Pendant le repas, Jésus prend du pain, le bénit, le rompt et le donne : « Ceci est mon corps ». Il prend ensuite une coupe : tous en boivent, et il dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, répandu pour beaucoup ». Il annonce qu’il ne boira plus du fruit de la vigne jusqu’au royaume de Dieu. Après un cantique, ils sortent vers le mont des Oliviers.
- Le soir, Jésus vient avec les douze. - Pendant le repas, Jésus annonce : l’un de vous me livrera, celui qui mange avec moi. - Les disciples deviennent tristes et demandent l’un après l’autre : est-ce moi ? - Jésus répond : c’est l’un des douze, celui qui met la main au plat avec moi. - Il dit : le Fils de l’homme s’en va selon ce qui est écrit de lui, mais malheur à l’homme par qui il est livré; mieux vaudrait pour lui ne pas être né. - Pendant qu’ils mangent, Jésus prend du pain, bénit, rompt et le donne : « Prenez, ceci est mon corps ». - Il prend une coupe, rend grâces, la leur donne; ils en boivent tous. - Il dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour beaucoup ». - Il annonce qu’il ne boira plus du fruit de la vigne jusqu’au jour où il le boira nouveau dans le royaume de Dieu. - Après avoir chanté les cantiques, ils sortent vers le mont des Oliviers.
Interpréter la mort imminente : Jésus donne un signe d’alliance et de rédemption et oriente vers l’espérance du royaume.
- Pourquoi « un de vous me livrera » pendant le repas ? → Mettre en lumière la trahison au cœur de la communion. - Que signifie « sang de l’alliance… pour plusieurs » ? → Jésus interprète sa mort comme scellant une alliance, donnée pour autrui. - Pourquoi le chant et la sortie vers le mont des Oliviers ? → Transition liturgique et narrative vers la nuit de l’arrestation.
Les disciples partagent le repas sans mesurer pleinement l’imminence de la croix et la présence du traître. Le problème est la fragilité et l’aveuglement humain face au plan de Dieu. Le passage montre Jésus qui interprète sa mort et donne un repas-signe (corps/sang) pour fonder la foi en l’alliance scellée par lui.
Le Messie scelle la nouvelle alliance par son sang : Jésus offre sa vie pour beaucoup et institue un mémorial de sa mort et du royaume.
Ex 24,8; Jr 31,31–34; Mt 26,26–30; Lu 22,19–20; 1 Co 11,23–26
- Tristesse : « ils commencèrent à s’attrister ». - Trouble : chacun demande « est-ce moi ? » (inquiétude).
Avant : préparation de la Pâque. Après : annonce du reniement de Pierre, puis prière à Gethsémané (Mc 14,27–42).
- Répétition : « livrer » (trahison annoncée). - Répétition : tristesse + « est-ce moi ? » (examen). - Contraste : « selon ce qui est écrit » / « malheur à l’homme » (souveraineté + responsabilité). - Répétition : manger/boire (repas). - Formules : « ceci est mon corps », « ceci est mon sang ». - Répétition : alliance / pour beaucoup (portée). - Contraste : maintenant / jour du royaume (espérance).
- « livrer » : remettre Jésus aux ennemis. - « écrit » : accomplissement du plan annoncé par l’Écriture. - « corps » : Jésus donné pour les siens. - « sang » : vie versée, scellant l’alliance. - « alliance » : relation établie par Dieu, confirmée par le sacrifice. - « pour beaucoup » : portée de la mort de Jésus. - « royaume » : espérance future où Jésus boira de nouveau.
- Réduire la Cène à un symbole vague : Jésus lie pain/coupe à son corps et à son sang « de l’alliance ». - Chercher à identifier le traître comme intrigue : le point est la gravité du rejet au sein du cercle proche. - Oublier l’horizon : « je ne boirai plus… jusqu’à ce jour » (royaume).
La tension est la trahison au cœur du dernier repas. La visée est de révéler le sens de la mort de Jésus : son corps donné et son sang répandu inaugurent l’alliance; même dans la trahison, Jésus accomplit l’Écriture et oriente les siens vers le royaume à venir.
Repas du soir → annonce de la trahison → réaction des disciples → précision de Jésus + parole sur l’Écriture et le malheur du traître → geste sur le pain (corps) → geste sur la coupe (sang d’alliance) → promesse eschatologique (royaume) → chant → sortie vers le mont des Oliviers.
chambre haute; mont des Oliviers
Mc 14,22–26