mt 14, le pain est peu (cinq pains) mais devient abondant par Jésus : cela manifeste sa compassion et son autorité. Plus largement, le pain peut pointer vers la dépendance quotidienne (“Donne-nous aujourd’hui notre pain”, Mt 6,11) et vers la communion (Dernier repas).

Pièges lexicaux

Ne pas sur-symboliser chaque mention : parfois c’est juste de la nourriture. Mais dans les multiplications, le pain est clairement un signe de compassion et de provision. Éviter les interprétations spéculatives : rester sur l’intention du passage.

Usage biblique (mini)

Pain au sens littéral (nourriture). Souvent lié à la provision de Dieu et, dans certains contextes, à des signes messianiques et à la communion.

Antonymes / contrastes (FR)

famine, manque (image)

Synonymes / proches (FR)

pain, nourriture (selon contexte)

À ne pas confondre avec…

ζύμη — levain (autre image) ; τροφή — nourriture (terme plus général)

Testament
Nouveau Testament
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Nom
Code ACHL
Prononciation — (aide remplissage)

ar-tos

Translit. — NOYAU

artos

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : pain au sens strictement matériel (nourriture, repas) ; Option B : pain comme signe/acte communautaire (rompre le pain). Le co-texte d’Actes tranche par les verbes (manger, rompre, donner) et par la scène (maison, repas, voyage) : on parle d’un acte concret, pas d’un symbole détaché. Ne pas importer automatiquement les usages des Évangiles si Actes décrit simplement un repas. Règle : suivre l’action immédiate et l’objet (pain partagé, nourriture) pour garder le sens du passage ; si un cadre liturgique est explicite, le noter sans le surinterpréter.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Ac 2,42.46 — “rompre le pain” : le co-texte (communion, repas, maison à maison) impose un cadre de table/communauté (nourriture partagée) avec dimension d’unité. - Ac 27,35 — “pain” : le co-texte (tempête, peur, encouragement, manger pour reprendre forces) impose une nourriture concrète pour survivre au voyage.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre nourriture/provision : “pain” renvoie au besoin concret, au repas, à la subsistance et au partage. Dans Actes, il apparaît dans des scènes de table (rompre le pain, manger) et décrit un acte réel qui porte la vie communautaire et la survie (voyage, hospitalité).