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partir — ὑπάγω — hypagō

Sens (principal)

s’en aller; partir; se retirer

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

ὑπάγω signifie s’en aller, partir, se retirer ou aller vers une destination. Le verbe peut être très concret, mais il porte souvent une nuance de départ qui crée une distance. Il faut le distinguer d’un simple verbe de mouvement général : selon le contexte, ὑπάγω peut insister sur le fait de quitter une scène, d’aller ailleurs, ou d’entrer dans une trajectoire que les autres ne peuvent pas suivre immédiatement. Dans l’évangile de Jean, le verbe prend souvent une valeur relationnelle, car le départ de Jésus structure les discours d’adieu. Le sens dépend donc de la question : qui part ? d’où ? vers où ? et quel effet ce départ produit-il ? Le mot ne signifie pas seulement « voyager ». Il peut marquer une séparation, une transition, ou un déplacement lié à une mission. Le piège serait de le banaliser. Quand le contexte parle de recherche, impossibilité de suivre, retour ou accomplissement, le verbe devient une charnière narrative. ὑπάγω indique alors que le départ change la situation des interlocuteurs. Il aide à comprendre la tension entre présence, absence et attente.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’arrière-plan biblique donne souvent du poids aux départs. Abraham part, Israël sort d’Égypte, les prophètes sont envoyés, le serviteur suit un chemin. Partir n’est pas seulement changer de lieu ; cela peut être entrer dans une étape de vocation ou d’accomplissement. ὑπάγω peut résonner avec cette logique lorsque le contexte l’associe à la mission de Jésus ou au chemin du disciple. Il faut cependant rester prudent : le verbe ne porte pas toujours une grande charge théologique. Il peut simplement dire que quelqu’un s’en va. Mais dans un discours d’adieu ou dans une scène où le départ crée une épreuve de foi, l’arrière-plan biblique aide à comprendre que l’absence visible n’annule pas l’action de Dieu. Le peuple de Dieu apprend souvent à vivre entre promesse et accomplissement, présence et attente. Le départ peut donc devenir un lieu de confiance : la parole donnée demeure même quand la personne n’est plus visible. ὑπάγω, dans ce cadre, aide à lire la dynamique du chemin : quitter, aller vers, accomplir, puis laisser les autres vivre à partir de la parole reçue.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne peut entendre « partir » comme un simple déplacement logistique. ὑπάγω invite à vérifier si le passage parle seulement d’un mouvement ou d’une séparation plus profonde. Dans certains textes, le départ modifie la relation : celui qui part ne sera plus accessible de la même manière, et ceux qui restent doivent comprendre ce que ce départ signifie. Le contresens serait de réduire le mot à « aller quelque part » quand le contexte parle d’absence, de recherche ou d’impossibilité de suivre. À l’inverse, il ne faut pas surcharger le verbe si le passage est simplement narratif. La bonne méthode consiste à observer la trajectoire : d’où part-on, vers quoi, et avec quelles conséquences ? Dans Jean, le départ de Jésus n’est pas un voyage ordinaire ; il est lié à sa mission et à la préparation des disciples. Pour un lecteur occidental, cela aide à distinguer mouvement et vocation. ὑπάγω peut décrire un départ qui ouvre une nouvelle étape, où la présence visible cède la place à la parole, à l’attente et à la fidélité.

Courte description — (aide remplissage)

Verbe de départ : s’en aller / se retirer; chez Jean, souvent utilisé pour le départ de Jésus.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Jn 13,33, Jésus annonce son départ : il s’en va là où les disciples ne peuvent pas venir “maintenant”. Le verbe exprime le mouvement de retrait qui crée la séparation.

Pièges lexicaux

Ne pas confondre avec un verbe de capacité (“pouvoir”). Ici c’est le départ, et la limitation est indiquée par “ne pouvez pas venir”.

Usage biblique (mini)

Chez Jean, ce verbe sert souvent pour “s’en aller” (départ de Jésus vers le Père) et structure les discours d’adieu.

Antonymes / contrastes (FR)

venir; rester; demeurer

Synonymes / proches (FR)

partir; s’en aller; se retirer

À ne pas confondre avec…

poreuomai (aller) : hypagō peut avoir nuance de retrait/départ

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

partir

Versets clés (liste)

Jn 13,33

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G5217

Lemme / racine (optionnel)

ὑπάγω

Prononciation — (aide remplissage)

hypagō (hu-pa-gô)

Translit. — NOYAU

hypagō

Vérifiable
Champs sémantiques
Narratif
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le verbe exprime un départ. Ici, l’indice est l’annonce de séparation (« encore un peu de temps… vous me chercherez ») et la limitation (« vous ne pouvez pas venir maintenant »). Donc il s’agit du départ de Jésus, pas d’un simple déplacement neutre. Le co-texte (discours d’adieu) fait porter au verbe une valeur relationnelle : l’absence imminente. On évite de confondre avec un verbe de “pouvoir” : l’impossibilité est exprimée ailleurs, tandis qu’ici c’est le départ lui-même. Le sens retenu : s’en aller/partir dans le cadre du départ salvifique de Jésus.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- ὑπάγω signifie partir, s’en aller, aller vers une destination. La nuance dépend de la direction indiquée et de la relation entre celui qui part et ceux qui restent. - Miroir technique : dans les discours de Jésus, le verbe peut prendre une nuance de départ vers le Père ou de retrait qui crée une absence provisoire; dans des récits plus ordinaires, il peut simplement marquer un déplacement. L’indice principal est le complément de lieu ou la parole qui suit : “où je vais”, “vous ne pouvez pas venir”, mission confiée, ou simple mouvement. - Pour les péricopes liées, éviter de traduire automatiquement par “mourir” ou “partir au ciel”. Le verbe dit d’abord le départ; le contexte seul précise s’il s’agit d’un déplacement, d’un retrait, d’une mission ou d’un départ pascal.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre de trajet et de séparation relationnelle : un départ qui crée une absence. Dans ce passage, il sert à annoncer la transition vers la passion et l’absence visible de Jésus.